UN AMOUR INATTENDU

par FANTOME


Il faisait bon, les graviers de l’allée qui crissaient sous nos pas, faisaient taire les grillons qui chantaient dans l’herbe près de nous. Profitant de l’obscurité d’un grand pin, les deux Hollandais sont partis d’un autre côté, me laissant seule avec Maxime. La lune, toute ronde donnait des allures de fantômes aux arbres et aux massifs, aucun éclairage ne venait briser la noirceur des ombres. J’ai pris sa main pour me rassurer. Le rire d’une femme, qui m’a paru lointain, m’a fait sursauter, c’était la Hollandaise qui devait s’amuser avec son mari ! Une chouette a hululé dans un arbre tout proche me faisant frémir tout le corps. J’ai serré sa main un peu plus fort. Soudain une ombre est passée en silence à quelques mètres de nous me glaçant d’effroi ! Un oiseau qui m’a paru énorme, a fondu dans l’herbe sur je ne sais quoi et s’est envolé à l’autre bout du parc !

«Maxime, j’ai peur, prenez-moi dans vos bras.»

«Véronique, vous n’avez rien à craindre, ce n’est pas une chouette ou un campagnol qui peut vous dévorer ! Le seul qui pourrait le faire c’est moi et je …»

«Oui, alors fais-le ! S’il te plait.»

Je l’ai deviné hésitant … Allait-il refuser ? Je me suis jetée contre lui, l’agrippant de toutes mes forces comme pour conjurer un mauvais sort imaginaire. Je me suis mise sur la pointe des pieds pour lui tendre mes lèvres.

Ses lèvres viriles étaient encore sucrées du dessert servi au souper. Je me suis délectée de sa langue qui avait toujours le goût des fraises et de la crème à la vanille, ce n’était pas un baiser, c’était un festin de plaisir !

Un étrange malaise m’a envahi, comme quand on fait quelque chose d’interdit pour la première fois, j’ai compris dans la chaleur de ce soir d’été que je n’avais jamais désiré un homme avant Maxime, mon corps m’a abandonné. Ses deux bras puissants m’oppressaient la poitrine contre lui, je sentais mes seins se gonfler comme avant mes règles et devenir douloureux.

Mon ventre, encombré de spasmes diffus, fondait de l’intérieur m’ôtant toute envie de résistance et je laissais la chaleur m’envahir jusqu’au bout de mes doigts. Je n’ai jamais été du genre mante religieuse, savourant infiniment plus de plaisir à me laisser dévorer. M’abandonner complètement à tous ses désirs, c’est çà le vrai plaisir et je ne le savais pas.

Il n’en finissait pas ce baiser. J’avais trop chaud, je voulais poser nos chemises pour avoir sa peau contre la mienne. J’avais une irrésistible envie que ce phallus, qui grimpait entre mes seins, me transperce le ventre ! Incapable d’exprimer mes désirs, j’attendais les siens.

C’est avec une douceur presque féminine, qu’il a posé ma chemise pour l’étendre sur l’herbe. Il m’a soulevée dans ses bras comme si j’étais une poupée minuscule, pour m’allonger sous lui. Dans la noirceur des ombres, je le devinais plus que ne le voyais, couchée à ses pieds je le sentais aussi haut que les arbres alentour, c’est oppressant de se sentir si petite. J’écarterais mes cuisses, il va se coucher sur moi, me pénétrer avec vigueur jusqu’à son plaisir et je serais heureuse. J’aurais bien le temps, plus tard, de me donner un petit plaisir. J’avais réussi à séduire l’homme qui ne voulait plus de femme ; c’est qu’il m’a trouvée assez femelle pour succomber ! Je me sentais bien dans ma peau.

Cela ne sait pas du tout passé comme cela ! Maxime était imprévisible et pour lui, faire l’amour avait un sens que je ne soupçonnais pas. Ses caresses étaient viriles et excitantes. Il n’a pas laissé le plus petit bout de mon corps sans passer ses mains et sa bouche dessus ! J’avais les nerfs à fleur de peau ! Cà et là, je sentais l’effleurement d’un phallus soyeux sur un bras ou une jambe, me liquéfiant, un peu plus, chaque fois.

Ma tête a basculé dans un rêve, dans l’obscurité. Je n’étais plus de ce monde. J’avais des mains partout qui couraient sur ma peau et ses lèvres qui me brûlaient le ventre. Une décharge électrique presque désagréable m’a arraché un petit cri, quand ses doigts sont passés sur le bout de mes seins. Il ne pouvait plus me toucher, j’allais hurler !

-« Je t’en supplie, viens dans moi !»

