LA VENUS DE PAPIER

par Minette31


Comme tous les matins, Julien se hâte un peu pour ne pas rater le métro; jamais en avance, il aime un peu l’urgence, ça le réveille totalement!

Il est perdu dans ses pensées, en pleine création en ce moment, il est en train de boucler le troisième tome de sa nouvelle BD.

Julien est dessinateur, une passion qui remonte à l’enfance quand il avait toujours un crayon à la main pour caricaturer tout le monde.

Son pseudo, « le renard » comme l’appelait si souvent son grand-père.

Depuis bientôt sept ans il fait vivre sous la pointe de son crayon une héroïne de BD érotico-policière: Carla, très belle détective trentenaire pulpeuse à souhait.

Il arpente le trottoir de la grande ville où il habite, qui à cette heure de pointe est noir de monde.

Il sort juste de sa rêverie pour voir un jeune garçon, poussé par la foule, glisser en bas du trottoir.

Julien a juste le temps de le saisir pour éviter que le bus le renverse!

Oh!surprise! le jeune garçon est un homme de petite taille, plutôt mûr, avec de drôles d’oreilles pointues.

Le petit homme le regarde, lui sourit et lui fait un clin d’œil.

Bizarrement Julien est envahit de fourmillements de haut en bas, sensation qui n’est pas désagréable.

Puis l’homme disparrait dans la foule.

Le métro, le boulot...La journée se déroule de façon bien quelconque, il est déjà l’heure de rentrer, le temps passe si vite lorsqu’il crée!

19 heures, le métro est encore bondé, il arrive chez lui, l’appartement est si vide depuis que Lucy est partie il y a presque un an.

Partie avec son prof de fitness, ça n’arrive pas que dans les films!

Il se précipite sous la douche et pense à l’incident du matin…quelle sensation étrange quand le petit homme lui a fait le clin d’œil!

Presque érotique en fait, électrique et agréable.

Il se sèche vite pris par l’envie de dessiner l’homme sur sa planche à dessin!

Il essaie de dessiner son visage: plutôt rond, le nez assez fort et busqué, la bouche fine et serrée, les oreilles pointues, et les yeux, si étranges, si noirs!

Il a encore envie de dessiner ce soir.

Se sentant inspiré, il décide de passer à la couverture du livre.

Dessiner Carla, il y prend un plaisir presque sensuel, son visage à l’ovale parfait, ses longs cheveux noirs ondulés, ses yeux verts en amande presque comme un chat, son nez long et fin et cette bouche si pulpeuse, toujours entrouverte, son cou gracile, ses belles épaules, un buste à faire rêver toutes les femmes et craquer bien des hommes!

Un bon 95D fièrement dressé en forme de poires, un ventre plat, de longues jambes, des cuisses galbées, des fesses cambrées souhait.

Le crayon de Julien glisse sensuellement dessinant le contour de ses hanches larges de méditerranéenne.

Elle est vêtue d’un tailleur moulant gris anthracite, la jupe fendue sur le côté laisse voir l’attache du porte-jarretelles et la naissance du bas résille. Son pubis est épilé en ticket de métro, sa peau est mate et satinée.

Le décolleté est plongeant et la veste si serrée quelle fait gonfler les seins en accentuant le sillon au milieu où un long pendentif en argent viens s’y perdre.

Elle est chaussée de hautes bottes de cuir noir à talons fins

Julien est en train de dessiner la fine résille des bas lorsqu’il ressent une impression de chaleur dans son bas ventre et son sexe se tend légèrement.

Ce n’est pas la première fois qu’il bande quand il dessine Carla, elle est la femme faite femme, une beauté parfaite, légèrement irréelle.

A peine a---il fini, de la dessiner, qu’une lassitude inhabituelle le surprend, il pose son bras sur la table et ne peut lutter contre la torpeur qui l’envahit, il pose sa tête sur son avant bras et tombe dans un profond sommeil….

Il est réveillé soudainement par un éclair de lumière suivit d’un bruit comme un bouchon de champagne qui saute.

Surpris il ouvre les yeux.

Elle est là, devant lui, la belle Carla dans toute sa splendeur.

Il se frotte les yeux, regarde autour de lui, non, il ne rêve pas, elle est bien là, Carla, son fantasme, de chair et de sang devant lui!

Elle ne lui laisse pas le temps de poser de questions, lorsqu’il commence à ouvrir la bouche et à bredouiller, elle lui pose son index dessus pour le faire taire.

