EXTERIEUR NUIT

par FRANCIS


C'est une de mes toutes premières rencontres, faites par Minitel, à La Réunion.J'avais donc contacté un couple quelques heures auparavant seulement et l'homme m'avait donné rendez-vous, sur un parking en bord de mer, la nuit tombée. Mon épouse était absente et les enfants étaient couchés.

Il m'avait demandé de venir habillé en femme. J'avais trouvé dans les vêtements de ma femme: une jupe plissée noire, un bustier, un peu petit pour moi, un porte-jarretelles noir, un slip en dentelle noir et des bas Nylon. J'avais dissimulé tout cela sous un pantalon et un manteau amples.

Je me suis rendu à l'heure dite au rendez-vous, un peu inquiet et le coeu battant, à l'idée que quelqu'un puisse deviner que j'étais ainsi travesti, que je puisse être arrêté par la police, emmené au poste peut-être. J'étais mal à l'aise.

Garé sur le parking tous feux éteints, j'ai attendu moment qui m'a paru très long. J'étais prêt à renoncer et à rentrer vite chez moi, conscient du ridicule de la situation. Je pensais aussi qu'ils ne viendraient pas, qu'il s'agissait d'un mauvais canular. J'ai eu une sueur froide lorsque j'ai vu une voiture de police approcher, et finalement passer lentement sans s'arrêter…

Puis une Renault 5 est arrivée, a éteint ses phares et les a rallumés trois fois de suite : c'était le signe convenu. Mon cœur battait très fort, et j'avais très chaud malgré la température extérieure plutôt fraîche. J'ai enlevé fébrilement et maladroitement mes vêtements masculins, et je suis sorti de ma voiture, d'une démarche mal assurée.

Je me suis avancé lentement vers la porte du conducteur. Il a baissé sa vitre, c'était un homme d'une quarantaine d'années, un peu gros. Sa femme était assise à côté de lui, et je ne distinguais pas très bien ses formes dans la pénombre. L'homme m'a regardé sans un mot, de haut en bas. Puis il m'a demandé de m'exhiber et de danser dans la lumière des phares.

Je me suis exécuté, malgré mon envie de fuir à toutes jambes. Debout à quelques mètres devant la voiture, dans la lumière jaune des phares qui m'éblouissaient, je me suis mis à me balancer gauchement. Je me suis imaginé être une danseuse dans un cabaret, se trémoussant sur une scène pour exciter les clients libidineux. Ma respiration s'est un peu calmée, et mes mouvements sont devenus plus lascifs. J'ai posé mes mains sur mes cuisses, les jambes légèrement fléchies, balançant mon bassin, et je les airemontées lentement, retroussant ma jupe jusqu'à la lisière de mes bas.

Ce contact doux commençait à m'exciter. J'ai remonté une main jusqu'au slip tendu par mon sexe qui gonflait doucement, et je me suis caressé à travers le fin tissu. Mon souffle accélérait à nouveau. C'était bon. Je prenais un certain plaisir à m'exhiber ainsi féminisé devant des inconnus, et le risque que quelqu'un arrive et me voit ainsi ajoutait une saveur particulière.

Puis je me suis retourné, penché en avant, cambrant mes reins, et retroussant ma jupe pour découvrir progressivement mes fesses à mes spectateurs, les balançant de manière provocante. J'étais à présent vraiment excité.

Les phares se sont éteints, et je me suis à nouveau approché de la Renault 5. Cette fois c'est la femme qui m'a interpellé, me demandant de m'agenouiller devant elle dans la voiture. Elle m'a caressé la tête, a glissé une main entre mes cuisses, pressant ma queue en érection. Puis elle a relevé sa jupe et a guidé ma tête vers son sexe. J'ai longuement respiré son parfum intime, mêlé de l'odeur de ses vêtements qui sentaient un peu la naphtaline. Je respirais bruyamment, très excité.

Elle aussi portait des bas qui crissaient sur les joues. Je frottai ma bouche et mon nez contre son pubis à travers le slip rose. D'un doigt elle l'a rapidement écarté, et m'a ordonné de la lécher. J'étais au comble de l'excitation. Je l'ai pénétrée de ma langue, goûtant sa moiteur, léchant et suçant les replis de sa chatte, titillant son clitoris. Elle tendait son bassin vers la caresse, en gémissant doucement. Elle avait ouvert son chemisier, écarté son soutien-gorge, et caressait et pinçait ses seins. Pendant ce temps, son mari se branlait en nous regardant.

J'aurais pu rester ainsi entre ses cuisses des heures durant, tant j'adore être le jouet sexuel d'une femme, tant j'aime lécher son sexe, respirer son odeur, lui donner du plaisir, frotter mes joues, mes lèvres contre ses cuisses… je ne ressentais même pas l'inconfort de ma position, les genoux douloureux, le cou plié.

La femme ensuite a saisi la queue de son mari, et l'a lentement caressée. Puis se penchant sur le côté, elle s'est mise à le sucer, pendant que je continuais à la lécher. L'homme a rapidement joui dans la bouche de sa femme, et elle-même a poussé un gémissement rauque en appuyant ma tête contre son sexe. J'étais au paroxysme de l'excitation, ma queue palpitait, appelant une main ou une bouche pour la soulager. Mais la femme a repoussé ma tête, m'a souri, et m'a simplement dit de partir.

J'ai regardé la voiture s'éloigner dans la nuit, soudain calmé, et je suis rentré très vite chez moi. C'était une expérience déroutante et tellement excitante, même lorsque j'y repense aujourd'hui…



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