UNE AMIE M'A RACONTE SON REVEIL

par Auguste et Muse


Elle s’était réveillée comme à regrets. Il est vrai qu’il était très tôt. Elle avait dans le corps une impression bizarre. Elle sentait son bas-ventre anesthésié. Il lui semblait qu’elle avait fait l’amour toute la nuit. Comme au temps où...

Elle était pourtant seule ! Elle se sentait couler. Elle passa sa main sur son ventre. Il était douloureux. Sa main glissa sur sa toison courte, bien taillée. Elle frissonna.

La main continua à glisser. Elle sentait entre son majeur et son annulaire le gonflement de son clitoris. Mais... la sensation de ses doigts lui laissait un impression de vécu... le bout des doigts frôla ses lèvres. Mais elles étaient ouvertes ! Des pétales d’orchidée ! Elle était moite, très moite.

Elle plaqua sa main sur son sexe. C’était une caresse et une brûlure. Son bassin se tendit, ses reins se creusèrent. Son index glissa, elle était béante. Sa grotte avait accueilli ... mais non. Personne n’était à côté d’elle.

Son doigt s’immobilisa, petit pénis dérisoire par rapport à l’entrée de sa grotte aux merveilles. Elle avait beau chercher dans sa mémoire, elle avait dormi seule. Hier soir elle était rentrée tard mais seule !

Ce n’était pas le repas entre copines qui avaient pu l’émoustiller à ce point.

Sa main reprit vie. Elle frottait la paume de sa main sur ses lèvres ouvertes. Le majeur avait remplacé l’index. Il était profondément entré. Sa paume comprimait son clitoris. Elle le sentait dur. Elle le sentait hypersensible. Presque une torture.

Elle resta quelques instants, quelques minutes à jouer de sa main. Pas la caresse de la masturbation qui cherche l’orgasme. La main qui se contente de donner vie, de maintenir vie à son sexe. Le radio réveil se fit entendre. Elle repoussa la couette, s’assit sur le lit. Entres ses jambes, le drap rose était humide. Elle sourit à cette image.

Elle se dirigea vers la douche. L’eau chaude ruissela sur son corps. Ses seins étaient lourds, les tétons bien gonflés. Le jet se dirigea vers son entrejambe. D’une main elle tenait ses lèvres écartelées, de l’autre, elle aspergeait avec la douchette son intimité. Elle laissa couler l’eau un grand moment. La caresse était agréable. Presque jouissive.

Pourtant, elle ne voulait pas se donner plus de plaisir. Elle avait envie de rester dans l’intrigue de ce plaisir qu’elle avait sans doute eue pendant son sommeil.

Il fallait aller travailler ! Elle enfila ses vêtements. C’était vendredi, son jour du jean. Elle but rapidement un café. Elle fonça au travail. Elle avait un gros rapport à mettre en forme. Chaque mot comptait. Il fallait faire attention aux tournures de phrases.

Il y en allait de la vie d’une famille. Assise, elle se sentait à l’étroit dans son jean, comprimée, presque étouffée. Quand elle bougeait, la ficelle du string entrait dans son intimité. Elle se surprit à plusieurs reprises en train de se tortiller. Un plaisir, une envie de plaisir. Que lui arrivait-il ?

Le téléphone sonna. Elle décrocha. Une voix connue, chaude, douce, sensuelle, presque riante, lui parlait, s’enquérissait de sa santé. Elle se surprit à raconter son réveil, comparant son état à l’érection matinale des hommes.

Son interlocuteur entra dans le jeu de la conversation. Elle sentait ses mains sur son corps, sur ses seins, sur ses fesses. Elle avait envie ! Envie de sentir la verge de son interlocuteur. Il parlait à voix basse, presque inaudible, comme si les mots qu’il prononçait ne devaient pas aller plus loin que son oreille interne.

Cependant, elle sentait la mélodie de sa voix descendre dans ses entrailles. Putain de jean ! Putain de rapport ! Elle était entre deux mondes. Entre le monde des plaisirs et le monde sordide du travail.

Elle disait ce qu’elle ressentait, à voix haute, à voix claire, à voix posée. Elle sentait son visage pourpre. Elle avait chaud. Elle bomba le torse pour se donner un peu d’air. Elle sentit le bouton du haut de son chemisier lâcher. Un peu d’air frais sur la naissance des seins.

Elle parlait. Il chuchotait.

Son téléphone bipa.

« Je viens chercher le rapport dans cinq minutes ! »


II. Muse

Pendant qu'elle lui parlait.....

Il l’écoutait, avec intérêt, l’encourageant de sa voix à exprimer le plaisir encore chaud qui vivait en elle, en même temps là il fermait les yeux et sentait monter en lui la pression dans son bas ventre. Quelques petits tressaillements lui firent comprendre qu’il ne restait pas insensible à la description qu’elle lui faisait. Il aurait aimé découvrir les endroits de ce corps gonflés par le sommeil, chauds à son réveil. L’entendre stimulait son plaisir. Il avait une soudaine envie de se caresser.

Sa verge se redressait, chaque mot, chaque sensation décrite ressemblait à un coup d’éperon, il sentait lui aussi la chaleur l’envahir, au son de ses paroles qui s’adoucissaient pour ne plus que devenir un murmure, son pénis devenait de plus en plus gros. Malgré l’épaisseur de son pantalon sa main se referma sur sa verge tendue et ferme.

Il replia ses doigts pour essayer de se contenir. Rien à faire, au fur et à mesure que la discussion avançait, l’envie devenait plus forte. Deux de ses doigts suffirent pour faire sauter les boutons de braguette.

Quel soulagement déjà, il lui restait encore à la prendre en main. L’enveloppant de ses doigts il se mis à masser son pénis, puis doucement le caresser sur toute sa longueur il sentait la chaleur de sa main entourer son membre.

Il continuait de murmurer au téléphone, elle continuait de parler, de décrire. Naturellement d’un mouvement constant, d’avant en arrière, il compensait le rapport sexuel. Va et vient, semblable à une pénétration vaginale, il continuait son geste par des mouvements plus vigoureux. La pression des caresses augmentait son excitation.

Il jouait avec les images que lui renvoyait la discussion, il s’imaginait, il avait son plaisir en main, il ralentit le rythme, ne souhaitant pas jouir de suite

Ils jouaient aussi avec leurs mots, lui jouait avec sa main. Il maîtrisait son émotion. Il ne voulait pas qu’elle sache. Il lui répondait de temps en temps, mais il sentit sa main plus rapide encore, elle accélérait, il pressa sa verge, et approcha de l’orgasme.

Elle avait raccroché.

Laissant ses pulsions agir, l’extrémité de sa verge vint se poser au milieu de son autre main, poing à demi fermé. Des contractions involontaires venaient à point. Il n’était plus maître de ses sensations, il ne pouvait que se réjouir, il allait jouir. Il s’abandonnait alors à son propre plaisir qui embrasait tout son corps et brusquement au fond de sa main, la décharge de ses tensions venait de jaillir

Il était alors détendu et calmé jusqu'au prochain désir, jusqu’au prochain plaisir....

15/10/05



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