Alors persuadé de rêver, il ne veut pas perdre de temps de peur de se réveiller trop tôt; il joue le jeu et se saisit tout doucement de cette main dont il connaît les moindres détails.

Il embrasse la paume et remonte vers le poignet où pointe une odeur subtile celle d’Organza son parfum, dont le flacon est posé sur une étagère chez elle dans le décor qui a imaginé pour elle.

Il sait ce qu’elle aime, il sait ce qu’elle attend…

Alors Julien se lève et la prend contre lui.

Elle est presque aussi grande que lui avec ses haut talons.

Il prend son menton entre le pouce et l’index la regarde dans les yeux.

Elle lui sourit comme si elle le connaissait depuis toujours.

Sans le quitter des yeux, elle défait les boutons de la veste de son tailleur.

Il bande déjà, très dur, sa peau est si douce, ses yeux pailletés d’or et sa bouche entrouverte est un véritable appel au baiser.

La veste s’ouvre, laissant voir un magnifique soutien-gorge bustier noir brodé de blanc

Un fin laçage en zig-zag ferme le devant.

Il la regarde; ses seins tellement gonflés vont finir par s’échapper de leur prison de dentelle.

Il se souvient du plaisir qu’il a pris à dessiner cette dentelle et se fin laçage qui le sépare de ce divin plaisir.

Sa respiration s’accélère, les doigts tremblants, il défait le lien de satin, lentement, savourant chaque millimètre de peau qu’il découvre.

De ses deux mains, il passe sous le bustier entrouvert, caresse doucement, ses mains se rejoignant dans le dos.

Les seins sont encore tenus, de ses deux pouces il passe sous le fin tissu et les libère enfin…

Les bretelles glissent sur les épaules et le bustier tombe sur le sol.

Il se recule pour mieux la regarder. Dieu qu’elle est belle, les tétons sont érigés, ces doux tétons qu’il a dessiné de la pointe de son crayon, ils sont là , devant lui.

Il est paralysé, elle se saisit de sa tête entre ses deux mains et la descend contre sa poitrine.

Il prend le téton dans sa bouche et l’aspire doucement, se saisissant de l’autre entre le pouce et l’index le faisant tourner délicatement.

Elle gémit légèrement sous la caresse.

Ses seins lui font tourner la tête, bon sang comme il la désire, s’il s’écoutait, il la pousserait contre la table de dessin et la prendrait là, où elle est née, sauvagement.

Pourvu qu’il ne se réveille pas encore…

Julien l’ embrasse partout , parcourant son corps de sa bouche brûlante, tantôt des lèvres, tantôt de la langue, remontant de sa poitrine au creux son cou, sous l’oreille, aspirant le lobe comme une gourmandise, remontant derrière, à la naissance des cheveux.

Ses doigts ne se lassent pas de sa peau, ses narines palpitent s’enivrant de son odeur de femme.

Il veut toujours plus, dégraffant la jupe si étroite qu’il doit insister pour qu’elle glisse sur ses hanches.

Il n’est pas surpris de voir qu’elle est juste vêtue du porte-jarretelles et des bas, pas le moindre bout de tissu qui ne vient interférer entre son regard et son pubis.

Elle est là devant lui comme il l’a faite sans culotte, comme dans ses désirs les plus fous!

Julien tend les doigts vers ce sexe, il veut sentir la douceur des poils qu’il s’est attardé dessiner, fin et soyeux comme il en rêvait.

Il la pousse contre la table pour qu’elle s’y adosse.

Clara pose le pied sur le tabouret s’offre à lui dans une pose impudique et si excitante.

Fou de désir, il s’agenouille et entrouvre de ses doigts les lèvres corail du sexe de sa belle.

Il la respire voulant s’imprégner à jamais de son délicat parfum et ne plus jamais l’oublier.

Et puis sa bouche vient enfin se plaquer tout contre cet abricot déjà si juteux.

Sa langue avide passe de l’entrée divine au clito si gonflé.

La douce gémit, et se cambre légèrement.

De ses lèvres et de sa langue réunis il l’aspire, le suçant comme un mini pénis.

Les jambes de Clara tremblent, Julien gémit en la caressant il pourrait jouir de la déguster, il doit se méfier.

Il entre un doigt en elle le faisant aller et venir, tourner sans cesser de la lécher, puis il en rentre un deuxième , la belle pousse un petit râle de plaisir, son bassin entame une danse folle, il roule ondule sous la bouche qui accélère les caresses.

