DUO DE CHARME

par PHILIPPE


- Bonjour !

Toute occupée à son maquillage, Marianne ne prêtait pas attention, aux allées et venues ; elle leva les yeux : la jolie hôtesse du Milan-Paris lui souriait.

- Quelle bonne surprise; bonjour!
- Moi, c'est Virginie"
- Et moi Marianne. Vous faites le Madrid-Paris?
- Non, je repars vers Londres."
- Dommage. Oh, vous pourriez me rendre un petit service? Avec tous ces contrôles, je n'ai pas gardé sur moi mon nécessaire à couture et j'ai un bouton de chemisier qui ne tient plus guère."
- Aucun problème. Venez, on sera plus tranquilles".

Virginie l'entraîna dans une petite pièce qui servait de débarras. Marianne déboutonna son chemisier, découvrant son opulente poitrine, merveilleusement mise en valeur, par un balconnet de dentelle blanche.


- "Vous êtes très belle" lui dit Virginie en entamant son petit travail de couture. Du dos de la main, elle effleurait le sein de Marianne, qui se gonflait, sous cette légère caresse.
- Voilà, le malheur est réparé. Pas de risque de regards indiscrets" dit Virginie en riant.

Marianne n'avait pas bougé ni esquissé un geste pour se reboutonner. Virginie s'approcha, lui mit les mains sur les hanches et vint déposer un baiser entre ses seins. Puis se relevant, elle la regarda d'un air mutin ; les deux femmes s'enlacèrent, leurs visages se rapprochèrent. Les lèvres de Virginie se posèrent sur celles de Marianne, sa langue força le passage, trouva une autre langue, s'y enroula.

Un haut-parleur grésilla : " Dernier appel. Embarquement immédiat pour les passagers à destination de Paris". Marianne se dégagea, rajusta sa tenue, nota son téléphone, sur un papier et déposa un baiser léger sur les lèvres de Virginie avant de partir, en courant.

Deux semaines ont passé. Vêtue de sa seule culotte, Marianne est perplexe : elle a étalé sur son lit diverses tenues et ne sait laquelle choisir. Provocante? Pourquoi pas? Non, ce n'est pas tout à fait son style et pour un premier rendez-vous, elle préfère être elle-même. La petite robe bleue , peut-être? Oh et puis à la réflexion, elle opte pour le classique : chemisier blanc sobre, encore qu'assez échancré, jupe marine courte mettant bien en valeur ses superbes jambes ; autant dire sa tenue de travail quotidienne. Une petite touche de parfum derrière l'oreille et entre les seins . Voilà; un coup d'œil dans la glace : pas mal!

La sonnette. Ouf ; il était temps. Une grande inspiration pour calmer le rythme cardiaque, la porte qui s'ouvre et deux éclats de rire qui fusent, simultanément : à la couleur de la jupe près, les deux jeunes femmes sont rigoureusement dans la même tenue !


- "Entre, Virginie, je suis si heureuse de te revoir", dit Marianne en refermant la porte.

Immédiatement, Virginie la prend, dans ses bras, elles s'embrassent, fougueusement, mêlant leurs langues. Leurs poitrines se frottent, Marianne sent les seins de Virginie contre les siens. La jeune femme lui murmure quelques mots à l'oreille; elle sait alors que, elle si autoritaire et sûre d'elle au travail, elle ne va plus avoir qu'à obéir, à se laisser aller au bon vouloir de sa compagne. Elle la prend par la main et la guide, vers sa chambre.

Assise sur le lit, Virginie ordonne à Marianne de se déshabiller. Troublée, celle-ci commence à défaire son corsage.


- "Non, la culotte d'abord". Marianne remonte sa jupe, passe ses mains dessous et en se déhanchant fait glisser à terre sa petite culotte.
- Continue!" Le corsage, soutien-gorge et jupe suivent le même chemin. Virginie lui ordonne de garder ses Dim Up. Puis , se levant, elle tourne autour d'elle comme un maquignon examinant une pouliche. Elle lui effleure les seins , les fesses.
- Pas mal du tout. Tu as un très beau cul, dis donc : tu dois les faire triquer les matous".
Marianne rougit, ne répond pas. Debout derrière elle, Virginie lui pose les mains sur les fesses, remonte, se colle à elle, lui empaume les seins , tout gonflés, en triture les bouts dressés.

