MME LA COMTESSE SE DEVERGONDE

par PHILIPPE


Depuis notre petite aventure dans le rendez-vous de chasse, j’ai la nette impression que Madame cherche à m’éviter. Nos contacts se limitent à une transmission sèche de ses instructions, quand encore elle ne me les fait pas suivre par Juliette.

Dimanche dernier, je ne sais quelle fantaisie lui a pris ; elle m’a demandé de la conduire à V…. pour assister à la messe. Par curiosité, je suis entré dans l’église vers la fin de l’office : elle était en train de se confesser. Le poids de ce qu’elle doit considérer comme son péché devenait sans doute trop lourd. Pas bon pour moi, tout cela. Encore qu’à la sortie, je l’ai aperçue qui échangeait un sourire presque égrillard avec une inconnue. Je n’y comprends goutte.

Comme chaque jour désormais, elle est partie de bonne heure pour une longue promenade à cheval. S’étourdirait-elle dans ces chevauchées solitaires ? A moins qu’elle ne prenne au frottement de la selle à un rythme cadencé un certain plaisir. Juliette pense que ce pourrait être cela.

En tout cas, je suis venu traîner vers les écuries. La voici de retour ; je laisse passer un peu de temps et m’approche des boxes. Elle est en train de bouchonner sa jument alezane, une bête magnifique.

« Madame a-t-elle besoin d’aide ? » Je n’attends pas la réponse, saisis un bouchon de paille et commence à en frotter moi aussi la robe écumante. Je lui jette un coup d’œil : sa respiration est rapide, sa poitrine se soulève par saccades. Nous sommes très près l’un de l’autre, sans qu’elle cherche à m’éviter, mais sans non plus me regarder.

Il fait chaud dans l’écurie ; l’air se remplit de la moiteur de la sueur de l’animal. Il règne une odeur forte, presque fauve ; dans le box voisin, un superbe étalon, que le retour de la jument a manifestement excité, racle le sol, hennit. Le désir animal est palpable ; je me sens envahi par cette ambiance de rut.

Nous sommes tout près l’un de l’autre. Mathilde est manifestement sensible elle aussi à cette atmosphère : ses seins se soulèvent à un rythme de plus en plus rapide, tandis qu’elle continue d’un geste machinal à frotter le flanc de l’animal. Ma main vient se poser sur la sienne : elle sursaute, mais ne se dégage pas.

Tournée vers moi, elle plonge ses yeux dans les miens. Mon Dieu, ce regard, ce bleu si pur, voilé par le formidable désir qui s’est emparé d’elle. Je l’attire à moi, l’enlace ; elle s’abandonne, me laisse m’emparer de ses lèvres et répond passionnément à mon baiser. Nous sommes collés contre le flanc de sa jument, dont la chaleur nous envahit. J’ai l’impression que nous faisons corps avec l’animal.

Nos bouches et nos langues n’en finissent pas de se retrouver, se suçotent, se mordillent, se boivent, s’enroulent. Pressée contre moi, elle sent la montée de mon désir, l’accompagne en se frottant sur mon ventre, en creusant les reins pour mieux me sentir.

Mon sexe me fait presque mal ; il me la faut, là, maintenant, sans attendre. Je sais qu’elle aussi ne peut plus patienter, qu’elle n’est que désir, envie du mâle, besoin d’être pénétrée, de se sentir envahie , de s’accorder au grand mystère de la nature, de répondre par son abandon aux gémissements de l’étalon.

Des bottes de paille sont entassées dans un coin. Nous nous laissons tomber dessus. D’un geste brutal, je soulève sa jupe, arrache ses sous-vêtements. Je baisse rapidement pantalon et caleçon et me précipite sur elle, qui a largement écarté ses cuisses.

Elle soulève légèrement les reins pour venir à la rencontre de mon sexe, bandé comme jamais. Instinctivement, comme le ferait l’étalon avec sa jument, je trouve mon chemin. La liqueur qui coule en abondance de son fruit d’amour me permet de la pénétrer d’une violente poussée. Elle vient nouer ses jambes autour de ma taille.

Enfin je la retrouve. Enfin je suis en elle. Je savoure avec plénitude ce moment divin : mon gland collé au fond de son vagin, mon sexe pressé entre ses muscles intimes, que je sens se contracter avec volupté.

Lentement je me retire, sors entièrement de son corps. Elle gémit, me veut en elle à nouveau. Alors, tout doucement, mon gland turgescent vient écarter ses lèvres, se glisse dans la moiteur de sa chatte, là, oui, sans se presser, savourant chaque centimètre parcouru dans cet étui soyeux. Et revenant se loger tout au fond, retrouvant sa place, la place qui lui a toujours été destinée.

