QUAND INTERNET MENE A L'AMOUR

par Auguste


Je t'avais rencontrée, Angélique, sur Internet. Tu étais belle, douce, nature, naïve. En vieux matou tout couturé de cicatrices laissées par la vie, j'avais résisté quelques temps à tes assauts de séduction. Un jour, je te l'avais reproché même.

Gentiment, patiemment, sincèrement, tu m'avais expliqué qu'il n'en était rien. Tu aimais simplement parler avec moi par messages interposés. Messages tendres. Tu ne te dévoilais qu'avec parcimonie. Pourtant, à plusieurs reprises, j'avais reçu une photo de toi prise sur le vif! Ton visage était en harmonie avec tes écrits.

Un jour, nous avions échangé nos numéros de téléphone. Ta voix était douce, posée, calme, chaude. Chaque fois, je sentais un certain trouble m'envahir. Trouble et curiosité demeuraient mélangés.

Pourtant, j'avais l'impression de te connaître, de tout savoir de toi et toujours tu me surprenais par un petit détail. Moi aussi, je me découvrais. Nous avions évoqué sur le ton de la plaisanterie une rencontre. Huit cents kilomètres nous séparaient. Il était loin le temps où je naviguais sur toute la France!

Un jour, pourtant, j'évoquais un déplacement sur Paris. Tu me dis que t'aimerais bien y aller pour flâner sur les Champs Elysées. Tu hésitais parce que seule ce n'était guère enthousiasmant et que cette grande ville te faisait un peu peur.

Je te rassurais par rapport à cela et de trois jours mon voyage passa à quatre jours. Au lieu d'arriver le mardi matin très tôt, j'arriverais le lundi dans l'après-midi. Et je ne repartirais que le vendredi dans la journée au lieu du jeudi soir initialement prévu.

C'est ainsi que tu arrivas Gare de Nord, le lundi vers 1' heures. Tu avais pris un hôtel dans le quartier. J'étais arrivé vers midi Gare Montparnasse. Je m'étais rendu Gare du Nord et à 14 heures, j'étais en bout de quai. Je ne t'avais jamais vue.

Pourtant, je te reconnue de suite. Une allure décidée, mais un regard un peu perdu. Il faisait chaud. Tes épaules étaient nues. Un haut noir à fines bretelles. Un pantalon blanc. Ton regard se porta sur moi. Ton visage s'éclaira d'un seul coup.

"- Angélique ? Marc !"

Je ne sais pas comment, mais tu te retrouvas dans mes bras, nos valises gisant par terre, lamentables... Je ne sais pas pourquoi, nos bouches se rencontrèrent... Je te pris par la main, décidés à poser ta valise dans ton hôtel. Devant la façade, tu eus un moment de recul.

"- J'ai peur..."

C'est ainsi que nous prîmes la direction Gare de Lyon où était situé mon hôtel. Je montais déposer nos valises, pendant que tu m'attendais dans le hall, après avoir téléphoné à ton hôtel pour décommander. Direction les Champs et c'est main dans la main que nous flânâmes dans la plus belle avenue du monde. La plus belle parce que tu étais avec moi, que ta main était dans la mienne...

Le soir, nous dînâmes chez Clément. Tu souriais à la vie. Au bonheur. Ton visage resplendissait. Avec la coupe de Champagne que tu avais prise en apéritif, tes yeux brillaient. Mais était-ce le Champagne? Quand nous sortîmes du restaurant, la nuit était tombée. Nous nous retrouvâmes à l'hôtel, dans nôtre hôtel. Des lits jumeaux!

Je te laissais aller à la salle de bain la première. Tu en ressortis quelques instants après une séduisante nuisette qui te dévoilait plus qu'elle ne te cachait. Je déposais un petit baiser sur tes lèvres et partis me préparer pour la nuit. Ce qui fut vite fait car j'ai pour habitude de dormir nu.

En me voyant revenir, tu souris. Tu me tendis tes bras et nous nous retrouvâmes dans le lit de gauche, ta nuisette gisant sur la moquette...

Je n'en dirais pas plus, des yeux chastes pouvant être choqués par mes propos…



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