MATHILDE

par FEEMINA



- - Mathilde ?
- Oui
- Qu’est ce que tu fais ?
- Je lis

Cela faisait vingt minutes maintenant que Mathilde était plongée dans la lecture du dernier roman d’Amélie N., auteur qu’elle affectionnait particulièrement et dont elle ne ratait jamais aucune parution.
La journée avait démarré pour elle sous les meilleures auspices pour cette raison même : c’était le grand jour, le jour de la sortie du dernier A.N !

Ce matin, Mathilde s’était donc levée guillerette, légère comme une plume puis elle avait filé gaiement dans la salle de bain, en était ressortie pimpante et parfumée. Sa jupette à volants virevolta dans l’escalier qu’elle dévala, d’un pas dansant.
-
- Elle s’arrêta devant le miroir pour réajuster une mèche de cheveux, admira ses épaules nues et bronzées avec satisfaction. Elle ne portait qu’un petit haut à bretelle rose qui lui seyait à ravir. Un petit trait noir au coin de l’œil pour mettre en valeur encore davantage son regard noir et le tour était joué.
-
Elle se rua vers la librairie la plus proche et fit enfin l’acquisition du trésor qu’elle convoitait depuis tant de jours. Elle se dépêcha de rentrer chez elle, lança son sac à main et ses sandales à la volée, débrancha le téléphone et s’affala sur le canapé moelleux du salon avec la ferme intention de n’en sortir qu’une fois la dernière page dévorée, peu importait le temps que cela prendrait.


A l’étage, Benoît venait juste de se réveiller et c’est les yeux encore tout ensommeillés qu’il s’était demandé où avait bien pu passer Mathilde, un samedi matin à 9 h30, quand il avait découvert la place vide à côté de lui.

Il descendit l’escalier encore à demi endormi, traversa le salon où se trouvait sa belle en lui lançant un rapide bonjour, resté d’ailleurs sans réponse, et se dirigea tout droit vers la cafetière encore fumante.

Après avoir savouré son café crème et ses deux croissants, la vie commençant enfin à entrer doucement en lui, il observa Mathilde visiblement absorbée par sa lecture et qui semblait ne même pas l’avoir remarqué. Son visage si expressif en disait long sur les émotions qui la traversaient : tantôt souriante et apaisée, tantôt le sourcil froncé mi-interrogateur mi-concentré, tantôt se mordillant la lèvre inférieure avec nervosité, tout son visage trahissait, à son insu ses états d’âme.

- Elle est si belle. D’une beauté naturelle, sans chichi, presque sauvage.

A cet instant même, un rayon de soleil vint sublimer la couleur de sa peau, qui se teinta de reflets dorés, tandis qu’une mèche sombre striait son doux visage. Ses jambes légèrement repliées, faisaient remonter délicatement sa jupe blanche, dévoilant le galbe de ses cuisses.


Benoît se demanda avec curiosité quelle culotte elle avait bien pu choisir ce matin et cette idée même fit poindre, sous son peignoir, une érection délicieuse.

- Bon dieu, ce qu’elle est désirable !!Est-ce cette jupette à volants qui lui va si bien, son regard sombre ou cette indépendance féline qui l’excite autant ? Il n’aurait su le dire.

Il s’approcha à pas de velours du canapé, s’agenouilla à côté de Mathilde imperturbable et posa délicatement sa main sur sa cheville nue .Elle est si douce et si chaude, pensa-t-il.

Il fit glisser sa main jusqu’à son genou, continuant de fantasmer sur la culotte du jour, bandant de plus belle, impatient de découvrir l’objet de son imagination. Sa main caressait maintenant l’intérieur des cuisses. Il aurait voulu faire durer cet instant mais il ne pouvait pas, il voulait savoir ! Ses doigts s’engouffrèrent sous la jupe…

- Mais…
- Quoi ?
- T’as pas mis de culotte !!!
- Ha ben non, tiens, je suis partie précipitamment ce matin, j’ai du oublier !sourit Mathilde
- Boh...Tu veux me faire croire que tu n’as même pas fait exprès ? interroge Benoît sceptique
- Non, je ne l’ai pas fait exprès, pas cette fois ! s’esclaffa la belle, d’un air espiègle

Benoît se relève et exhibant fièrement son érection, il s’écrie :

- T’as vu dans quel état tu me mets !!
- Humm, montre-moi ça plus près !! dit-elle coquine, en posant son livre.

Mathilde s’empare doucement de la queue de son homme tandis que sa langue glisse sensuellement sur le pourtour du gland. Elle passe le bout de sa langue doucement sur le frein et sur toutes les parties sensibles de ce phallus qu’elle veut apprivoiser, tendrement, lentement, délicatement pour pouvoir mieux le dévorer, ensuite.

Elle adore sucer Benoît et encore plus quand d’une main sauvage, il vient s’agripper à ses cheveux ! L’excitation monte d’un cran, ses joues s’empourprent, elle doit être trempée c’est sûr ! Elle est partagée entre l’envie de l’avaler et celle de le sentir en elle. Cette main ferme dans ses cheveux la rend folle !

Elle ne veut plus s’arrêter. Elle aime trop cet instant. Elle entend les gémissements de Benoît, elle le suce de plus belle, surexcitée, indécente...Elle caresse les fesses nues de son amant, cherche son intimité…Elle le veut. Elle veut le rendre dingue...Elle sent son sexe frémir dans sa bouche tandis qu’il pousse un râle de plaisir !

Repus l’un et l’autre, ils s’embrassent amoureusement quelques instants, emmêlés l’un dans l’autre, sur le canapé, en échangeant des « je t’aime »tendres et passionnés.

-Bon, je vais aller me refaire un café, lui dit Benoît, en se levant, revigoré.
-Ce soir, c’est toi qui me bouffe la chatte !! Le charrie Mathilde, en reprenant son livre.




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