LE DUELLISTE

par MINETTE31


Marcher, marcher encore autour du lac pour oublier, se fatiguer, ne pas être tenté d’y entrer sans espoir de retour…
S’avancer vers le ponton, le bois craque, s’avancer tout au bord, les orteils dans le vide et regarder l’eau.
Malgré le ciel bleu, l’eau est verte aujourd’hui, attirante…

Anne-Lyse a envie de pleurer, elle espère que ce n’est qu’un coup de blues passager, mais ça fait quelques mois que ça dure, de pression professionnelle en passant par la maladie de sa mère et l’éternelle rapidité de ses relations sentimentales, elle est fatiguée, lasse de cette vie où elle n’a rien construit..

Jérémy est assis contre un arbre non loin plongé dans ses corrections de contrôles d’histoire quand un sanglot lui fait lever le regard.
« Mais que fait cette femme si près du bord » se dit-il ? Il ne la quitte pas des yeux, « Non elle ne va pas sauter tout de même ! »

Il est presque 16 heures en ce lundi du mois de mai, il fait lourd, l’eau serait fraîche… Juste une pensée, sa nièce avec ses babillages de bébé la fait reculer d’un bond. Solène la fille de son frère, sa perle, son petit soleil. Rester encore pour en profiter, encore.

Les yeux plein de larmes elle fait demi tour; le tour du lac est très arboré plusieurs essences d’arbre s’y côtoient. Ils sont dans le coin le plus sauvage du lac, elle s’assied sous « son tilleul » comme elle aime l’appeler, elle n’a pas vu Jérémy derrière l’autre tilleul.
Soulagé, il prend son temps pour l’observer, il la trouve très belle, le chagrin n’arrive pas à l’enlaidir.
Ses cheveux mi-longs sont magnifiques, noir de jais, ses yeux ? Il ne sait pas, elle est trop loin mais leur forme en amande le fait craquer, la bouche à l’air pulpeuse, elle est légèrement maquillée, il meurt d’envie d’aller lui tendre un mouchoir…
Sa silhouette lui fait penser à Sophie Marceau avec un plus de seins peut être, et oui, il est homme, il ne peut s’empêcher de la détailler !
Une robe fleurie à mi-mollets, décolletée sans manches, de fines chaussures à brides, elle est vraiment ravissante.

Personne au bord de ce lac, juste eux, lui qui la dévore des yeux, elle qui ne le voit même pas.
Elle pleure, se pelotonne en position fœtale au pied de l’arbre, mouillant de sol de ses larmes.
L’air embaume le parfum des tilleuls, peut- être est-ce grâce lui mais la belle s’endort.
Il peut se déplacer un peu pour mieux l’observer.

Elle a arrangé sa jupe le long de ses jambes, il n’en voit pas grand chose, une bretelle est tombée dévoilant une partie d‘un sein sans soutien-gorge, il est charmé, attendrit.
Une envie soudaine de la protéger le prend au ventre…

Sait-elle où elle est couchée ? Sur quoi devrait-il dire.
Sa thèse pour son examen, le duc de Lachenal, le duelliste… Souvenirs…
Passionné depuis son enfance par ce récit, il a déclenché sa vocation de prof d’histoire à la fac.
Un soir de mai, le duc s’est battu en duel pour sa belle Lysanne contre un infâme baron qui a tiré avant l’heure ,tuant le duc lâchement. Ayant soudoyé les témoins il s’en est tiré sans problème.

Lysanne a voulu qu’il soit enterré sous ce tilleul où ils venaient parler de leur projet de mariage et de voyages, Ils voulaient aller s’installer dans les colonies, son père s’opposant au mariage.
Le duc Jean-Rémi de Lachenal gît sous la belle endormie.

Un bruissement de feuilles le sort de sa rêverie, étrange il n’y a pas un souffle de vent, les feuilles de son arbre ne bougent même pas! Le tilleul devant lui est agité par une brise, une forte odeur circule dans l’air, un mélange de fleurs et de musc.
Les cheveux d’Anne-Lyse se soulèvent un peu, sa robe ondule sur son corps. Il se rapproche un peu, prudemment.

Où est-elle, dort-elle ? Elle ne sait plus, engourdie, elle est bien, depuis des mois elle n’a pas été aussi sereine qu’en ce moment ; elle a dû mal à ouvrir les yeux.
Elle sent une main sur sa joue, une douce caresse, elle sait qu’elle n’est pas encore prête à voir ce qu’il se passe, elle se laisse faire, confiante, juste fermer encore les yeux et se laisse aller.