Dans ses yeux, je lis à la fois le désir et une volonté farouche de s’abandonner à ces sensations nouvelles, de se livrer sans retenue au plaisir. Dès que je me retire, elle cambre les reins pour revenir se coller contre moi, pour me sentir à nouveau en elle, pour quêter cette pénétration, qui la ravit, l’emporte dans un univers nouveau, dont elle a manifestement décidé de faire son délice.

J’accélère mes mouvements, ne lui laissant plus aucun répit. Oh, ouiiii, que c’est bon, sa chatte est une merveille de douceur. A chaque coup de boutoir, j’ai l’impression de pénétrer plus avant, plus loin, dans cet abîme de délices. Je sens ses ongles qui me labourent le dos. Elle module un gémissement continu, me supplie de continuer, de ne pas la laisser, de l’emporter vers cette infinité de bonheur.

La sentant sur le point de jouir, je colle ma bouche sur la sienne pour empêcher ses cris d’ameuter du monde. Là, oui, je la sens venir, ses muscles se contractent spasmodiquement sur ma verge ; ses reins se creusent, son visage s’empourpre, ses yeux sont quasiment révulsés.

Je me sens proche de l’explosion aussi, me retire prestement, et viens me répandre sur la paille. Nous retombons côte à côte, apaisés, heureux. Rapidement, elle se relève, rajuste ses vêtements et se sauve en courant vers le château. J’attends quelques instants, me rhabille, viens finir de bouchonner la jument, qui en aurait de bien belles à raconter. Un bruit de pas me fait sursauter. Quelqu’un aurait-il assisté à nos ébats ? Non, personne, apparemment.


Plusieurs jours ont passé. Par de savantes allusions, Juliette m’a fait comprendre que c’était elle qui avait surpris ma petite séance avec la patronne. Elle a été jusqu’à m’avouer qu’elle en avait été très excitée, et s’était caressée en nous regardant, jusqu’à jouissance. Ce récit nous met dans une forme splendide, et nous faisons l’amour comme des fous.

Tendrement lovée dans mes bras, ma belle amante me raconte que la patronne semble avoir beaucoup évolué en matière de sexualité. Voilà quelques jours, elle n’a pas protesté lorsque, apparemment par inadvertance, Juliette lui a légèrement caressé les seins. Et à plusieurs reprises, en la déshabillant le soir, elle l’a trouvée mamelons érigés, et culotte un peu humide.

Ce matin, je me retrouve à nouveau près des écuries. Madame descend de cheval, me passe les rênes, et, se penchant vers moi, me dit dans un souffle : « Ce soir, chez moi, à dix heures. » Et elle disparaît.

Inutile de décrire la journée que je passe. J’hésite à prévenir Juliette, y renonce.

Enfin dix heures. Je suis entré par derrière, gravis l’escalier. Ces pièces si familières prennent un aspect un peu fantomatique. Je sursaute au moindre craquement. Enfin, sa chambre. Je gratte légèrement. Elle devait guetter, la porte s’ouvre instantanément.

La pièce est plongée dans une semi pénombre, mais sa présence suffit à l’illuminer. Vêtue d’une longue chemise de nuit légèrement décolletée, elle est encore mille fois plus belle que dans mon souvenir ; ses yeux brillent d’une lumière irréelle, comme venant de l’intérieur de son être.

Un peu gauche, je ne sais quelle attitude adopter : je suis dans la chambre de la patronne ! Ce ne sont plus des bottes de paille dans une écurie.

Elle me prend la main, me guide doucement vers le lit, noue ses bras autour de mon cou, m’offre ses lèvres, que j’effleure presque chastement. Elle se dégage, me regarde en souriant.

« Laisse moi te déshabiller. »

Sans attendre une réponse qu’elle connaît, elle me débarrasse de ma veste, s’attaque aux boutons de ma chemise, me la passe par-dessus la tête. D’une main hésitante, elle vient me caresser le torse, s’attarde sur mes tétons, les sent durcir.

Elle me lance un regard interrogateur.

« Oui, caresse les, j’aime ça. »

Ses doigts viennent alors m’agacer le bout des seins, elle les griffe tout doucement avec ses ongles. L’excitation monte en moi, je sens mon sexe durcir. Sa bouche vient maintenant se poser sur mon torse, sa langue titille mes mamelons bien érigés.

En même temps, ses mains se sont posées sur mon ventre, je la sens qui déboucle mon ceinturon, s’attaque aux boutons de la braguette. La voilà à genoux devant moi. D’un geste rapide, elle baisse mon pantalon, et fait subir le même sort au caleçon ; je l’aide à m’en débarrasser. Me voici entièrement nu devant elle, son visage à hauteur de mon sexe déjà bien gonflé, presque à l’horizontale.

