HETERO, BI OU HOMO ?

par TAQUIN


Il m’était déjà arrivé une fois, adolescent, alors que je prenais le train pour aller au lycée de sentir une caresse insistante, au niveau de la braguette, alors que j’étais compressé par la foule. J’avais bien réalisé que c’était la main d’un homme qui feignait de regarder ailleurs, mais ce qui me contrariait surtout, c’était d’avoir une érection et qu’il devait bien la sentir. Il avait disparu dans la gare Saint Lazare alors que je me précipitais au lycée, décontenancé et très, très contrarié par ma réaction.
Il était d’usage, à cette époque, entre lycéens de brocarder « les pédés » qui se regroupaient fréquemment aux WC de gare, aux vespasiennes ou encore au Cinéac, cinéma pas cher qui diffusait des films courts en continu à la gare saint Lazare. Je n’éprouvais aucune attirance pour les garçons, et je n’imaginais même pas pouvoir en éprouver une.

Quelques années plus tard, Florence, ma compagne, avait pris l’initiative de la rupture inévitable, et j’étais relativement paumé affectivement. Un jour, en prenant le train à Suresnes où je venais voir ma mère, je m’arrêtais aux toilettes pour pisser, car il y avait encore des toilettes, gratuites de surcroît, dans les gares à cette époque. Il y avait deux urinoirs et deux WC à la turc dont les portes, qui fermaient en principe, étaient trouées à hauteur de taille. A l’urinoir jouxtant le mien, il y avait un homme d’une cinquantaine d’année qui se penchait pour regarder ma verge. D’ordinaire, cette situation relativement fréquente m’agaçait, mais là je me reculais ostensiblement pour qu’il me voit pisser et mes geste pour secouer les dernières gouttes ressemblaient plus à une masturbation.

J’avais déjà joué ce jeu dans un café du Quartier Latin, mais avec une femme. Il se trouvait que dans ce café, la cabine téléphonique était près des WC hommes, et qu’une femme d’une quarantaine d’année consultait ou faisait semblant de consulter les annuaires tout en ayant une vue plongeante sur les urinoirs hommes. Peut être était-ce une habituée du fait, mais je ne le crois pas. Je pense qu’elle avait découvert la situation par hasard mais que ses fantasmes l’avaient incitée à rester.
Alors que j’étais allé uriner, j’avais surpris son regard à la dérobée. Seul à ce moment, dans les toilettes, je m’étais donc ostensiblement écarté et j’avais entrepris de me masturber. Elle était médusée mais n’en perdais pas une miette. Je prenais garde de ne pas croiser son regard pour ne pas l’effaroucher, et pour qu’elle croit toujours qu’elle me surprenait, mais j’étais très excité.
Au moment de jouir j’éjaculais presque face à elle, les jets allant s’écraser sur le carrelage. Je prenais de l’autre main dans ma poche, un mouchoir en papier, m’essuyais la main active, et en me rebraguettant, je la regardais alors en souriant. Elle était tétanisée et ne tenta pas d’éviter mon regard. Je sortais en lui disant : « au revoir, Madame », trop ravi d’avoir donné matière à ses fantasmes.

Dans la même situation, l’homme de Suresnes avait également l’air fasciné, mais lui s’enhardit et me demanda : « Tu veux que je te suce ? » Sans même réfléchir, je lui répondis : « Oui ! ».
Il s’accroupit aussitôt et engloutit ma verge dans sa bouche. Il était très doux et attendrissant. Je contemplais le sommet de son crâne et ma verge plongeant dans sa bouche. Jamais encore une femme ne m’avait fait une fellation comme ça.
Tout en me suçant consciencieusement, il m’avait glissé doucement un doigt mouillé de salive dans l’anus, ce qui n’avait fait qu’accroître ma tension et mon érection Mais je n’étais pas encore mûr pour accepter cette réalité, aussi, au moment de jouir, j’imaginais que c’était Florence qui me suçait comme ça. Que c’était son doigt que j’avais dans le cul.
En réalité elle m’avait très rarement fait une fellation et jamais jusqu’au bout, jusqu’à me faire jouir. Alors que notre couple était pratiquement déglingué, elle m’avait avoué qu’un de ses fantasmes, aurait été de me voir sodomisé par un garçon. Trop tard !