La main passe dans ses cheveux, glisse le long de son cou, remonte sur sa joue.
Ses jambes se déplient, naturellement elle se met sur le dos, garder encore les yeux fermés…
Les doigts descendent sur la peau nue de son épaule, d’une caresse légère, elle les sent se diriger vers sa poitrine ; hésitants,
Elle pousse un petit gémissement pour ne pas qu’il arrête, qui qu’il soit, il ne faut pas arrêter, son ventre la brûle déjà.
Complice, il continue, empaumant le doux sein blanc, il le découvre ;
Le téton est déjà érigé, après quelques caresses, le pouce et l’index s’en saisissent serrant, le faisant tourner juste ce qu’il faut pour qu’Anne-Lyse se cambre légèrement.
Une bouche chaude se met à parcourir son décolleté, une main descend sa robe sous ses seins.

Bouche, langue, deux mains, terriblement douées, elle respire fort, elle ouvre les yeux…

Jérémy n’en revient pas ; que se passe t-il pourquoi ce courant d’air sur la belle endormie, pourquoi ces soupirs ?
Il la regarde, dès que son bassin s’est mis à onduler il s’est mis à bander immédiatement. Le désir est dans l’air, palpable, le simple fait de repositionner vers le haut sa verge tendue, l’a fait gémir !
L’inconnue entrouvre soudain les yeux, son regard est lointain, comme si elle dormait éveillée et au même moment une aura apparaît au dessus d’elle, de forme humaine, un homme, d’une autre époque…
Il se glisse derrière un arbre, ne les lâchant pas du regard, serait-ce ?… non impossible !

Anne-Lyse a au dessus d’elle un homme, au corps un peu flou, presque transparent
« Je rêve » pense t-elle « à moins que ce ne soit le soleil »
Il est très beau, cheveux aux épaules, brun, les yeux verts comme elle, chemise blanche, romantique à souhait …
Elle le saisit par les cheveux, (drôle de sensation très agréable) attirant sa bouche sur son sein, elle veut qu’il l’aspire, elle veut fondre sous sa langue, elle veut sa bouche partout, elle le lui dit, le supplie.

Dopé certainement par cette folle envie de lui, il prend le plus qu’il puisse de ce globe de chair chaude dans sa bouche, l’aspirant, de l’autre main il caresse son corps, d’un sein il passe à l’autre, les rassemblant pour glisser les deux pointes dans sa bouche, les aspirant.
Elle a toujours ses cheveux entre ses mains se faisant douce ou les lui tirant parfois quand le plaisir est trop fort . Elle, ondule, son sexe cherchant le corps de l’homme qui la fera jouir, gémissant murmurant des mots qui n’ont ni queue ni tête, elle en veut plus, « Plus bas » lui dit-elle, « Viens je veux tes doigts, ta bouche »

Jérémy croit devenir fou, il n’en peut plus, il les voit, il l’entend, il la veut mais ne peut se décider à bouger, il est cloué, voyeur derrière cet arbre alors qu’il aimerait tant lui faire l’amour !
Il se caresse par dessus son pantalon, il n’y a jamais été aussi serré ; et puis zut, il a droit lui aussi au plaisir, il ouvre uns à uns les boutons sortant un sexe de belle taille au gland rougeoyant de désir.
Sa main entame un mouvement de vas et viens de haut en bas, pas trop vite, il se sent comme un gamin de 15 ans prêt à venir là de suite !
Sa main gauche est passé sous ses testicules, gonflées à bloc, hummm que c’est bon, pis aller , succédané de plaisir mais il n’en pouvait plus !

Anne-Lyse sent une main descendre le long de son ventre brûlant, la robe, le string, quittent son corps, la tête suit la main, laissant une traînée de salive sur son passage, il la lèche, se repaît de son goût.
Bouche ouverte, respiration haletante, elle est belle, le désir la rend irrésistible.
Elle n’a jamais eu autant envie d’être possédée, pénétrée, envahie par des doigts, un sexe, une queue, oui, elle ose le dire quand tout d’un coup il glisse deux doigts en elle, elle s’ouvre au maximum pour lui.

« Hannnn…ouiiii… comme ça et plus fort encore plus vite ». La bouche vient rejoindre ce sexe trempé de plaisir, pas de détours, direct sur ce joli bouton d’amour gorgé de désir. Il est dur, les lèvres sont gonflées.

Il est ivre de son odeur, de son goût, aspirant léchant, appuyant sa langue, ralentissant pour qu’elle se plaque d’elle même conte sa bouche, ses doigts bougeant en elle comme un appel.


Jérémy avance d’un pas, puis recule, non, il ne peut pas se jeter sur elle , remplacer ce semblant d ‘homme, il doit se contenter du spectacle magnifique qu’elle lui offre, voyant au travers du corps semi transparent du duc, ce sexe rosé, ruisselant de cyprine, elle s’offre, cuisses grandes ouvertes.
Sa main ralentit parfois, il veut l’attendre, profiter de tout ce qu’elle a à lui donner, les mots crus qu’elle emploie le rendent dingue, les mots du plaisir, stimulation encore…
Serré de côté contre l’arbre, comme si c’était son corps à elle, entre son pouce et son index il joue avec le frein, rêvant de sa bouche.