Une violente décharge m’a secouée le ventre parcourant tout mon corps quand je ne sais quoi, que je croyais énorme glissait lentement entre mes cuisses, m’envahissant tout entière. Jamais une seule fois dans ma vie, je n’avais jouis avec un homme ! Qu’est-ce qu’il avait de plus, celui là ? Pourquoi c’était autrement avec lui ?

Il savait que j’avais joui. Maxime est resté immobile un long moment, caressant mes cheveux sa bouche collée à la mienne d’une étrange façon. C’était doux, pas un baiser d’homme, un peu comme une caresse de ses lèvres sur les miennes, sa langue fouillant chaque recoin accessible de ma bouche.

Mon corps encombré d’un phallus, que je sentais aussi dure que la pierre, lentement, se calmait. Imperceptiblement, par de minuscules contractions involontaires de tout mon bassin, mes envies revenaient. Je ne savais pas s’il avait pris son plaisir, lui aussi, mais sa virilité était toujours intacte. Je ne le sentais pas lourd sur moi comme un homme repu de plaisir. Il n’avait pas joui, et allait recommencer.

Je ne maîtrisais plus les mouvements de mon bassin qui se soulevait sans fin comme pour une copulation imaginaire. C’est avec des lenteurs de tortue qu’il a soulevé son ventre du mien et c’est moi qui, sans le vouloir, lui faisais l’amour. C’était divin ! Sa bite que je devinais énorme me frottait partout, dedans, dehors, quand mon bassin descendait, je sentais mon clitoris se dresser, je ne sais pas comment, comme poussé sur mon ventre par un doigt gigantesque, je vais jouir de nouveau ! Un orgasme violent m’a envahi le corps tout entier me laissant pantelante et sans force. Je ne comprenais pas, j’avais les fesses trempées, je ne sais quoi sortait de mon vagin et coulait entre mes fesses, son sperme peut-être.

J’ai eu une envie folle de lui donner du plaisir, qu’il jouisse, qu’il m’inonde ! J’ai attrapé mes cuisses à pleines mains pour lui ouvrir mon corps, qu’il me prenne tout entière, je voulais le sentir me remplir entièrement ! Maxime n’était pas un homme, c’était un dieu païen de l’amour ! Des fantasmes fous de viol envahissaient ma tête chaque fois qu’il plongeait dans mon ventre, je le sentais dans mes ovaires, sous mes seins ou dans ma gorge ! Il me coupait le souffle ! Je ne sais plus ce qui c’est passé. Une sorte de douleur indicible juste avant qui m’a fait serrer les cuisses, peut être parce qu’il allait trop loin. Et ce besoin irrésistible de pousser comme si je voulais accoucher de ce sexe monstrueux qui me fouillait le ventre. Il ressortait lentement lorsque c’est arrivé, je l’ai senti venir celui là. Une sorte de frisson qui naissait entre mes cuisses ouvertes, montant lentement, m’emplissant tout le corps et cette violente décharge qui explose dans ma tête, ne s’atténuant qu’à peine pour reprendre de plus belle et encore et encore ! Je crois même que j’ai crié.

Maxime a continué quelques allers et venues très doux, je le sentais à peine. J’ai lâché mes cuisses, je n’avais plus aucune force. Tout son corps s’est relâché, c’est merveilleux le corps lourd d’un homme qui vient de jouir. J’ai un mal fou à respirer mais je suis heureuse.

Toujours enlacés, il nous a fait rouler dans l’herbe et je me suis retrouvée sur lui. J’ai éclaté de rire, un instant, avant de lui donner un baiser de folie. Je ne l’avais jamais fait mais je n’ai pas su résister, c’est moi qui suis allée chercher sa langue dans sa bouche. Les sens en repos, mon corps se calmait de tous ces émois. Je l’aurais voulu éternel ce baiser d’amour pour cet homme qui venait de me faire connaître des plaisirs que je ne soupçonnais pas

« Véronique »

« Oui Maxime ? »

.« Je t’aime. »

Mon cœur a bondi dans ma gorge.

« Maxime, je t’aime depuis le premier jour où je t’ai croisé chez Arlette. Je suis la plus heureuse des femmes qui vient de rencontrer ce soir, le plus merveilleux des amants !»

Maxime n’était pas un homme comme les autres ! Allongée sur lui, la tête enfouie dans son cou, je me suis surprise à penser à des amours impossibles, des plaisirs d’une nuit entière, des plaisirs sans fin, des plaisirs à en mourir. J’avais toujours le sexe dilaté par cet étrange objet qu’était le phallus de cet homme. Il n’avait pas débandé.

29/1/08

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