MARIE AUX ANGES

par Martin



- "Oui Marie, tu parles au téléphone depuis maintenant une bonne demi heure, assise dans ton fauteuil de cuir. La meilleure copine raconte ses vacances en Thaïlande. Alors que tu écoutes poliment d'une oreille distraite la conversation, l'image de ce type te traverse l'esprit. Tu penses à tout ce qu'il t'a dit, toutes les choses inavouables qu'il te fait faire en rêve, mais aussi à tous ses emails cochons reçus ces jours-ci depuis que tu as lancé sur le forum cet appel au sexe. Immédiatement, des pensées coupables t'envahissent l'esprit. Ton ventre se serre et des frissons te parcourent le corps. Presque inconsciemment, tes jambes se sont posées sur les accoudoirs de ton fauteuil, outrageusement, ouvertes, comme tu aimerais te montrer, parfois, soumise à l'autre, esclave de ses plaisirs.

En face de toi, le grand miroir du hall d'entrée. Tu es seule chez toi, libre, et tu te regardes longuement, sans fausse pudeur. Tu te plais, tu te trouves aguichante, voire bandante. Après tout, voir les femmes dans des positions érotiques, le ventre offert est un merveilleux spectacle même pour une femme. Tu aimes te sentir libre de faire ce que tu veux, quant tu veux. Ta robe est remontée, découvrant ta culotte que tu t'amuses à tendre, en tirant à toi l'élastique. Au fur et à mesure que tu t'excites, tu sens ton bas ventre qui mouille.

Tu trouves ce moment si excitant: le ventre d'une femme en chaleur, les contrastes de couleur entre la peau claire et cette culotte colorée, les formes arrondies du pubis, bombées comme un petit sein d'ado dans son premier soutien gorge, la découpe expressive de cette même culotte épousant les lèvres du sexe qui ressortent... Tu te dis que tout ceci ressemble à un film érotique, dont tu serais, pourquoi pas, l'actrice principale.

Le dessus de ta main fait des aller-retours sur ton pubis pendant de longues secondes. Petit à petit, tu sens que ton clitoris se tend avec force. Se doute-t-on une seconde à l'autre bout du téléphone de ta posture ? Qui peut imaginer que ton sexe commence à s'ouvrir tout seul, qu'il réclame en fait bien plus, un quelque chose qui rentrerait profondément en toi, un truc long et rond, qui te remonterait dans le ventre. Ton ventre a tellement faim...

Tu as soulevé ton tee shirt et maintenant tes seins apparaissent aussi dans le tableau du miroir. Tu t'écartes encore les jambes, te caresses l'intérieur des cuisses et tu constates que tu mouilles si fort qu'une trace humide est apparue le long de ta fente. Cette trace est si belle. Elle t'excite à mourir. Tu la regardes longuement. Elle est plutôt fine, et longue de deux ou trois centimètres. Elle te plait. Tu veux la voir grossir, en même temps que grandit ton plaisir.

Alors, tu coinces le téléphone entre ton épaule et l'oreille pour libérer tes deux mains. A côté du téléphone, tu te rappelles qu'il y a un stylo à encre dont le réservoir n'est pas très long mais assez gros, comme l'index d'une main forte. Tu le prends. Tes yeux dans le miroir te vois tirer sur le côté le petit morceau de tissu, au niveau de l'intersection de tes cuisses et de tes deux fentes, celle de tes fesses et celle de ton sexe, découvrant cette partie du corps qu'on regarde et touche peu, par pudibonderie, et qui est pourtant si sexuellement excitante.

Alors, tu relèves haut le bassin et ton petit trou apparaît, entouré de fins poils, petite étoile fripée par des muscles qui serrent, de cette couleur légèrement plus sombre que le reste. Tu le regardes. C'est pas si souvent que tu t'autorises à ce genre d'inspection. C'est si bon de se voir dans le miroir, les fesses tendues, les cuisses relevées, ses trous attendant d'être remplis. Tu penses à un gars sortis de nul part qui se présenterait là, maintenant, entre tes jambes, son phallus dure entre ses mains. Tu commences à bouillir et tu poses le stylo sur la porte fermée de cette caverne si secrète. Sur le devant de ton slip, la tâche a encore grandi. Tu a envie de gémir mais tu ne peux pas. Mais pas question de lâcher ce téléphone. C'est finalement si excitant...

C'est dans le miroir que tu vois entrer doucement ce phallus de plastique. Tu as bien fait de le mouiller de ta salive, puis de l'introduire au préalable presque en entier dans ton vagin pour qu'il glisse facilement par la suite. Tu es surprise: il entre tout seul. Un petit missile qui te chatouille les chairs de ton joli cratère que ton plaisir a détendu. Tu le rentres de plus en plus profond, sur deux ou trois centimètres, tu le fais tourner comme pour agrandir les muscles de ta grotte. Le plaisir monte, vite, très vite, violemment de l'intérieur, comme une boule de feu qui explose dans ton ventre.

Dans l'urgence tu cries "une minute" dans le téléphone, le pose et renverse la tête en arrière, tes deux mains sur le stylo. Et tu cries en te retenant le plus possible, en imaginant que là en face de toi, entre tes cuisses, au fond de ton ventre, dans ton toi le plus intime, c'est ce bel étranger qui te remplit de plaisir.

Oui Marie, tu es aux anges. Laisse-toi exploser, sent bouillir jusqu'à l'explosion tes chairs intimes. Cries et dis ce que tu as envie, ce que tu ressens. Et une fois que la tempête sera passée, et que tu chercheras ton souffle, après un rapide coup d'oeil dans le miroir qui te renverra une image si mémorable, regarde ta culotte. Tu verras que la tâche de plaisir aura encore grandi, large sur tout la longueur de ta fente, chargée des preuves de ta jouissance."



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