Je tentais également d’imaginer la femme du Quartier Latin en lieu et place de mon pipeur émérite.
Soudain, j’éjaculais violement dans la bouche de cet homme qui en avait l’air heureux et ne voulait pas me lâcher. Après avoir consciencieusement tout avalé, il se redressa et voulu m’embrasser, mais je me refusais. Il me dit doucement en portant ma main à sa braguette : « Elle bonne ta bite ! Touche, tu me fous la trique ! » Son pantalon faisait une bosse bien dure. Il semblait effectivement avoir une belle érection.
-« Tu ne veux pas qu’on rentre dans un chiotte et que je t’encule ? » rajouta-t-il.
« Non ! » dis-je, mal assuré, et, entendant le bruit du train, je me précipitais pour le prendre, laissant mon suceur en plan.

Cette expérience m’avait troublé. Si j’avais longtemps accepté sans barguigner la notion totalitaire qu’on avait cherché à ancrer dans mon esprit quant à la déviance et « l’anormalité » que signifiait l’homosexualité, mes discussions avec des amis américains, Jimmy et Clariss,e avaient bien ébranlé mes certitudes. La découverte du plaisir dans la bouche d’un homme, accru par une mini pénétration anale venait achever de détruire mes croyances.
Pour autant, je ne me sentais nullement homosexuel, pas plus qu’aujourd’hui. Simplement je commençais à assumer mes pulsions qui pouvaient être diverses et contradictoires avec la « morale » que je m’étais ou qu’on m’avait fixée. S’ajoutait également le piment du tabou, de « l’interdit absolu » transgressé. Un peu de narcissisme aussi vraisemblablement. Qui ne connaît la fameuse blague : Pourquoi les chien se lèchent le sexe ? Parce qu’ils le peuvent ! Et puis il y avait tout une dimension fantasmatique qui m’avait manqué jusqu’alors. L’avantage d’une telle situation était qu’elle se passait presque sans paroles, ou alors des mots très crus et directs, avec un inconnu de surcroît.

Peu de temps après, je fis l’emplette dans un sex-shop d’un vibromasseur en caoutchouc couleur chair, bien plus impressionnant en taille que ma verge en érection, et l’après midi même, après l’avoir muni de deux piles type AA, et consciencieusement graissé mon anus, j’entrepris de me l’introduire de la main gauche, tout en me branlant de la main droite. J’étais très excité. Je l’appuyais lentement, doucement et je me surpris moi-même par ma capacité de dilatation et d’absorption. Le fait qu’il soit vibrant n’avait qu’une importance relative. J’eus assez rapidement un orgasme très, très intense. Je le nettoyais et le rangeais soigneusement.

L’expérience des WC de gare m’avait laissé sur une curiosité inassouvie. J’aimais bien lire dans les toilettes des fantasmes écrits maladroitement d’une main tremblante, truffés de fautes d’orthographes et qui racontaient des histoires improbables. Je me commis à en écrire moi-même un ou deux.

Je me trouvais dans un WC à la turc des toilettes Hommes sur un quai de la gare de Clichy Levallois, où les trains ne s’arrêtaient pas fréquemment en heures creuses. Le fait d’écrire m’excitait, mon fantasme devait être d’offrir à un inconnu une fellation faite par ma copine dans cet univers assez sordide.
Quelqu’un tenta d’ouvrir la porte mais sans insister. Ces portes, je l’ai déjà dit, étaient souvent percées d’un ou plusieurs petits trous à hauteur moyenne du bassin. Par l’un d’eux, j’avais une vue parfaite sur l’urinoir le plus proche, et je pouvais contempler une main allant et venant sur une belle verge en érection. Je dis belle car je la trouvais belle. Pas très longue ni grosse, mais dotée d’un beau gland rose très gonflé achevé par une petite fente très dilatée. L’homme dû se douter qu’il était observé car il se tourna légèrement afin que je puisse mieux voir sa main astiquer son membre.

