HOTEL DES CYGNES

par MARTIN


La jeune fille est allongée sur le grand lit en faux bois de chêne. Une chemise de garçon trop grande pour elle enveloppe son corps nu, nu à l'exception d'une culotte en soie blanche que l'on aperçoit entre ses jambes car elles sont légèrement repliées et largement ouvertes. Anne est là depuis un bon moment, dans cette chambre d'hôtel modeste mais confortable, à la vue imprenable sur le lac. Les volets sont à demi fermés, laissant passer une lumière diffuse. Le ronronnement du ventilateur couvre à peine les bruits de la rue. La jeune fille est calme même si son ventre brûle de l'intérieur. Elle attend. Ou plutôt se regarde attendre, spectatrice de son propre destin, dans ce moment dont elle rêve depuis toujours.

Son esprit vagabonde. Elle se revoie prendre le train, ce matin, monter dans ce wagon vide, excitée comme un enfant, mais le ventre noué par la peur de l'inconnu. Elle n'ira pas voir sa copine comme elle l'a dit à sa mère. Mais elle n'a pas de remord. Ce mensonge sera une délivrance. Anne pense qu'elle a plutôt bien assumé cette décision. Louer la chambre a été en revanche plus incommode que prévu. Le réceptionniste lui a demandé si elle était seule. Elle a dit oui en pensant très fort non. Puis elle s'est reprise pour expliquer que peut être non, bref qu'il lui fallait une chambre avec un grand lit, car on ne savait jamais. Elle s'est un peu embrouillée et ses joues ont rosi. Mais comment expliquer à ce jeune étudiant boutonneux que dans une heure, un homme qu'elle n'a jamais vu viendrait la rejoindre pour lui offrir le cadeau qu'elle attend depuis si longtemps.

Le jeune fille tend son bras et cherche sur la table le dernier émail envoyé par Antoine, il y a deux jours. Elle veut le relire encore une fois. Oui c'est sûr, il confirme qu'il sera bien à l'hôtel des Cygnes vendredi à 15 heures. Il est 14:50. Il sera là d'ici peu. Une bouffée de chaleur traverse son corps et monte dans sa gorge. Antoine, c'est cet inconnu qui depuis un mois l'abreuve de mots doux et chauds à la fois. Cet homme, dont elle ne sait que peu de choses, est devenu ce qu'elle appelle son amant virtuel. C'est vrai que Antoine lui écrit des histoires érotiques qui la bouleversent à chaque lecture et lui procure des sensations exquises dans le bas ventre. Anne aime passionnément les histoires de sexe, les hommes, leurs corps, les femmes aussi, les plaisirs érotiques sous toutes leurs formes.

Pourtant, étrangement, à 22 ans, son corps n'a jamais vraiment connu la sensation de l'étreinte physique avec un homme. Certes, elle a bien embrassé son cousin lorsqu'ils étaient en vacances ensemble, sous la tente, une nuit d'été mémorable. Il y eut aussi cet homme âgé qu'elle avait rencontré un soir de bal dans la banlieue de Grenoble et qui lui avait caressé longuement les seins dans sa voiture. Mais sa main n'a jamais caressé un sexe tendu par le plaisir. Et puis elle rêve à se plaisir coupable, à cette envie de voir un sexe s'ouvrir une brèche dans ses reins, à ce désir qu'elle n'a confié à personne. Et ce manque est pour elle une terrible blessure qui la fait souffrir plus que tout, malgré les violents orgasmes qu'elle a appris à faire monter en elle et qui la soulève de terre à chaque fois. Anne a appris à jouer avec des sexes de plastiques dures, que l'on vend par correspondance. Et elle n'est donc plus vierge au sens clinique du terme. Mais ses seins réclament des caresses. Son ventre appelle. Sa libido explose. Et personne pour en parler. Anne n'a pas d'entourage à qui confier ses misères, surtout pas ses parents pour qui le mot sexe est tabous. Alors Antoine est devenu cette fenêtre ouverte vers un univers de liberté, un espace de paroles et de confidences qui débloque en elle des années de refoulement. SON Antoine est une oreille qui écoute, un exutoire de fantasmes, une page blanche où se posent des mots crus. Jusqu'au jour où il lui a proposé l'idée de cette rencontre dans un hôtel, rien que tous les deux, elle nue, l'attendant.