« Ouiiii encore, fais moi jouïr, je le veux , ohhhh encore, oui comme ça, je viens, je jouis, ouiiiiii…. »

Le plaisir la saisit, un énorme spasme la secoue, elle crie des mots sans suite, des mots d’amour et d’abandon.

Julien se redresse et la prends tendrement dans ses bras.

Leurs bouches se cherchent, leurs langues se trouvent, s’enchevêtrent, doucement d’abord puis avidement encore, elle reconnaît son goût dans la bouche de Julien et elle a envie de connaître le sien.

Sans cesser de l’embrasser, elle descend agaçant les tétons au passage, Julien gémit déjà du plaisir qu’elle va lui donner.

La coquine le fait languir, déposant moult baisers sur son torse, sur son ventre, mille papillons annonciateurs des merveilleux délices à venir.

Elle se glisse enfin jusqu’à son sexe, le faisant frémir en l’embrassant tout autour.

Il bande comme jamais, son sexe en est presque douloureux, il se tend encore plus vers cette bouche gourmande.

Il ne tient plus dans un gémissement il se saisit doucement de la tête de Clara pour l’amener sur son sexe; elle y dépose encore de ces jolis petis baisers dont elle a le secret, sa langue douce comme du velours s’enroule autour de son gland, puis enfin, il sent la belle bouche s’entrouvrir pour engouffrer son sexe jusqu’à la garde.

Il se cambre dans un cri de plaisir, sa vision est troublée sous la force des sensations.

Il gémit comme un petit animal, elle varie les caresses passant de son sexe à ses bourses, de sa langue ou de ses doigts, caressant, léchant, pressant ,aspirant, agaçant le scrotum de ses ongles.

Elle est diaboliquement précise dans ses caresses et sait arrêter lorsqu’il le faut.

Elle remonte, le caressant de tout son corps, pressant ses seins contre son sexe contre ses cuisses, contre son torse; elle est devant puis derrière, massant le dos de ses seins caressant ses fesses de son pubis.

Sa langue lèche par petits coups la surface entière du corps de Julien, elle est contre ses fesses, les écarte, la langue s’insinue entre ses lobes musclés, sous le plaisir il se penche en avant, jamais on lui avait fait telle caresse, il retient sa respiration, il sent la langue de Clara aller de l’avant jusqu’à ce que la pointe de sa langue entre en contact avec son étoile.

Et là il pousse un cri, il se penche un peu plus c’est trop bon, il en veut encore…

La langue monte et descend s’écrasant contre son anus, essayant de s’insinuer un peu plus loin, c’est bon, c’est chaud, elle apprécie la coquine, elle gémit aussi…

Il la veut, il faut qu’il la possède, qu’il la fasse jouïr sous ses coups de boutoir.

Il se retourne l’attire à lui et lui murmure « je te veux ma belle ».

Elle lui sourit les yeux voilés par le désir et lui dit « prends moi mon amour »

Tétanisé, il se saisit de ses hanches, son sexe suit le sillon brillant entre ses belles fesses et comme s’il connaissait parfaitement le chemin, sans précaution s’engouffre enfin en elle.

Il ne sont que cris et gémissements, belle mélodie du plaisir ressentis mélés de mots qui n’ont ni queue ni tête, il la possède comme si c’était la dernière fois, vigoureusement mais amoureusement.

De sa main il lui caresse le clito au rythme de son pilonnage, il sent les spasmes de son sexe, elle joue à le serrer , le desserrer, il va bientôt venir, il voudrait tant que son plaisir la submerge avant, il accélère, les spasmes sont moins réguliers, moins préparés, elle se cambre, se creusant les reins allant plaquer ses fesses contre son pubis, elle jouit la belle, il peut enfin se laisser aller…

« aaaagggggrrrrr...ooohhhh... Ouiiiii »

Ils crient leur jouissance de concert, s’envolant ensemble vers ce pays fait d’étoiles de soleil et d’arc en ciel connus seul des amants passionnés.

Tendrement il s’enlacent, il l‘accompagne dans la salle de bain en se disant que maintenant il peut se réveiller!

Il va éteindre les lumières lançant un dernier regard au croquis qu’il a fait du drôle de petit homme, le dessin est maintenant souriant et l’œil droit est fermé en un clin d’œil mutin.

Dessous , en lettres d’or est écrit: « pour aujourd’hui et pour toujours…. »

Deux alliances anciennes sont déposées à côté...



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