N°229. LA MEMOIRE DE SON CORPS

par M...


Tes mains viriles et douces parcourent le long de son corps, elles volent au dessus des vallées, s’arrêtent dans le creux de ses reins, effleurent le bout de ses seins.
 
Provoquées par la douceur du grain, elles glissent machinalement, de la pointe des pieds au bas de sa gorge, remontent derrière son oreille, un doigt fait le contour de ses lèvres. Variations d’une infinie caresse, d’un infinie tendresse, elles offrent un flot d’envie qu’elle ne peut contenir.
 
Instinctivement tes deux mains se rejoignent comme une invocation, elles se posent et se collent sur cette chair si fraîche, qui attend leur chaleur, oh douce pamoison !
 
Tes mains se placent sur ses seins comme pour prendre une empreinte, elle voudrait apaiser sa faim. Tes doigts irréfléchis dessinent, et redessinent encore les contours de son corps. Arabesques et spirales, flattent son excitation. Ses deux globes se tendent, s’épanouissent, se donnent, son ventre se creuse, tout son être espère.
 
Elle réclame encore et encore tes deux paumes hardies, aux doigts presque parfaits, qui visitent sa chair et réveille ses sens. Elle se tortille, et geint, et toi tu la regardes. Son corps est devenu tiède, presque chaud, d’innombrables frissons parcourent ses profondeurs.
 
Lorsqu’elles s’immiscent enfin entre ses deux cuisses, elle en perd la raison, son corps se fait anguille. Mais tes doigts si prestes, si agiles, s’échappent inéluctablement pour aller diffuser ailleurs bien d’autres gentillesses.

Elle sent sur elle de légères griffures, et la pulpe de tes doigts, comme un pudique hommage vient effleurer le sillon de ses bras. C’est un langage muet qui balaie sa peau de velours, elle aime ce message.
 
A genoux sur le lit, tu es nu, tu la nargues, elle n’est qu’une supplique, elle te réclame, et toi aucun répit, tu continues à jouer de tes caresses. Tu observes son corps, d’un regard indiscret, mais ne l’écoutes pas.
 
Sa respiration s’accélère, elle s’accorde une dernière chance, celle d’ouvrir à ton regard ses deux cuisses, au milieu d’elles sa chair rose et humide de plaisir, de désir extrême, émerge pleinement, elle appelle, elle perd la pudeur de son intimité.
 
Tu restes de marbre, comme étranger à cette imploration. Tu ne sens rien, tu sembles anesthésié…Ce n’est pas elle. Sa nudité offerte réveille des souvenirs. Mais tu fermes les yeux, enfin tu t’abandonnes…
 
Tu sors de la chambre, la mémoire de son corps reste gravé en toi... Est-ce l’enfer ou le paradis ?



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