LE REFUGE

par AUGUSTE



Le matin, nous avions prévenu le refuge de notre arrivée. Le gardien, un ami, nous avait dit que l'ancien refuge était libre, que nous y serions plus tranquilles car, dans le nouveau, il y avait un groupe de randonneurs.

Nous avions pris un bon bain bien chaud, enfilé nos combinaisons de montagne, rempli les sacs à dos de victuailles et du nécessaire pour deux nuits.

La montée avait été assez longue, dans la neige glacée. Le vent était froid. Mais le soleil était radieux. Nous arrivâmes comme prévu sur le coup des 16 heures. En route, nous avions grignoté quelques barres de céréales. La faim était là.



Le refuge était dans un cirque blanc, immaculé. Le soleil dardait encore quelques rayons sur le bâtiment. Plus loin, dans ce cirque, le nouveau refuge était déjà dans l'ombre. La porte était ouverte.

La réserve de bois était bien pleine. Les sacs à dos posés, je pris quelques brindilles et bouts de bois et allumait le feu. Bientôt une agréable odeur de bois brûlé se répandit dans la pièce.

La chaleur montait vite, pas encore suffisante pour se dévêtir, mais suffisante, pour commencer à être bien. La partie couchage se situait en mezzanine. Du coffre, nous retirâmes des matelas, des couvertures. Nous installâmes tout cela pour nous ménager une alcôve plutôt douillette.



La flambée s'était transformée en bon brasier. Il commençait à faire vraiment bon. Tu avais quitté ta combinaison de montagne. Tu étais en pull et pantalon de velours. Je voyais ta silhouette élancée, la courbure de ton dos, la forme rebondie de tes fesses, la rotondité de tes seins.

Tu avais détaché tes cheveux. La lumière du feu donnait à ta blondeur des reflets changeants. Dieu! Que tu étais belle! Ta voix était douce, presque caressante. Nous étions hors du temps, hors du monde. Je fis chauffer un peu d'eau pour un thé. Tu avais remonté un peu tes manches. Je voyais la peau de tes bras encore hâlée par nos ballades en mer, aux Canaries, il y avait quelques semaines.



Notre repas avalé, le thé bu, je pris ta main, elle était douce, elle était chaude. J'y déposais un baiser, puis un autre, sur le dos, puis dans le creux. Mes baisers remontèrent sur ton poignet, jusqu'au pli du coude. Tu fermas les yeux. Tu étais bien.

Je te serrais fort contre moi. Tu posas la tête sur mon épaule. Le mouvement suivant fut pour déposer un baiser sur tes lèvres. Ta bouche était douce et ferme, ta langue vive. Nos souffles se mélangèrent.

Une main se glissa sous ton pull, la tienne dans mon dos, sous la ceinture du pantalon. Ta peau était chaude. Je sentais ton odeur de femme mêlée à l'odeur du bois en flammes. J'emprisonnais tes seins dans mes mains. Tu avais les tiennes sur mes fesses.

Nos regards étaient plongés l'un dans l'autre. J'y voyais l'abandon et le désir.

Lentement, je fis glisser ton pull. Je déposais quelques baisers sur ton ventre. Je dégrafais ton soutien-gorge.

Tes deux seins, libérés, se nichèrent dans mes mains. Un téton se retrouva entre mes lèvres. Tes mains n'étaient pas en reste. Tu m'avais ôté le haut. Maintenant, tu t'acharnais à défaire mon pantalon.

Je me retrouvais les pieds entravés.

Une de tes mains se colla sur mon entrejambe. Tu massais doucement mais fermement ma verge et mes testicules dans leur écrin. Ton pantalon avait glissé comme par enchantement. Mes mains étaient sur tes fesses, les massant, les écartant...



Combien de temps jouâmes-nous avec nos mains? Je n'en sais rien. Je sais que je me réveillais bien longtemps après dans tes bras, dans ton sac de couchage, sous un tas de couvertures. Le feu était presque éteint. A travers la lucarne, la lune éclairait le refuge. Comme bruit, seul le vent.



Tu étais toute chaude, toute alanguie, toute endormie. Ton souffle était régulier. Je sentais les battements de ton coeur contre mon torse. Tes lèvres étaient légèrement entrouvertes, laissant voir tes belles dents blanches. C'était un magnifique sourire. J'étais au spectacle. Le spectacle de ma bien-aimée. Le spectacle de mon Ange endormi.

Que tu étais belle! Je t'aimais!

OOOOO



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