CEN MATIN ELLE EN CREVE D'ENVIE

par MUSE et AUGUSTE


Il fait bon ce matin, depuis qu’elle est levée elle n’a pas encore quitté ce grand tee-shirt blanc enfilé au saut de son lit. C’est dimanche aujourd’hui alors elle en profite, elle ramasse et range les affaires entassées, jetées négligemment par terre.

Elle se moque bien qu’il y en ait ou non, elle vit seule, et seul son regard peut juger du désordre.
Le chat tourne autour d’elle, il court et saute de fenêtre en fenêtre, il la suit, la précède, lui passe entre les jambes, il se fait insistant, il miaule et ronronne pour qu’elle comprenne qu’il voudrait prendre l’air ; il a vu lui aussi ce beau ciel magnifique et sent derrière la vitre les rayons du soleil.

Elle ouvre la fenêtre, il saute et s’enfuit par le toit roussi de la clarté matinale.
Fidèle aux habitudes elle change aussi les draps de son lit.
Elle se penche et sent le vent passer sous son tee-shirt. Un vif courant d’air frais fait frissonner sa peau.

Ce qu’elle vient de sentir réveille tous ses sens, cet air frais qui arrive lorsqu’elle se penche lui rappelle son corps, lui dit qu’elle est une femme. Depuis longtemps elle n’a plus de plaisir, et cette sensation procurée l’espace d’un instant, par le souffle du vent lui rappelle de doux moments enfouis au fond de sa mémoire.

La fenêtre au salon est, elle aussi ouverte et provoque sans doute un appel d’air. D’ailleurs les portes claquent. Et dans ce courant d’air quelques feuilles s’envolent de la table du salon. Elle bloque alors portes et fenêtres et laisse aller le vent envahir tout son appartement.

Elle se surprend à l’envie de recevoir encore cette brise légère sous son tee-shirt, caressant fraîchement sa part d’intimité. A deux reprises elle se penche en avant et à la guise du vent, sent encore sur elle cette douce émotion qui s’empare de son ventre et monte jusqu’au cœur. Elle ressent à nouveau au fond de tout son être ce plaisir intense éprouvé lors de joutes charnelles.

De légers spasmes contractent son entre cuisse, elle va même jusqu’à poser sa main sur la fine toison libre et sans contraintes. Ses doigts non coutumiers du fait s’aventurent pour comprendre et surprendre une légère humidité.

Elle s’étonne, elle sourit, elle se sent comme tuméfiée en cet endroit unique, endroit privé jusqu’à ce jour, de sensations épiques, de plaisirs sexuels. Elle continue sa marche assidue et discrète à travers les pièces de son appartement, jouant de son regard vers les affaires qui traînent espérant un papier, un objet ou un coussin mal installé qui forcerait son corps à se pencher.

Elle se plie et sent encore sur elle ce divin crissement d’air qui cisaille le souffle. Elle sent battre son cœur et la paume posée sur sa poitrine, sent monter un violent désir de volupté. Elle est troublée, elle n’est pas habituée aux plaisirs solitaires.

Elle n’y résiste pas, elle passe une main sur son ventre et descends entre ses cuisses, cette chaleur douce et piquante rayonne dans sa chair. Ce désir l’appelle, terrible il se fait volontaire et cruel. Son ventre est rongé par cette envie tenace de se laisser aller à la curiosité. Il faut apaiser cet antre qui bouillonne et déborde.

Elle revient vers sa chambre, enlève son tee-shirt qu’elle jette sur la moquette, s’allonge sur le lit. Elle ne maîtrise pas l’attirance de ses sens, de ses mains, commence à se toucher puis s'adonne au plaisir solitaire. Elle cède à ce feu qui l’embrase, ses deux mains impudiques s’aventurent, audacieuses elles plongent dans cette mer immense qu’est devenue son entre jambe.
Ses cuisses s'écartent et ses mains se pressent et s'activent, ses doigts vont à la découverte de ce lieu caché, dans lequel son trésor est enfoui.

Elle replie un jambe, et ses doigts caressent les côtés de ses chairs, lentement, sa main glisse, elle garde ce rythme, un de ses doigts approche de l’entrée et s’introduit dans cet antre où il tourne, entre et sort, elle se cambre, rentre son ventre, et son autre main se colle sous son ventre.