Anne se sent maintenant un peu nerveuse. Son excitation est physique mais aussi mentale. Elle a passé toute la journée d'hier à se faire belle. Elle a même taillé la toison de son ventre, un peu, parce qu'elle sait que Antoine aime ça, il lui a dit dans un émail. Elle s'est également enduit les seins d'une huile spéciale pour les rendre plus doux. Anne a envie de se toucher, de glisser une main entre ses cuisses. Elle n'en peut plus d'attendre... il est 14:59...

Comme convenu, la porte n'est pas fermée à clé. Soudain elle s'ouvre, il entre. Antoine est là. Il est plutôt grand, la trentaine, élégamment habillé, les cheveux courts. Il parait fort, son cou est musclé, mais son regard est calme, ce qui rassure la jeune fille. Moment étrange, où les visages se découvrent, où s'établissent les premières impressions, où le cœur bat à cent à l'heure. Il pose un sac à l'entrée de la pièce et marche doucement vers le lit, puis s'assit sur le bord. Il lui sourit et lui dit bonjour. Anne est tétanisée par l'instant et par cet homme arrivé de nul part, fait de chairs et d'os. Est-il comme elle l'imaginait ? Elle ne peut pas penser, pas bouger, comme si une chape de plomb la recouvrait entièrement.

Alors Antoine pose sa veste et se met à lui parler doucement. Il lui demande comment elle va, l'interroge sur son voyage, la félicite pour sa coiffure, et prend sa main dans la sienne. Ce premier contact est pour Anne indescriptible et elle sent monter en elle les prémisses d'une violence jouissance qu'elle veut absolument réfréner. Antoine continue de parler et sa main désormais se promène le long des bras, va jusqu'à dans le cou, ce qui procure de délicieuses sensations à Anne, dont la respiration s'est accélérée. L'air entre plus vite dans ses poumons, ce qui gonfle sa poitrine. Antoine regarde le spectacle des seins qui tendent la chemise. "Tes seins sont merveilleux. Puis-je les toucher?" Elle n'a toujours pas parlé, mais fait oui de la tête. "Mais avant, poursuit Antoine, ma main va glisser du cou jusqu'à derrière ton oreille, la caresser, notamment ton petit lobe, puis remonter dans tes cheveux, les soulever comme le ferait le vent, puis redescendre le long de ta joue, tout doucement, pour se poser sur tes douces lèvres". Son majeur fait alors le tour de cette jolie bouche, ni trop petite, ni trop grande. "Ne bouge pas, Anne, je vais poser mes lèvres sur les tiennes." Il se penche, et délicatement recouvre la bouche d'Anne qui écarte instinctivement les cuisses.

Ce premier baiser réveille Anne de sa torpeur qui cherche maintenant de sa langue à entrer profondément dans la gorge de SON homme, le tirant à elle pour l'étreindre et le serrer dans ses bras de toutes ses forces. Antoine se retrouve rapidement sur elle. Et ils s'embrassent fougueusement. Anne a passé ses jambes autour de la taille d'Antoine. Les corps trouvent leurs place, apprennent à se connaître, se découvrent progressivement. Anne parle enfin, heureuse sous le poids des muscles qui écrasent ses seins, son ventre, son mont de vénus, ses cuisses. "Antoine, embrasse moi partout, embrase moi le corps, je suis à toi, comme une esclave". Il quitte tant bien que mal sa chemise et commence alors avec sa langue une inspection en règlede tout son corps. "Je vais te lécher partout, t'embrasser

dans les moindre recoins, dans tes parties les plus intimes et m'attarder sur ton sexe autant que tu me le demanderas. Car aujourd'hui, Anne, c'est la fête. Celle de ton sexe."

