L'OMBRE D'UN DOUTE

par HERVE43



Ce n'était pas exactement le jour de l'anniversaire de Sophie mais Frédéric avait organisé ce samedi pour lui réserver une journée spéciale. Une surprise. Elle savait juste, qu'elle devait être disponible et qu'il s'occuperait, de tout.En début d'après midi, elle alla conduire les enfants chez les grands-parents à qui Fred avait confié la garde. Elle pouvait prendre son temps, il en profitait pour peaufiner son organisation. Quand elle rentra, il flottait, dans la maison, une bonne odeur de cuisine. La table était dressée avec une jolie vaisselle ; un bouquet de fleurs magnifiques trônait sur la table.

Dans la salle de bain, une baignoire pleine d'eau chaude et parfumée l'attendait. Même sa tenue, pour la soirée, était prête.Elle profita longuement du bain. Fred restait auprès d'elle, lui faisant, la conversation, tranquillement. Accessoirement, il lui savonna le dos. Il l'aida aussi à s'essuyer, en la frottant, avec une immense serviette épaisse et douce qui sentait bon l'adoucissant.

Toute fraîche, bien coiffée, maquillée, elle enfila la tenue qu'il avait choisie. Un ensemble de sous-vêtements noirs en dentelle et une petite robe, en soie noire, elle aussi. Ils avaient acheté, ensemble, cette robe de style chinois, noire avec des dragons rouges, brodés et un nombre incalculable de petits boutons pour la fermer, de bas en haut.Ils dînèrent, en tête-à-tête, au champagne. Elle aimait cette boisson qui lui faisait un peu tourner la tête. Lui se modéra car il devait conduire, dans la soirée, pour la surprise.

Il était encore assez tôt à la fin du repas. Il lui annonça que les surprises commençaient. Le début de la soirée l'avait tellement charmée qu'elle accepta de jouer le jeu avec plaisir.Il lui banda les yeux, avec un tissu noir, doux et épais. Il avait pris soin de vérifier qu'il la rendait totalement aveugle.

Il l'emmena en voiture et ils roulèrent un moment. Désorientée, dans le noir, elle n'avait pas vraiment idée de la distance parcourue. Arrivés à destination, il l'accompagna, en lui tenant le bras. Elle eut l'impression de traverser un hall d'immeuble ou d'hôtel, un ascenseur ensuite, puis ils entrèrent dans une chambre ou un appartement. Elle pensait qu'il allait lui ôter le bandeau mais non, elle devait le garder pour toute la soirée.Elle écoutait attentive. Elle entendit le bruit caractéristique d'une bouteille de champagne qu'on débouche puis il lui remit une flûte fraîche, dans les mains. Ils burent, un peu, puis s'embrassèrent, longuement, comme des amoureux.

Il annonça le début des choses sérieuses.Il la couvrait de baisers et déboutonnait, doucement, la robe. Dans son obscurité, elle se régalait de cette situation, si changeante, de la routine quotidienne. Bientôt la robe glissa puis l'ensemble noir, sous les mains caressantes de son homme.Elle se sentait, bien nue, près de lui, entre ses bras protecteurs et aimants.

Il la mena, ensuite, jusqu'à un grand lit. Après quelques caresses encore, il lui réclama une faveur. Il lui chuchota à l'oreille ce qu'elle devait faire et s'éloigna.Le sourire aux lèvres, elle s'exécuta, de bonne grâce et entreprit de se caresser, sous ses yeux. C'était un de leurs jeux préférés et le faire, dans un lieu inconnu, y ajoutait un piment spécial qui la troublait, plus encore. Son corps, sous ses doigts, réagissait parfaitement. Elle contrôlait son plaisir, comme seule, une femme peut le faire. Elle prit soin aussi d'ouvrir les cuisses, plus largement, que nécessaire, pour le faire profiter de cette scène érotique, qu'il appréciait tant.

Après un moment, elle l'entendit s'approcher. Il prit fermement, chacun de ses poignés et les emprisonna, dans des menottes, fixées au lit, apparemment, muni de barreaux. Elle lui parla, faussement inquiète, de ce qui allait lui arriver, mais il resta silencieux.Nue, attachée, sur le lit, à sa merci, elle attendait la suite.

La suite ne se fit pas attendre. Elle sentit ses mains, enduites d'huile de massage, se poser sur elle. Elles étaient douces, chaudes et glissantes, la massaient, un peu partout, les épaules, le ventre, les cuisses, les jambes mais évitaient, avec attention, les zones sensibles, de ses seins et de son bas ventre. Elle était partagée entre le désir de prolonger, à l'infini, ce contact délicieux qui la faisait se sentir si bien et son corps de femme qui lui, maintenant, en demandait plus. Il réclamait de passer du sensuel au sexuel, désirant être satisfait.Un instant, il ne se passa plus rien. Les mains avaient quitté son corps, puis il y eut comme une explosion, en Elle, quand elles vinrent se poser, sur sa poitrine. Elle avait presque oublié que ses seins pouvaient être, si sensibles et lui faire tant d'effets. Elle faillit chavirer lorsqu'il lui pinça, doucement, les tétons et ne put retenir, un soupir.

