UNE VOIX DANS LE PETIT MATIN

par AUGUSTE


Depuis des mois, nous échangions des mails. Petit à petit, nous avions fait connaissance. Elle était très pudique. J'étais très réservé sur ma vie.

Les échanges avait d'abord porté sur des phénomènes de société, des rapports entres les hommes et les femmes.

Nous avions parlé d'identités sexuelles comme si ce n'était pas nous, mais d'étrangers. De temps en temps nous nous permettions quelques mots d'humour. Jamais sur nous.

De temps en temps, je me livrais à des envolées lyriques. De temps en temps, elle rédigeait un poème. L'amour était sous-jacent, romantique, beau.

Nous nous découvrions petit à petit ainsi. J'aurais pu dire qui elle était, comment elle vivait, quels étaient ses goûts et ses plaisirs. Je pense qu'elle en savait beaucoup sur moi.

Elle était fine, intelligente. Et puis un jour, un terrible malentendu. Je ne sais pas encore comment il était venu. Je reçus un mail très interrogateur. Ce n'était pas son habitude.

Je fus surpris quand je le lus quelques jours après qu'elle l'ait eu posté. De plus, le mail suivant m'accusait de ne pas lui répondre. Je ne comprenais plus. J'étais perdu, déboussolé.

J'envoyais un mail, deux, trois, quatre... pleins de fautes de frappe, de français, d'orthographe. J'utilisais même mon adresse email professionnelle avec en signature automatique, mon numéro de téléphone, sans m'en rendre compte !

Un jeudi matin en écoutant ma messagerie vocale, j'avais un message d'elle. "Adrien, c'est Gertrude... peux-tu me rappeler?". Elle n'avait pas laissé de numéro.

Je ne connaissais que ce prénom de "Gertrude" et elle ne me connaissais que sous le prénom "d'Adrien" alors que chacun sait que je m'appelle "Auguste".

Je ne savais pas où elle habitait. Je réécoutais le message. La voix était atone, mécanique, une belle voix, bien rythmée, professionnelle, presque commerciale, à part le "tu".

Je tentais le rappel automatique. Il y avait un numéro! Et j'entendis sa voix, ce n'était pas du tout la même que celle que j'avais sur la messagerie.

Le timbre était le même mais les intonations étaient plus chaudes, plus... Je ne sais pas qualifier cette voix. Ce que je sais c'est qu'elle me fit chaud au coeur.

Et la dernière phrase quand elle me dit "je t'embrasse moi aussi..." la voix était douce, pleine d'émotion, de sensibilité...

Je sens que vous voulez savoir la suite! Vous la voulez ? Elle habite à quelques kilomètres de chez moi et je la voyais tous les jours depuis des années... quant au reste de la relation... mes petits cocos, faut pas rêver!

OOOOO



Retour vers Histoires érotiques d'Amis


http://www.erotica51.com © 14.03.2003 - 14.03.2017 - Tous Droits Réservés