Anne est aux anges et gémit. Ses mains caressent les cheveux d'Antoine, l'encourage dans son entreprise. Elle lui donne son corps, le soulève tant qu'elle peut, va au devant de cette langue et de cette bouche qui l'auscultent dans ses moindres détails. Elle émet des râles de bonheur lorsque la langue, les doigts, les cuises d'Antoine touchent ci et là un endroit plus sensible que les autres. Il est agenouillé entre ses jambes, le torse nu. Auparavant, il lui a relevé la tête à l'aide d'un oreiller pour qu'elle puisse mieux suivre ses caresses buccales. Elle a ainsi adoré le voir ouvrir un à un les boutons de sa chemise, comme s'il la déshabillait en entier. Elle a su qu'il prenait un pied fou à le faire, qu'il aimait la voir les seins à l'air. Leurs regards se sont alors croisés, brillant, intenses. Ils a alors mis une main sur chaque sein, et dans un mouvement lent, a commencé à les lui caresser. Anne regardait ses seins pressés, chauffés, aimés, le ventre de plus en plus chaud. Son ventre commençait à bouger, et ses mains à elles cherchaient à caresser les cuisses de Antoine. Il a alors posé ses lèvres sur ses tétons dures, tendus, et les a mordillé. Anne a lâché un cri de plaisir plus fort que les autres. Elle se mordait les lèvres pour ne pas crier. " Anne je veux te voir te caresser toi-même les seins. Prends les. Montre moi comment tu fais lorsque tu es seule dans ta chambre et que tu te caresses en pensant à moi. Moi, je vais continuer ma descente vers ta petite chatte si mignonne. "

La chambre sent l'amour. La transpiration des sexes dégage une odeur particulière. Anne, à la demande d'Antoine, a complètement écarté ses cuisses. Il est couché au milieu et avec sa langue, aidé de ses doigts, il masturbe le sexe d'Anne. Après avoir longtemps caressé la zone autour des poils, il a plongé sa main dans cette touffe, en la respirant passionnément. Puis avec ses doigts, il a ouvert comme on le fait d'une figue, les lèvres de son sexe, faisant apparaître un clitoris pointé en l'air. Antoine a alors fait le tour de la fente avec sa langue. A l'extérieur d'abord, puis à l'intérieur. Ses deux mains tenaient écartés les lèvres de son ventre. Sa langue a alors plongé dans le puit rose de son vagin, tournant à l'intérieur comme une toupie, comme pour lécher méticuleusement toute le liquide, cette excitation démesurée, qu'Anne laissait couler de son sexe ouvert sans retenu au regard de son amant. Lorsque d'un geste calculé, ce dernier a fait glisser sa langue en direction du clitoris, qu'il la pris dans sa bouche, en le branlant avec sa langue, Anne, qui depuis longtemps refoulait la jouissance, s'est mise à crier pour la première fois, d'un cri profond et durable, pour un orgasme à répétition qui la laissa tremblante plusieurs minutes.

Il est 15:30. Anne reprend ses esprits. Elle regarde Antoine, toujours vêtu de son pantalon mais le torse nu. Il la prend dans ses bras. Elle est si bien, nettoyé de tout ce stress qui l'habite souvent. Anne entreprend alors de le déshabiller. Elle veut le voir nu. Il s'étire à son tour et prend la place sur le lit. Anne est heureuse. Elle qui trouve si beau les corps d'homme, la voilà servi. Ses yeux s'attarde de partout, mais surtout sur le

sexe. Sa main hésite. Alors Antoine la prend et la pose sur son bas ventre. Il bande et Anne tient enfin cette chose si longtemps désirée, à pleines mains, caressant aussi les testicules, presque surprise. Et puis aussitôt, sa bouche veut goûter le suc de la bite, le goût de l'homme, elle veut se remplir la bouche de cette queue trop longtemps rêvé. Anne suce goulûment, avec un excitation extrême. Sa langue est partout, ses mains griffent les fesses d'Antoine, ses seins frôlent les cuisses, sa bouche est pleine. Elle aime ce goût. Anne a les reins cambrés et les fesses en l'air, dans un position des plus érotiques. Antoine aussi est sur le point d'exploser. Mais il ne veut pas là comme ça. Car c'est dans le ventre d'Anne qu'il veut jouir, voir même dans ses reins, car il sait que c 'est ce qu'elle veut.