Elle sent alors le désir immense que lui procure cette douce caresse, sur ses fesses passe toujours cet air frais qui la grise, et le soleil dépose ses rayons sur les draps de son lit. Elle perd la notion du temps et de l’heure.

Elle ferme ses yeux, se contracte, sa jambe se déplie, et revient se coller contre l’autre. Elles se resserrent, elle fait de ses doigts un va et vient actif, ses fesses elles aussi se contractent et se lâchent.

Sa tête explose, ses hanches se secouent à la cadence de sa main, elle respire fort, elle a chaud, son front perle de sueur, elle ne sait plus qui elle est, autour de ses doigts ses muscles se contractent. Dans un gémissement son souffle se fait court elle sursaute, elle tressaille, ses doigts se calment en un petit massage circulaire, mais plus rien ne peut empêcher la montée en puissance du plaisir qui va vers l’apogée. Elle sait qu’elle va jouir.....

Epuisée et en nage, elle frissonne. Elle revient à la réalité de son dimanche en solitaire. Elle se lève, ramasse ses affaires......

II.Auguste
A quelques centaines de kilomètres de là, il court dans la forêt, sa forêt. Son parcours habituel. Le souffle est régulier. Il avale les obstacles sans les voir, enjambe les troncs couchés par la tempête, évite les branches basses en jetant la tête de côté. Il a la tête vide. Il est un automate bien rêglé. Soudain, il entend aboyer. C'est son chien. Que se passe-t-il? Soudain, il voit un animal étrange. Un animal de lumière. La bête le regarde. Elle a des yeux de biche. Une biche aux yeux verts. Sa crinière est blonde. Les pattes sont fines. Le poitrail est bien dessiné. Les flancs sont lisses. La bête a la gueule entrouverte. Des dents blanches, étincelantes, fait rarissime sur ce qui pourrait être un herbivore. Il est comme hypnotisé. Il s'approche de l'animal. L'animal ne bronche pas. Ses yeux ne cillent pas. Quand il arrive à un mètre, il entend une voix. L'animal parle.

"Je suis la messagère d'une belle qui m'envoie te dire que la saison du rut va bientôt commencer. Elle aimerait que tu la rejoignes dans sa tannière. Mais avant, elle m'a demandé de vérifier si tu es en état de reproduire"

Il reste bouche bée, immobile. Est-ce l'animal qui vient de parler? N'est-ce pas plutôt une crise d'hypoglycémie? Pour tant, ce matin, il a mangé.

"Descends ton pantalon de jogging"

Il obéit. Pourquoi? Il ne sait pas pourquoi il fait ce geste. De toutes façons, il est trop tard, il l'a fait!

"Descends ton slip".

Il continue...

"Prends ta verge en main, dégage la bien"

Il sent ses mains fraîches sur son membre chaud. Il frémit. La sensation est entre l'agréable et l'intolérable.

"Prends-la bien en main. Ferme ta main sur elle. Fais-moi un joli coulissé d'avant en arrière"

Il s'exécute. La verge a grossit, prit une rigidité de bon aloi.

"Décalotte bien le gland. Tire sur le prépuce bien en arrière... Pas mal! Tu as un beau gland. Le méat est bien ouvert. La couronne bien formée. Le frein bien tiré. Maintenant... masturbe-toi..."

Mu par on ne sait quelle raisson. Il s'exécute lentement mais fermement.

"Je vois une goutte perler sur ton méat. Elle semble bien belle. Pose ton index dessus, recueille-là et fais-la moi goutter".

De l'index de l'autre main, il recueille la perle de rosée et la dépose sur le mufle de l'animal. C'est chaud! La bête sort une langue rapeuse, lui lèche le doigt.

"Salée à point... continue jusqu'au bout".

Il s'engage dans une masturbation énergique. Bientôt, il ferme les yeux. Ils sent le plaisir naître dans ses reins, bouilloner dans son ventre et pousser dans son canal. Il retient son souffle. Et sa semence part dans un grand jaillissement. Il a les yeux encore fermés. Il sent une langue se poser sur le bout de sa verge. Elle n'est plus rapeuse. Elle est douce. Il ouvre les yeux. M. est devant lui.



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