- " Hum, t'as les nichons drôlement sensibles, j'adore. Couche toi" et elle la pousse sur le lit.
Allongée sur le dos, jambes pendantes, Marianne offre un spectacle puissamment érotique. Virginie s'agenouille devant elle , lui écarte doucement les cuisses , contemple son entre-jambes , les yeux brillants de convoitise. Des gouttes de rosée perlent des lèvres finement ourlées, dominées par la mousse d'une toison blonde vaporeuse. Le regard de Virginie sur son sexe excite Marianne; une douce chaleur l'envahit, ses seins durcissent, son vagin se contracte, elle n'en peut plus d'attendre.

Virginie pose ses lèvres au-dessus de la lisière du bas, à l'intérieur de la cuisse. Marianne frémit: cette bouche, elle la veut plus haut. Oui, là; Virginie a compris son désir et embrasse goulûment ses lèvres intimes, pousse sa langue à l'intérieur, la fait remonter , dégage le clitoris tout dur et tendu, le faisant gonfler encore davantage. Puis elle l'aspire, le suce, le mouille de salive. Tête renversée, Marianne est haletante, triture ses tétons bandés comme de petits sexes.

Un doigt a remplacé la langue, entre ses cuisses, s'enfonce dans son intimité , vient tourner autour de son bouton, repart au fond de sa chatte toute dégoulinante de mouille. Le rythme s'accélère, Marianne sent ses muscles se contracter, se serrer spasmodiquement; elle se soulève à la rencontre de ce doigt, si diaboliquement, habile. Un long feulement, un dernier soubresaut et elle retombe anéantie par la jouissance.
Virginie dépose un doux baiser sur ses lèvres.


- "Tu as aimé?" Marianne hoche la tête, en souriant, noue se bras autour du cou de son amie, qui se dégage. Se relevant, elle enlève rapidement ses vêtements, laissant le temps à Marianne de la contempler une fois entièrement nue. Elle a des seins bien ronds, pas très volumineux, plantés haut, aux larges aréoles brunes. Ses hanches sont assez larges et son pubis s'orne d'une toison brune, très fournie. Marianne sent une nouvelle vague de désir monter en elle à la vue de ce corps impudiquement offert.

La jeune hôtesse de l'air se couche près d'elle: Marianne la contemple, étonnée de la fermeté des seins , de la taille des mamelons qui dardent vers elle. Hésitante, elle les effleure du bout du doigt, souligne le contour de l'aréole, s'enhardit, empaume complètement le sein. Puis elle fait descendre son doigt, contourne le nombril, vient jouer avec les boucles sombres de la toison.

La respiration de Virginie s'est accélérée, elle écarte encore plus les cuisses, creuse le bassin. Le doigt de Marianne descend le long de l'aine, caresse la peau si douce de l'intérieur de la cuisse . Virginie gémit doucement, appelant une caresse plus profonde. Le doigt se pose en haut de ses lèvres, suit la saignée, écarte doucement les chairs ; le visage de Marianne est penché sur le sexe de son amante, elle le regarde palpiter. Puis, délicatement, elle introduit son index dans cet antre d'amour déjà tout inondé, lentement comme si elle savourait elle aussi chaque instant de cette progression. Virginie se malaxe les seins, soulève son ventre.


- " Oh oui, caresse moi, continue, je n'en peux plus".

Marianne entame un mouvement de va-et-vient, de plus en plus rapide.


- "Encore, plus vite, branle moi bien, chérie. N'arrête surtout pas".

Oh non, elle n'a pas du tout envie d'arrêter. Les mouvements de son poignet sont toujours plus rapides. Virginie s'arque sur le lit, pose sa main sur celle de son amie et se laisse submerger par la violence de l'orgasme.

Tendrement enlacées les deux filles se bécotent, tendrement. Marianne chuchote à l'oreille de Virginie , qui pouffe d'un rire de gorge.


- " Tu crois qu'il accepterait ? Ce serait super, dis donc".

...



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