MATIN BRODE D'AMOUR

par MAI-PARIS



C’est un de ces matins brodés d’Amour où les corps encore engourdis de sommeil, s’éveillent lentement.
Les yeux clos et redoutant la clarté du jour naissant, ma jambe frôle les tiennes. Mes pieds échouent sur tes chevilles.

Doucement, tu te retournes sur moi et plaque la paume de ta main sur mon torse. Ta tête se cale sur mon épaule, tandis que les parfums de ta chevelure éparpillée, s’engouffrent dans mes narines.
Ma main sur ta hanche, achève de répandre sur moi ce trouble aigu et chaud : le désir.

Ce magnétisme dont tu es la source, exhausse subitement et de manière irrationnelle, tous mes sens.
Déjà le monde autour de nous n’existe plus. Tes yeux s’entrouvrent quand de l’extrémité de mes doigts, je redessine les contours de ton visage. Mon regard azur plonge alors dans le tien.

Nul besoin de mots. Toi qui sais dès cet instant, la tempête de tendresse qui s’apprête à s’abattre sur nous.
Mes mains plongent dans les volutes de ta chevelure. De mes doigts écartés, je peigne tes cheveux qui exhalent dès lors davantage, les fragrances emprisonnées là.

J’enserre ensuite ton frêle cou dans l’étau de mes mains et baise du bout des lèvres ton nez.
Je dévore ta lippe.
Tu te cambres en te rejetant en arrière. Ta gorge s’offre à moi, saillante, impudente.

Ma bouche part bondissante, vers ta poitrine et le sillon de tes seins. De baisers gourmands en effleurements, je promène mon visage sur les cimes et les vaux de ta plantureuse féminité. Les ombres brunes de tes aréoles, accueillent mes succions avec délectation. Mes mains s’égarent sur leur ferme rondeur. Mes lèvres humectées mordillent la chair de tes pommes d’Amour. En cercles concentriques ma langue en frôle les pointes « dardées ».
De petits vagissements s’échappent de ta bouche et me parviennent aux oreilles.

Ton être petit à petit s’ouvre entièrement au plaisir. Tes jambes se détendent et ton ventre se creuse.
Je poursuis mon chemin en direction de ton centre de gravité. Au passage, j’essaime une horde de furtifs baisers sur le pourtour de ton nombril. La pointe de ma langue, tel un pinceau, y couche en périphérie, un peu de ma salive.

Mon corps tout entier se fixe au tien alors que je remonte tout à trac, pour m’abreuver à la source de ton cou. Ma bouche se fait fluide et savoureuse dans le délicat tissu de ta gorge. Je mords ton menton et tes ongles pénètrent superficiellement dans la chair de mes épaules. Ta bouche et largement ouverte et ne tarde pas à m’offrir les trois mots venus de ton cœur.
Moi aussi « je t’aime » !

Je glisse à tes pieds jusqu’à ce que mon visage vienne à la rencontre de ton si mignon petit tertre duveteux. J’hume à pleins poumons les odeurs d’origine du monde, qui émanent de l’entrelacs de ton crin aussi noir que soyeux. Tu sais mon Amour comme j’adore tes senteurs et combien elles m’affolent.

Mes mains passent sous tes fesses et les forcent à s’élever. Ainsi, je fais saillir plus encore, ta fleur d’un éternel printemps. Inlassablement, je m’émerveille de la beauté d’un spectacle naturel, si envoûtant. Ma langue rentre dès lors en action…

Doucement, de sa pointe tendue, elle glisse tour à tour sur ces rives renflées. Elle cherche à l’entrouvrir et déniche enfin tes nymphettes. Chérie, tes si précieuses nymphettes foncées et parées d’une marbrure qui n’appartient qu’à toi. Aidée de mes doigts, elle accède à ta chair la plus tendre. Chacune de tes petites lèvres fait l’objet d’un soin délicat. Avec l’extrémité de mon appendice linguale, je les défroisse une à une. Chacune de leur face est flattée. Toutes deux sont légèrement aspirées, à répétition. Ces intimes frictions te font tanguer et donner de la voix.
Maintenant tu es totalement ouverte, offerte à mes caresses. L’incarnat de ton vestibule tranche avec la sombre carnation de ton épiderme. Ta peau est brune tout autant que je suis blanc. Je suis la goutte de lait dans un café, une perle dans un carré de satin noir.
Ma langue se fiche insensiblement dans ta caverne d’Amour et entame pour l’instant seulement, un simulacre de va-et-vient. Celui-ci, déclenche chez toi un tressaillement.

Désormais, je fais danser ma langue sur ton périnée et me dirige vers les aspérités de ton anneau sensible. J’entreprends par de rapides cercles d’en polir toutes les saillies. Puis m’insère à peine dans son exiguïté, afin d’y ressentir la chaleur et la moiteur qu’il y règne.
Je retourne à ta faille d’où suinte déjà l’ivresse. Cette ivresse mon ange qui stoppe pour un moment, notre temps.

Je rejoins le haut de ta cicatrice. Le voilà qui se dévoile enfin. Le joyau de ton écrin est comme braise : turgescent et offert !
Tu me donnes à mordiller et à sucer, plusieurs doigts de ta main. Je raffole de ça. C’est un cadeau indicible, comme apercevoir l’éclat de ton regard sous les effets du plaisir.

Par petites touches subtiles, ma langue le provoque de sa muqueuse docile. Tes ongles s’enfoncent cette fois-ci, profondément dans mon cuir chevelu. Ces infinis lapements, tendent inexorablement la tendre membrane. Tu es dans un état d’excitation maximale mon odalisque, lorsque le plat de ma langue se pose sur ta gemme.
Tu es agacée. Tu piaffes d’impatience à l’idée que je t’achève.

C’est alors ma tête toute entière qui vibre entre tes cuisses. J’imprime de cette façon différentes variations sur ton excroissance. Quelque soit la célérité ou l’angle d’incidence, de mes stimuli, je ne relâche plus la pression. Ta source ne cesse de sourdre, au fur et à mesure que s’accélère mon mouvement. Alternativement, de la pointe et du plat de la langue.
Tu râles. Ton buste se redresse pendant que tes mains se crispent autour de ma tête.

Désormais, ce sont mes doigts qui s’insèrent dans ta fêlure fiévreuse. Précisément, de l’index et du majeur joins. Mon autre main, elle, est collée à plat sur ton bas-ventre…
Les mélopées de ta voix me renseignent. J’ai mis le doigt sur ton point de rupture. Etendue, livrée à mes attouchements internes, tu te pâmes littéralement. Tes mains agrippent les draps sous l’intensité de ton plaisir. Tu mords tes lèvres.

A nouveau, ma bouche reprend la direction des opérations. Tu souhaites que je t’achève. C’est ce que tu me signifies d’un regard empli d’abandon.
Ma langue se projette alors au plus loin en toi. Dans un lift incessant, je te hisse, degré après degré vers l’acmé. Tes hanches dansent au rythme de mes frottements sur ton point G.

L’orage orgasmique tonne à l’horizon de ton ventre où les déferlements s’enchaînent.
Enfin, après maints soubresauts ponctués de cris de félicité, le train d’ondes savoureuses envahit ton corps de milliers d’étoiles…

Bien à toi mon éternelle Odalisque.




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