Après un moment d’hésitation, je fis jouer le loquet de la porte, presque sans faire de bruit. Mais il devait être à l’affût car il entra rapidement et referma le verrou. Sans dire un mot, je m’accroupissais alors et il enfouit rapidement sa queue assez fine, dans ma bouche. Ce bâillon de chair m’excitât, et voulant voir ce que j’étais capable de faire, j’essayais de le prendre jusqu’au plus profond de ma gorge. Je prenais vraiment plaisir à le sucer. Il ne me regardais pas et devait probablement faire appel à un fantasme comme je l’avais fait, tout en se laissant porter par ses sensations. Ma bouche n’était que le moyen d’accéder au plaisir.

Son odeur était agréable et le goût de sa peau aussi. Je prenais vraiment du plaisir à téter son gland. Soudain, sans un mot, il se raidit et éjacula assez brièvement dans ma bouche, un sperme très liquide, un peu salé que j’avalais sans presque réaliser. Il se dégageât alors rapidement, ouvrit le loquet et s’enfuit sans dire un mot, sans un regard, comme un voleur. Un peu perplexe, surpris de mon audace, je refermais le loquet et repensais à ce qui venait de se passer. Un homme avait joui dans ma bouche et j’avais avalé son sperme !
J’avais une érection, mais pas impérative au point que je me masturbe. Le goût de son sperme m’avait laissé une sensation agréable et excitante. Alors que j’analysais encore mes sensations j’entendis un léger bruit dans les toilettes. Par curiosité je regardais de nouveau par le trou et je vis qu’à l’urinoir le plus éloigné un ouvrier en bleu, de type magrébin, se masturbait en regardant vers ma porte. Il avait du voir le type sortir, et entendre la porte se refermer. Il savait donc qu’il y avait quelqu’un. Je n’allais pas être raciste en matière de sexualité, moi qui prétends combattre ce fléau au quotidien. Je fis donc jouer le loquet doucement en attendant la suite. Il y eu un petit moment avant que la porte ne s’entrouvre doucement.
Je fis rentrer l’homme qui avait remis son sexe dans son bleu ouvert, je m’accroupis et j’allais chercher sa verge, plus grosse que la précédente que j’absorbais dans ma bouche. Pour le coup c’était un vrai bâillon de chair. Sa bite, sans être très longue était assez trapue, il fallait vraiment que j’ouvre la bouche en grand. C’était plus dur pour le téter, mais avec la langue je pouvais bien lécher son frein sous le gland. Il se laissait faire, docile, simplement il mit une main sur mon crâne et accompagnait de mouvement du bassin mes succions. A un moment il fit une pause et me retint. Je devinais qu’il se retenait pour que ça dure, puis il donna un coup de rein pour entrer plus profond, lâchât un mot d’arabe qui ne sonnait pas grossier à mes oreilles, et jouit violemment dans ma bouche, par grandes secousses. Ses giclées étaient plus fortes et plus épaisses que celles de l’homme qui l’avait précédé. Je déglutissais assez vite son foutre salé, mais il regiclait aussitôt comme s’il avait économisé son sperme pendant plusieurs semaines. Chaque giclée était accompagnée d’un léger râle qui devait être de plaisir. Je m’étais engagé, je le pompais jusqu’au bout.

Enfin, assouvi, propre et presque sec comme un sou neuf, il se rebraguetta, me regarda et me dit :

« merci ! » puis il s’en fut. Je sortis des toilettes, quelques minutes derrière lui et regagnais mon studio où je me livrais à une masturbation mémorable en me repassant le film de l’après midi.


9/12/06



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