Petit à petit, les mains descendaient. Elle connaissait leur destination mais ne pouvait rien faire pour hâter leur mouvement. Enfin, elles arrivèrent dans ce doux triangle bouclé et le flattèrent, un moment, puis, plus bas. Mais son homme se jouait d'elle. Alors qu'elle n'avait pas ressenti une telle envie d'être pénétrée, prise, fouillée, depuis longtemps, il se contentait de l'effleurer, d'à peine la titiller. Elle se sentait comme au supplice, il faisait durer son tourment alors qu'il ne pouvait pas ignorer son désir et son envie.

Il la quitta. Elle tendait l'oreille attentive à ce qu'il pouvait faire. Elle perçut le bruit de vêtements que l'on ôte, d'autres, tout légers, moins identifiables.Il vint s'agenouiller, sur sa poitrine, délicatement, sans s'appuyer sur elle. Il prit sa tête entre ses mains et la tira, doucement, vers lui. Elle comprit ce qu'il attendait d'elle et entrouvrit la bouche, prête à exécuter une douce vengeance, sur celui qui lui avait donné, déjà, tant de plaisir. Prête à lui offrir cette si belle caresse, elle fut surprise par l'odeur de vanille puis, par cette texture, entre ses lèvres. Un préservatif !!!

Mais pourquoi donc son propre mari avait-il besoin de mettre un préservatif avec sa femme ?Dans cette action, si intime qu'elle prodiguait, un doute, soudain, la parcourut. Etait-ce bien lui ? Une foule de souvenirs remontait en surface. Dont ce fantasme dont ils avaient parlé, qu'elle soit prise, par un inconnu, devant lui. Aurait-il osé ? Ou alors ce jeune collègue, qu'elle trouvait si mignon ? Elle avait souvent dit, en blaguant, qu'elle en ferait bien une "roue de secours". Mais c'était si bon, ce sexe dur, dans sa bouche quelque soit celui à qui il puisse appartenir. Comment être sure ?

Ce membre lui semblait différent, de celui de son mari, plus gros, peut être ? Mais les yeux bandés, dans cette position, les sensations sont différentes. Et s'il avait mis un préservatif, justement, pour la faire douter, exprès ? Il en était bien capable. Oui, sans doute, c'était cela, les autres possibilités. Il n'aurait pas osé. Elle pouvait sans retenue lui offrir les délices de sa bouche experte.L'homme soufflait fort, pris par les plaisirs de sa maîtresse, entravée, mais il se retint. Il se retira de sa bouche et entreprit une cascade de baisers qui descendaient de son cou, vers sa poitrine, vers son ventre, plus bas encore.

Elle se sentait comme électrisée de tant de baisers et d'attentions et puis ce doute quant même qui subsistait. S'il avait parlé, s'il l'avait embrassée, sur la bouche, elle l'aurait reconnu, à coup sur, mais là, c'était des mains, des lèvres, une langue anonyme qui lui soutiraient du plaisir, juste du plaisir.

L'homme s'était installé entre ses jambes. Enfin, elle se dit qu'il allait la prendre. Mais non, pas encore. Il lui fit basculer les hanches, sur le coté, il lui fit plier, bien haut, une cuisse et il entama le plus doux des baisers, dans sa plus secrète intimité.

Elle cria, au premier contact de sa langue, sur ses lèvres et crut mourir, quand cette exploration se prolongea, longtemps, variant les contacts et les pressions. Avait-elle déjà autant aimé, être ainsi léchée, embrassée ?

Elle pensait avoir atteint, déjà, un maximum de sensations mais elles augmentèrent encore, quand il introduisit un doigt, dans son sexe impatient et laissa dériver sa langue, vers son orifice, le plus protégé. Elle, d'habitude, pas trop friande de caresses entre les fesses mais toute prise à son plaisir qui ne cessait de monter, elle n'avait plus la force de repousser cet amant entreprenant, et puis, ce ne sont que des baisers, des contacts du bout de la langue, ce n'est pas comme s'il voulait la posséder. L'idée l'effleura mais curieusement ne la choqua plus, tout avait déjà été, si bon, que même cela, pouvait se faire, peut-être, s'il voulait.

Sa bouche s'éloignait, elle le sentait bouger, s'approcher. Il ouvrait davantage encore sa cuisse. Elle sentait que de sa main il guidait son sexe en elle. Il allait la prendre dans cette position, un peu, en travers. Comme il veut, se dit-elle, mais qu'il me prenne !Le cruel la martyrisait encore. Il voyageait, doucement, en doux va et vient, juste à l'entrée de ce fruit mur, impatient. Cela lui semblait une éternité et sa position lui interdisait de maîtriser la pénétration de son amant. Lui avait tous les avantages et pouvait, à loisirs, utiliser ses mains et ses doigts, pour caresser son clitoris sensible, d'un coté, de l'autre, exercer une pression, de plus en plus sensible, sur la pastille rose, qu'il avait si bien attendri et lubrifié.

Maintenant ça y est !!! Il est en elle, vraiment, au plus profond et il la prends avec force comme elle l'attendait depuis si longtemps. Elle se mord les lèvres pour ne pas crier, c'est si bon. Mais cela est si bon qu'il a profité de cette accélération pour la pénétrer là aussi d'un doigt. Elle aime tout ce qu'il lui fait lui, mais qui est-ce ?



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