NEIGE

par PHILIPPE


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Tout était calme dans la forêt; l'immense tapis blanc atténuait le moindre bruit. Pas une trace, l'impression d'un monde totalement vierge. La brume faisait flotter de légères ombres entre les arbres. Soudain une femme fut devant moi; je ne l'avais ni vue ni entendue venir. Elle était étrangement vêtue, d'un pantalon bouffant, d'une veste de fourrure serrée à la taille, chaussée de bottes et coiffée d'une chapka d'où émergeaient des boucles blondes. Elle me sourit et me prit la main pour l'inviter à la suivre. Ses pas ne laissaient aucune trace sur la neige. Arrivés à la lisière de la forêt je découvris un étrange spectacle: un traîneau attelé de trois chevaux bruns. Elle m'y fit monter et nous nous couvrîmes de chaudes couvertures.

Sans aucune intervention humaine l'attelage s'élança et prit le galop. Nous avions été transportés comme par magie dans un autre univers; le traîneau parcourait à grande allure une plaine qui rappelait la vaste steppe russe, la toundra infinie. Des bosquets de bouleaux confortaient cette impression. La nuit tomba et la lune éclairait ce mystérieux paysage. Puis nous entrâmes dans une forêt très sombre où les chevaux ne trouvaient leur chemin que grâce à des feux follets qui les précédaient sans cesse : les lutins , bien sûr. Mais alors.... Non, ce ne pouvait être possible , je n'avais tout de même pas été enlevée par elle, Marioschka, la reine des lutins! Je n'en croyais pas mes yeux, cela ne pouvait exister que dans les légendes!

Les chevaux s'arrêtèrent dans une clairière, devant une cabane en bois. Elle me fit descendre et nous pénétrâmes dans la cabane. Quelle surprise: une pièce somptueuse, éclairée de mille chandelles; une table était dressée: couverts d'argent, verres de cristal , comme dans le château d'un prince. Ma compagne s'éclipsa; j'admirais les lieux. Sans un bruit elle fut devant moi à nouveau, les cheveux relevés en un chignon orné d'un diadème de fleurs, vêtue d'une robe longue au décolleté profond et dont la jupe fendue très haut laissait deviner à chacun des ses pas la magnificence de ses jambes .

Elle m'invita à m'asseoir en face d'elle et une troupe de lutins nous servit des plats étranges, dont le goût m'était totalement inconnu mais d'un raffinement sans pareil. En fait je mangeais fort peu, tout occupé que j'étais à la dévorer du regard, à plonger mes yeux dans les abîmes de volupté que promettait sa gorge. Puis comme par enchantement, comme au théâtre, le décor changea et nous fûmes transportés dans un salon intime, aux murs lambrissés et couverts de tentures ; des bûches crépitaient dans la cheminée, devant laquelle étaient étalés des tapis moelleux et profonds.

Nous nous allongeâmes devant ce feu qui était le seul éclairage de la pièce. Les flammes dessinaient des arabesques fantômatiques sur les murs et reflétaient dans les yeux de Marioschka des lueurs étranges et combien prometteuses. Je ne savais que faire. Avais-je près de moi une femme ou un être venu d'ailleurs, cette étrange reine des lutins dont parlent les vieilles légendes? Si j'en croyais ce que j'avais admiré durant le repas et perçu contre moi dans le traîneau, ces rondeurs me paraissaient très féminines... ou alors, vive les extra-terrestres!

Elle perçut mon trouble, une fois encore me prit la main et la posa à l'échancrure de sa robe;mes doigts s'insinuèrent, trouvèrent sur leur chemin un téton déjà bien érigé, enveloppèrent tendrement un sein tout palpitant; sa respiration s'était accélérée. Penché sur elle, je vis que dans ses yeux la lueur du désir avait remplacé le rougeoiement des flammes: je posai mes lèvres sur les siennes; elle répondit passionnément à mon baiser, nos langues se mêlèrent. Ma main descendit, releva sa jupe, découvrit entre ses cuisses légèrement écartées une moiteur annonciatrice de tant de délices. Mon doigt écarta ses lèvres d'amour, vint dégager son petit bouton, le titilla doucement, le faisant durcir et arrachant à ma reine un long soupir de plaisir.

Elle se souleva, fit passer sa robe par dessus ses épaules et m'apparut dans toute la splendeur de sa nudité. Le feu donnait une couleur ardente à son buisson intime, qui s'ornait de reflets mordorés. Elle m'ordonna de me dévêtir et me força à m'allonger sur le dos. Mon sexe était tendu, totalement érigé, au comble de l'excitation qu'elle avait si bien éveillée. Penchée sur moi elle le saisit délicatement entre ses doigts si fins, le décalotta et approchant ses lèvres lui en fit un étui soyeux, d'une douceur merveilleuse. En même temps je caressais sa poitrine qui se gonflait, à nouveau, de désir.

Abandonnant sa caresse, elle me chevaucha, face à moi. Elle prit entre ses doigts ce sceptre royal que mon désir lui tendait, l'approcha de son intimité et commença de s'en caresser, frottant doucement mon gland contre son clitoris tout gorgé de passion, l'utilisant pour caresser ses lèvres. Mon ventre se tendait à sa rencontre, voulait la pénétrer mais elle se refusait encore, prolongent ces attouchements qui me portaient au paroxysme du désir.

Mon gland palpitait , voulait l'investir; enfin elle le plaça entre ses lèvres et se laissa lentement glisser le long de ma hampe. Je savourais sa progression cm par cm.; quel délice quand je fus en elle tout entier! Ses yeux avaient maintenant des reflets diaboliques; elle allait et venait sur ma colonne de chair au rythme de son propre désir, me laissant tantôt haletant d'attente, puis revenant, plus vite, accélérant encore. Elle s'appuyait sur ses bras posés sur mes cuisses, rejetait tout le haut de son corps en arrière. Je lui pétrissais les seins; elle me demanda de lui caresser son clitoris et brusquement je la sentis se tendre, tout son être vibra et elle émit une longue plainte de jouissance.

Elle m'avait expulsé pour savourer sa jouissance; elle me reprit entre ses doigts, j'étais au bord de l'explosion; quelques coups habiles de poignet suffirent et ma jouissance vint se joindre à la sienne.

Par quel sortilège, me suis-je retrouvé, tranquillement, allongé, dans mon lit (aux draps tâchés!)? Les lutins sans doute, dont je sais, aujourd'hui, grâce à leur reine, qu'ils ne sont pas une légende.



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