Timidement, en hésitant, elle y porte la main, en apprécie la consistance, le malaxe un peu brutalement. Elle n’a manifestement pas l’habitude de ce genre de caresse. Elle se relève, me pousse vers le lit, m’oblige à m’y allonger. Nu, sur le dos, je suis totalement livré à son bon vouloir.
Elle se débarrasse de sa chemise de nuit et vient s’allonger près de moi, se penche sur mon corps. Je sens ses yeux rivés sur mon sexe à demi érigé. Presque avec méfiance, elle le touche, le parcourt du doigt. Je frémis, il durcit, s’étire. Elle s’enhardit, le prend entre ses doigts si fins. Le coquin en profite, le voilà maintenant bien bandé, le gland presque décalotté.

Elle me regarde, hésitante, n’osant pas aller plus loin.

« Oui, branle moi, c’est bon, tu sais. »

Sa main se presse sur ma queue, entame un mouvement vers le bas, tirant la peau avec force.

« Hummm, non, doucement, attends, je te montre. »

Je pose ma main sur la sienne, lui fais relâcher sa pression. Je la guide, descends, remonte. Elle apprend vite, je peux la laisser faire maintenant. Oh que c’est bon ; sa main sur moi, ses mouvements lents, rapides, lents à nouveau. Elle est penchée, attentive à ses gestes, comme une bonne élève appliquée à sa page d’écriture.

« Suce moi. »

« Non, pas ça, s’il te plait. »

« Juste un petit bisou dessus, alors. »

Un peu à regret, elle vient poser furtivement ses lèvres sur le bout de mon gland, puis les retire très vite, me reprenant en main. J’ai fermé les yeux, tout à la douceur du moment.

Mais, que se passe-t-il ? Elle a changé d’avis ? Je sens mon sexe englouti dans une bouche chaude. J’ouvre les yeux et reste stupéfait.

Entièrement nue elle aussi, Juliette est allongée de l’autre côté : c’est elle qui s’est emparée de ma queue !

« Regardez, madame. C’est bon, vous savez, voyez comme ça m’excite, mes seins sont tout gonflés, mon sexe est trempé. Essayez, c’est merveilleux. »

Et elle tend mon dard à notre patronne.

Mathilde hésite un peu, puis brusquement, arrondit les lèvres, prend ma verge et l’absorbe. Un peu maladroite, elle reste d’abord sans rien faire.

« Faites comme si c’était une glace, madame. Sucez la, doucement, passez votre langue dessus, enveloppez la avec. Oui, comme ça, c’est bien ; regardez le, comme il aime. Continuez. »

Décidément, la coquine est douée pour les jeux de l’amour. Elle a vite compris la manœuvre et me taille une pipe d’enfer.

Juliette se sent un peu frustrée, pose ses doigts sur la base de mon sexe, vient me caresser les boules. Oh là là, ces deux femmes penchées sur moi, appliquées à mon plaisir, et au leur en même temps. Mathilde s’est rendue compte de ce que fait Juliette, elle vient poser sa main elle aussi. C’est alors Juliette qui me reprend en bouche. Je sens que je ne vais plus tenir longtemps à ce rythme. Juliette s’en est rendue compte ; elle laisse Mathilde la remplacer et revient me branler la base. Son doigt vient s’égarer sur ma rosette, s’y enfonce.

C’est trop fort, j’en peux plus. Je sens le foutre qui monte, et avant d’avoir pu esquisser le moindre geste, je lâche une première giclée, qui vient se répandre dans la bouche de la baronne.

Elle se retire vivement ; Juliette me prend entre ses doigts et presse ma queue tendrement pour la vider de tout son sperme. Les yeux presque révulsés, Mathilde regarde ce spectacle. Sa main est coincée entre ses cuisses.

Nous voici étalés sur le lit, mélangés. Juliette vient se mettre à côté de la baronne. Mine de rien, elle passe sa main sur son flanc, s’égare sur un sein encore gonflé, vient en taquiner la pointe. Mathilde l’écarte, mais ma tendre maîtresse n’est pas du style à se décourager.

Elle se penche sur ce corps somptueux, approche sa bouche de l’autre bouche, vient s’y poser. Mathilde secoue la tête, veut s’échapper, mais rien à faire. Alors, elle se laisse aller, et les deux femmes échangent un long baiser. Leurs jambes se sont mêlées, Juliette s’allonge sur Mathilde, frotte ses seins lourds sur sa poitrine.

En même temps, j’aperçois sa main, qui descend sur le ventre, vient ébouriffer la blonde toison vaporeuse, se pose entre les cuisses. Mathilde se crispe, cherche à éloigner cette main tentatrice.


