UN PARFUM D'YLANG YLANG

par Francis


Lorsque je me suis éveillé, j'étais allongé sur le dos, bras et jambes attachés, dans une pièce où régnait une douce pénombre. Un puissant parfum d'ylang-ylang flottait dans l'atmosphère. Je me sentais étourdi, incapable de me souvenir de ce qui avait bien pu m'amener ici. J'essayai vainement de me libérer, mais je n'arrivai qu'à resserrer un peu plus les liens qui m'entravaient.

Lorsque mes yeux se furent habitués à la faible lumière de la pièce, je constatais qu'il s'agissait d'une vaste chambre, dont les rideaux étaient entrouverts. Je me trouvais au pied d'un grand lit à baldaquin, sans doute sur un épais tapis. J'ai relevé la tête, pour me rendre compte que j'étais nu, à l'exception d'un bustier en dentelle noire, un porte-jarretelles et des bas noirs également, ainsi que des escarpins à talon aiguille.

A chaque mouvement, le délicat frottement du Nylon sur mes jambes me procurait une très agréable sensation, qui me faisait frissonner. Je portais également un string de satin noir, très tendu sur mes hanches, qui comprimait mes testicules mais laissait mon sexe libre. J'adore les sous-vêtements féminins, il m'arrive souvent d'en porter, de m'admirer dans le miroir, et de me caresser à travers les tissus fins et soyeux.

Cela provoque invariablement chez moi une érection, ainsi qu'une étrange sensation à la vue de ce corps presque féminin pourvu d'une verge dressée. Dans la position où je me trouvais, je ne pouvais bien sûr pas me caresser, mais au simple contact de la douce lingerie contre ma peau, mon imagination se mit à vagabonder, et ma verge se mit à gonfler doucement, par petits mouvements saccadés.

J'ignore combien de temps de suis resté ainsi, mais je m'étais résigné à mon sort, sans même penser à crier, totalement offert à n'importe quel visiteur. Cette idée d'ailleurs m'excitait et mon souffle se faisait plus rapide.

Un faible grincement m'annonça qu'une porte s'ouvrait. Il s'écoula encore de longues minutes, sans aucun bruit. Le lourd parfum se fit plus présent. Mon cœur se mit à battre plus vite, et je ressentis une sensation de sueur froide sur mon front. Pourtant rien ne bougeait, mais je discernais maintenant une présence. Puis je perçus un pas, accompagné d'un crissement de tissu. Puis un autre. Puis plus rien. Toujours aucun mouvement dans mon champ visuel.

Soudain, Elle est apparue, devant moi, dans la faible lumière du rideau entrouvert. Belle. Magnifique. Maléfique. Malgré la pénombre, elle portait de petites lunettes noires rondes, ses cheveux noirs et lisses étaient coiffés en carré court et pendaient en pointe sur ses joues. Seule touche de couleur, ses lèvres charnues et gourmandes portaient un rouge éclatant et brillant.

Elle portait un bustier à balconnet en dentelle noire boutonné sur le devant, les premiers boutons étaient ouverts et laissaient entrevoir par moment ses seins qui visiblement ne demandaient aucun maintien. Elle avait une jupe plissée courte très légère, noire également. Et elle étaient perchée sur d'interminables talons aiguilles, qui donnaient à tout son corps une fière cambrure. Ses jambes étaient gainées de Nylon noir.

Elle me fixait sans bouger, seul son bassin ondulait lentement, donnant à sa jupe un mouvement sensuel. Il me semblait sentir le léger tissu caresser mon visage à chaque ondulation. Tout mon corps était parcouru d'une sensation électrique. Mon cœur palpitait et je respirais bruyamment. Elle s'approcha enfin, posant ses pieds de part et d'autre de mon visage, les jambes largement écartées, son bassin ondulant toujours.

Je devinais à présent qu'elle portait des bas, accrochés très haut à des jarretelles noires tendues. Elle portait également une culotte noire d'aspect satiné, épousant la forme de son sexe. Ce spectacle m'excitait terriblement, mon sexe palpitait et se dressait vers Elle. Je me tortillais sur place dans l'espoir de toucher de mes lèvres ses escarpins ou ses chevilles. Mes mouvements provoquaient un léger frottement de mes propres jarretelles sur les cuisses, ce qui augmentait mon désir.

D'un mouvement lent, elle fit glisser ses mains sur ces cuisses, retroussant du même coup sa jupe. Puis les redescendit tout aussi lentement. Puis recommença. Elle avait rejeté la tête en arrière, cambrant encore plus ses reins, faisant saillir ses seins. De sa main droite, elle entreprit de se caresser l'entrecuisse, amplifiant les mouvements de son bassin. Son majeur pénétrait de plus en plus profondément entre ses lèvres gonflées, à travers le tissu soyeux de son slip. Haletant, j'essayai de me libérer pour enfouir ma tête entre ces cuisses offertes, mais je restai cloué au sol, poignets et chevilles endoloris.

Elle s'accroupit, soudain et s'assit, sur mon visage, saisissant ma tête à deux mains. Elle se mit à frotter en cadence son sexe sur ma bouche. Le satin moite caressait mes lèvres et je respirais son parfum intime mêlé d'ylang-ylang. Mon corps tout entier se tendait vers son sexe. Je sentais le Nylon gainant ses cuisses frotter mes joues dans un crissement voluptueux. Mon esprit était en feu et mes sens enflammés. De ma langue bandée j'écartai le tissu de son slip, et je l'enfouissais entre ses lèvreschaudes et humides, buvant à longs traits le nectar de son sexe. J'étais au paradis, j'aurais voulu que ce moment s'éternise, j'aurais pu ainsi lécher et caresser la vulve de cette inconnue des heures entières. Mon sexe palpitait et appelait la caresse.

Lorsque l'inconnue, dans un mouvement plus appuyé de son bassin sur ma bouche, crispa ses ongles dans mes cheveux, et laissa éclater son plaisir, je savourai ses soupirs de volupté comme si j'avais moi-même joui. Je ressentais un immense bonheur mêlé de plaisir inassouvi. C'était pour moi une jouissance cérébrale, un plaisir de l'esprit mais aussi un déchaînement de tous mes sens.

Elle se leva au bout d'un long moment, ses sens apaisés, et disparut comme elle était venue, dans un crissement de Nylon, me laissant dans un état de merveilleuse frustration.

Quand reviendrait-elle ? Je ne l'ai jamais revue...



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