« Viens, je te veux, je veux que tu me prennes, remplis ma chair, je veux te sentir m exploser les entrailles. »
Sa voix est vibrante de cette envie tellement contenue, elle se lâche enfin, véritable barrage qui cède autant en elle qu’entre ses cuisses. Alors il se met à genoux, dégrafe son pantalon, apparaît alors un sexe moins translucide que tout le reste du corps, pas très long mais épais avec un gland luisant et large.
Il la caresse avec sur toute la longueur, du clitoris à son antre, prenant autant de plaisir que ce qu’il lui en donne ; les fesses d’Anne-Lyse se soulèvent du sol allant à la rencontre de ce sexe qu’elle désire tant.
D’une forte poussée il est enfin en elle, ils crient d’une seule voix du plaisir qu’ils ressentent.
Son intimité est écartelée au maximum, c’est chaud, c’est brûlant ; elle essaie de resserrer un peu pour lui faire un délicieux massage, mais elle peut à peine tellement il la remplit, lui griffant le dos , les fesses s’agrippant à lui comme si elle avait peur qu’il se retire.
Il prend ses jambes au dessus de ses épaules pour mieux la pénétrer encore, laissant son pouce s’égarer sur son clitoris.

Elle jouit instantanément dans une longue plainte rauque, son corps est agité de spasmes, il a du mal a rester en elle.
La laissant reprendre contact avec la réalité, en douceur, il ne bouge plus, puis il la retourne doucement, passant la main sur son pubis pour lui faire relever les fesses.
Offerte encore, ce coup-ci en levrette, la joue contre l’herbe douce, elle le veut encore. Entrant en elle, lentement, il sort presque son sexe de son fourreau de velours, gardant que le gland comme point d’ancrage, il entame un doux mouvement de vas et viens, sortant, revenant, juste le bout de son sexe en elle .
Ils recommencent à gémir doucement à l’unisson.

Quand elle a joui, il a fait un effort surhumain pour ne pas lui emboîter le pas, dieu qu’elle était belle, impudiquement dévoilée devant ses yeux.
Jérémy n’a jamais connu de telles sensations de désir, il en a mal au sexe à force, mal au bide, il la désire de tous les pores de sa peau !
Il décide de suivre leur rythme, s’accordant à leur gémissements, il fait attention de peur qu’elle l’entende, improbable, mais il ne voudrait pas gâcher cet instant !

Toujours en douceur et du bout du gland Jean-Rémy accélère, s’accrochant à ses fesses, il entre et sort le plus vite possible, les gémissements se font cris, il l’attrape soudain aux hanches et s’enfonce profondément en elle, la pilonnant sans cesse en de longs coups de boutoir.

Jérémy n’en peut plus, le spectacle, sa main s’activant sur son sexe, leurs cris, son corps ne lui obéit plus, il vient dans un râle impossible à endiguer, un long jet de sperme chaud se perdant devant lui dans les hautes herbes.
Il la voit jouir une fois encore, le duc lève la tête vers la cime de l’arbre poussant un cri guttural.
Ils jouissent en cette journée de mai, journée anniversaire d’un duel, il y a 400 ans…

Juste le temps pour elle de se redresser, le temps d’un baiser effleuré sur le coin de la bouche et elle se retrouve seule assise au pied de l’arbre bruissant d’une brise insolente la couvrant du pollen des fleurs.
A t-elle rêvé ? Que s’est-il passé, elle ne se posera pas la question, vite se rhabiller, essayer de mettre de l’ordre extérieurement mais en gardant cet agréable désordre intérieur !
Elle se lève, s’étire, s’avance vers le lac, jamais il ne lui a paru aussi beau, jamais soleil n’a été aussi doux à sa peau.

Un « Pardon madame » la sort de sa rêverie, Jérémy est là à côté d’elle, « Vous n’auriez pas oublié ce livre d’histoire au pied du tilleul ? »

- « Non j’aime beaucoup l histoire mais il ne m’appartient pas »
- « C’est drôle, je suis prof d’histoire » (je ne me suis pas trompé elle est vraiment très belle)
- « Ah oui ? J’aurais peut-être une question à vous poser » (quel charme cet homme)
- « On peut faire un bout de chemin ensemble ? J’étais en train de faire le tour du lac. »
- « Avec plaisir, Je m’appelle Anne-Lyse »
- « Enchanté, moi c’est Jean-Rémy, heu, Jérémy ! » (Quel lapsus !)

Peut-être lui racontera t-il un jour l’histoire du duc de Lachenal et de la douce Lysanne…



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