LE REFUGE

par Bb



Sophie remontait à pied le chemin caillouteux menant au gîte. Au loin, l'orage grondait. Elle fulminait, se traitant d'idiote. Depuis des années qu'elle partait en randonnée, c'était la première fois qu'elle n'avait pas respecté la plus élémentaire des consignes, s'informer du temps qu'il ferait, ces deux prochains jours, en montagne...

Avec la pluie fine et continue qui tombait depuis maintenant plus d'une heure, elle avait l'impression que son sac à dos pesait déjà une tonne ; son jean et son sweet étaient trempés et le k-way qu'elle avait enfilé à la hâte, dès les premières gouttes de pluie, ne la protégeait plus depuis un bon quart d'heure.

Le ciel, zébré par des éclairs, s'obscurcissait en plus en plus. Soudain, le tonnerre éclata. Un déchaînement des éléments naturels s'ensuivit...
Ne pas paniquer, se disait Sophie, en accélérant le pas, sans toutefois se mettre à courir, afin de ne pas attirer à elle la foudre.

Enfin, elle arrivait. Les cinquante derniers mètres lui parurent interminables.
Devant elle, le gîte, refuge des randonneurs, où elle savait pouvoir se mettre à l'abri, se restaurer, se reposer tout en faisant sécher ses vêtements.
Au moment où elle se présentait devant la porte, celle-ci s'ouvrit brusquement, et une main l'attrapa par le bras pour l'attirer à l'intérieur... Surprise, Sophie ne put retenir un cri.
Elle entendit la porte se refermer, et se tournant, elle se retrouva face à deux yeux d'un bleu-gris incroyable, qui la scrutaient,
Les yeux d'un homme.

Ils se regardaient, aussi surpris l'un que l'autre. Quand il l'avait vu sur le chemin, en regardant par la fenêtre, il avait pensé que c'était un homme. La capuche du k-way, maintenant baissée, dévoilait une femme.

- Bonjour, je m'appelle Bruno. Je suis arrivé peu de temps avant vous.

Sophie le dévisageait. Grand, les cheveux coupés très courts, bruns, une petite cicatrice au coin de l'œil droit, des yeux magnifiques, pensa-t-elle.
Pendant ce temps, Bruno constatait que cette jeune femme, un peu plus petite que lui, était plutôt jolie avec ses longs cheveux blonds, un visage fin, des yeux noirs et une bouche... très tentante.

- Sophie - répondit-elle enfin - Je suis désolée d'avoir réagi ainsi, mais je ne m'attendais pas à trouver quelqu'un ici.

- Enchanté Sophie. J'avais l'intention de camper un peu plus haut, mais l'orage m'en a dissuadé et j'ai du revenir sur mes pas pour m'abriter.

A ces mots, Sophie réalisa qu'ils étaient seuls, en pleine montagne, au milieu de nulle part, dans ce gîte qui ne comprenait qu'une pièce, pas très grande et une salle de bains.

- Vous devriez aller vous changer, vous risquez de tomber malade.

- Pardon ? Ha oui. J'y vais de suite.

Sophie s'empressa de rejoindre la petite salle de bains et s'y enferma. S'appuyant, dos contre la porte, elle laissa échapper un soupir.

- Te voilà dans de beaux draps! se dit-elle tout bas.


Beaucoup plus tard, après avoir dîné, elle décida qu'il était temps pour elle de se coucher. Ne gardant qu'un long tee-shirt, elle ouvrit son duvet, sur l'unique lit, et se glissa à l'intérieur.
Bruno, sans éteindre la lumière, commença à se déshabiller. Il se retrouva très vite en boxer.

La jeune femme, troublée retenait sa respiration. - Où allait-il se coucher ? Sur le lit ? Bien sûr, pauvre idiote, où veux-tu qu'il dorme ? Pensa-t-elle.
Effectivement, après avoir éteint la lumière, Bruno se coucha sur son duvet.

La fatigue aidant, Sophie fini par s'endormir. Plus difficile à faire, pour lui, qui avait en tête, une meilleure façon de passer cette nuit.

Une heure passa. Dans son sommeil, la jeune femme s'était découverte, et Bruno pouvait voir dans la pénombre, ses jambes légèrement écartées, que le tee-shirt ne recouvrait plus du tout. Elle se tourna, lui présentant son dos, et là, il vit alors qu'elle portait un string. Il sentit son désir monter d'un cran.


A ce moment là, Sophie fît un mouvement de recul et son joli petit derrière se retrouva contre son boxer qui ne cachait rien de la dureté de sa hampe. Bruno ferma les yeux mais les ouvrit aussitôt. D'un lent mouvement contre son entrejambe, la jeune femme ondulait doucement des hanches, l'excitant à un tel point que n'y tenant plus, il retira vivement son boxer.

Dehors, l'orage éclatait de mille éclairs et la fenêtre sans volets laissait entrer cette lumière si particulière.

Sophie s'était retournée et le regardait.

Bruno vînt se placer contre elle, la prenant dans ses bras, et sa bouche, tel un papillon, voletait sur son beau visage, son cou, sa gorge. Très vite, il s'enhardit et se mît à lui caresser ses seins si beaux, si tendus de désir. Il redessinait son corps de ses paumes brûlantes.

Sophie s'offrait sans retenue et ses mains découvraient à leur tour ce corps si puissant.
Leurs bouches se cherchaient, se faisaient curieuses, tantôt voraces, tantôt câlines.
L'appel du plaisir leur faisait perdre toute pudeur.

Leurs corps tendus à l'extrême se rencontrèrent, se prirent enfin.
Les soupirs se firent l'écho de leur course effrénée.

Longtemps après, ils s'endormirent, repus de plaisir.

Dans la matinée, quand Bruno se réveilla, il chercha, des yeux, Sophie...

Elle était partie !

Dehors, le soleil resplendissait.

Bb

15.05.2006



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