« Laisse toi faire, tu vas voir comme c’est bon. Me dis pas qu’au pensionnat, ça ne t’est jamais arrivé. Et puis t’en as envie, j’ai senti comme tu mouilles. »

« Laisse moi, Juliette ; non, il faut pas. Oh, tu es folle, arrête ; et puis on n’est pas seules. »

« Hummm, je sais bien, ça m’excite qu’il nous regarde. Toi aussi, ça t’excite, mais tu veux pas l’avouer. Tu vas voir comme on va bien jouir toutes les deux. »

D’un seul coup, les défenses tombent, les cuisses serrées s’écartent, le doigt de Juliette entame une folle sarabande, tourne autour du clito, pénètre la chatte, revient au bouton. Mathilde module une longue plainte de bonheur.

Ma maîtresse vient s’agenouiller entre les jambes offertes, se penche, pose sa bouche sur ces tendres lèvres, qui n’attendaient que ce baiser. La baronne se cambre à la rencontre de cette langue, la veut en elle, profondément.

Mais Juliette l’abandonne, se relève.

« Toutes les deux, ensemble. Fais moi jouir aussi. Viens sur moi, suce moi mon minou. »

Elle se couche, jambes écartées, sexe impudiquement offert à la convoitise de son amante. Elle en a profité pour me faire un clin d’œil complice, qui m’étonne un peu.

Mathilde s’allonge sur elle, tête-bêche, vient enfouir sa tête entre les cuisses offertes, descend lentement sur l’autre corps féminin.

Le spectacle de ces deux femmes en train de se gougnotter ne me laisse pas indifférent. J’ai repris vigueur pendant ce petit intermède et je bande à nouveau. Machinalement, je me caresse la queue, la mets bien en forme.

Hummm, la vision des fesses de Mathilde ; quel spectacle ! Bien rondes, fermes, les hanches larges. Bon sang, je comprends pourquoi Juliette a voulu la laisser au-dessus. Je me branle lentement, excité aussi par le son des gémissements et des encouragements qu’elles échangent, surtout Juliette d
’ailleurs.

« Oh oui, tu es bonne, donne moi ta chatte, je veux te boire, te lécher, partout. Hummmm, oh que tu suces bien. Là, mon bouton, encore, n’arrête pas. »

Je n’en peux plus. Je viens me placer derrière Mathilde ; je vois le visage de Juliette entre ses cuisses, ses mains agrippées aux fesses. Oh, elle lui glisse un doigt. Eh bien. Et cette fois la baronne ne se défend pas ; bien au contraire, la situation semble lui plaire. Au point qu’elle soulève un peu le bassin.

J’ai pris ma bite en main, m’approche lentement. Juliette a compris, elle abandonne la chatte, me laissant la place, toute trempée. Je me positionne et, d’un seul coup, j’enfonce mon dard au fond du vagin grand ouvert.

Un sursaut, un mouvement pour se débarrasser de l’intrus, mais en même temps, je l’ai saisie aux hanches.

« Non, je ne veux pas, laissez moi. Oh, que faites vous ? Hummmm, nonnnn, oh, c’est bon, ouiiiiiiiiiii, continue, encore. »

Je la pilonne à grands coups, mes mouvements sont de plus en plus rapides. Placée par en dessous, Juliette continue de lui donner de petits coups de langue sur le clito.

« C’est trop bon, j’en peux plus. Juliette, oui, oh que tu me fais du bien. Oui, j’en veux encore, au fond, là, sa queue…… »

Sentant la jouissance proche, Juliette me saisit les bourses à pleines mains, les presse légèrement. Je ne peux plus résister. Arc-bouté au fond du vagin de Mathilde, je me déverse en elle en de puissants jets brûlants.

De longs râles de jouissance ; nous nous écroulons sur le lit, mêlés les uns aux autres, anéantis par le plaisir.


Plusieurs mois plus tard, Juliette, un jour d’abandon, m’avouera que mon aventure avec Mathilde dans le rendez-vous de chasse l’avait d’abord rendue furieuse. Et puis, en y réfléchissant, elle avait décidé de favoriser notre liaison. Dès le début, quand elle avait commencé à travailler au château, elle avait senti monter en elle un puissant désir pour sa patronne, une envie folle de faire l’amour avec elle. Mais elle ne voyait pas comment s’y prendre ; elle devinait intuitivement que Mathilde en avait envie aussi, mais inconsciemment.

Elle s’arrangea donc pour encourager indirectement cette relation entre son amant et sa patronne : celle-ci se « dessalerait » un peu, et plus ouverte aux jeux de l’amour, deviendrait une proie plus facile à conquérir. Son raisonnement était juste, plus même qu’elle ne l’avait cru : elle n’aurait jamais espéré arriver si vite à ses fins.

Notre petit trio dura pas mal de temps, puis le baron partit à l’étranger, avec madame. J’épousai Juliette, mais nous avons toujours gardé un souvenir attendri de ce premier jour de notre amour à trois.

OOOOO



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