Lorsque Antoine relève Anne et la couche sur le dos, elle a déjà compris. Antoine s'allonge sur elle et l'embrasse longuement. Leurs sexes sont posés l'un sur l'autre. Alors doucement, tout doucement, Antoine se recule légèrement, et approche des lèvres mouillées, sa verge en béton. Anne a mis ses cuisses très haut dans le dos d'Antoine de telle sorte que ses genoux sont très repliés et que sont ventre est ouvert au possible. Elle sent soudain à l'entrée de son vagin le gland de son amant tourner lentement et se frayer un chemin dans ses chairs intimes gonflées. Elle sert Antoine du plus fort qu'elle peut et ne peut s'empêcher d'enfouir son visage dans son cou. Dans un rythme lent, Antoine commence maintenant à bouger, d'avant en arrière, enfonçant son dard petit à petit, mais toujours plus loin, jusqu'à ce qu'enfin les deux ventres se touchent. Anne a fermé les yeux et des goûtes perlent sur son front. Si Antoine bouge d'un millimètre, elle explose complètement. Elle lui dit et il s'immobile pour de longues minutes de douceur, de bonheur. " Sens moi bien dans ton ventre Anne. Viens doucement. Et détend toi. Ton ventre est si chaud, si doux. " Anne recommence la première à bouger. C'est elle désormais qui bascule son bassin d'avant en arrière, doucement, puis de plus en plus fort, puis presque à la folie, jusqu'à ce qu'elle hurle en pleurant de bonheur, des larmes de joie qui coulent comme dans son sexe inondé, et qu'Antoine joint à cet orgasme sa jouissance de mâle.

Curieusement, un rayon de lumière a traversé les stores et éclaire les seins d'Anne, encore allongée sur le dos. De longues minutes ont passées depuis qu'ils ont fait l'amour. Elle le regarde. Il l'a caresse. Elle lui dit qu'elle est heureuse. L'air est chaud, un peu moite. Ils transpirent. Antoine propose alors de prendre une douche. La salle de bain est grande. L'eau qui coule sur leur corps est apaisante. Ils se serrent dans les bras, s'embrassent, et déjà l'excitation revient. Anne glisse un main entre eux et caresse le sexe d'Antoine qui n'attend que ça. Elle se laisse tomber à genoux, sous la pluie qui coule et lisse ses cheveux. Elle lui sourit et sa bouche boit l'eau qui mouille la verge d'Antoine. Tout en gardant le gland dans sa bouche, et en l'excitant avec sa langue, elle branle la base de ce sexe comme elle ferait pour le faire jouir. Elle voudrait connaître le goût du sperme dans la bouche, le sentir couler sur ses lèvres, se lécher les babines de ce foutre blanc qui l'a si souvent fait rêver. Mais Antoine a d'autres idées en tête. " La prochaine fois, je te promets je te laisserais me boire jusqu'à la lie. Mais maintenant, je veux encore te rendre visite et fendre une dernière fois ton ventre brûlant. "

Il la relève, la retourne et l'appuie contre le mur. Ses mains glissent sous ses seins, caressent les aisselles, s'arrêtent dans le creux des reins. Son sexe est posé sur la raie des fesses d'Anne. C'est une sensation extraordinaire car elle sait que dans un moment ce sexe la pénètrera de tout son long et qu'elle le sentira jusqu'à dans le plus haut de son ventre. Elle ronronne comme une chatte, et se cambre comme jamais. " Tu vas prendre dans ta main mon sexe, Anne, et c'est toi qui va te l'introduire dans le vagin. Cambre toi bien, viens à moi. Tu sens comme elle rentre facilement. Mais j'ai envie de jouir dans tes reins, en te caressant les seins. