LA FRESQUE

par Fabrizio



Soir d’automne. La pluie tombe légèrement. L’humidité conjuguée avec les températures encore agréables nous rend déjà nostalgiques des longues journées de l’été indien.

Valérie gara sa voiture devant la maison. Fabien attendait calmement l’arrivée de sa compagne, 2 coupes sur la table basse, la demi bouteille de champ au frais.

Dans le couloir après l’envol du manteau, l’échange de regards fût intense. Les yeux étaient brillants.

- Alors ? dit Fabien
- C’est fait, dit avec un sourire entendu Valérie.

Bruit mat du bouchon, le pétillement bien connu du liquide impérial dans les deux coupes élégantes, les arômes caractéristiques du champagne actuel du couple.

- Montre, insista Fabien impatient.
- Tout à l’heure ! Ce sera la surprise, répondit Valérie en buvant tranquillement sa coupe.

Le goût des pinots était excellent. Valérie appréciait l’instant : le plaisir du champagne et l’impatience de son conjoint.

- Ca fait mal ?
- Non.

- En fait, dit Valérie, j’ai abandonné l’idée du définitif et permanent pour des motifs temporaires. C’est court, 5 jours, pas douloureux. Je n’aurai pas choisi cela, sans la personne précédente. La petite ado précédente est ressortie blanche et à la limite de tomber. Un tatouage derrière l’épaule.


Elle reprit la discussion.

- Cela marche bien, les prix sont élevés, 150 à 300 euros selon le temps passé, les couleurs, le motif, sans chèques ni CB… On choisit sur catalogue, les sont types sympas, l’ambiance est jeune, le patron fait du culturisme et présente deux tatouages complets sur l’épaule.
Ils organisent des soirées « tatouage » en boite.

Quelques gorgées supplémentaire puis Valérie monta dans la chambre. Fabien finit son verre puis monta lui aussi. La lumière tamisée de la lampe de chevet montrait les formes de sa compagne. Sa compagne s’étendit sous le drap. Puis il l’accompagna.

Elle lui montra ses seins, vierges de toute marque. Le slip glissa. Le papillon était donc là, sur l’aine. Stylisé, petit, bleuté. Il s’approcha du petit dessin qui mettait en valeur la peau de sa compagne.
- J’ai préféré ici car cela ne peut se voir quand je me penche sur mon lieu de travail lorsque je laisse apparaître le bas du dos. Cela ne serait pas compris par mes collègues, dit Valérie souriante amusée et excitée en regardant son amant fixer le tatouage.

- Tu t’est entièrement déshabillée pendant le tatouage ?.

Pas de réponse immédiate.

- Oui.
- Seule avec le tatoueur ?
- Non, un assistant était là aussi.
- Ça matait ?
- Oui

Le désir était là. Les corps se rapprochèrent encore puis les caresses et baisers commencèrent.

Quand Valérie présenta ses fesses, elles étaient aussi tatouées.
Une longue fresque tribale qui barrait le haut de son fessier et qui mettait en valeur son dos et le reste…
Fresque noire, intimidante par sa taille, ses motifs agressifs et ondulés.
Mais quelle surprise !!!
On était loin du petit tatouage prévu au départ dans le dos.

Quand il caressa l’intimité de son amante une nouvelle fois, il nota qu’elle était très excitée.
Il la pénétra en malaxant ses fesses. Le tatouage bougeait légèrement. L’excitation ne lui permit pas de tenir très longtemps. Il eut rapidement du plaisir.

La soirée continua sur ces 2 découvertes. Le papillon fût aussi baptisé.

Les ébats des nuits suivantes et les douches abîmèrent le papillon éphémère et la fresque. Les photos resteront…

Valérie se dit que l’occasion de revoir le tatoueur et son assistant était trop bonne et elle refusa de laisser Fabien peindre son corps avec des idéogrammes chinois ou des papillons de toutes les couleurs. Elle faillit aussi étrangler son amie qui conseillèrent à Fabien de voir en magasin des peintures compatibles avec la peau.

Elle ne se rappelait plus pourquoi ils avaient évoqué le tatouage, mais cela avait déclenché chez eux un désir nouveau.



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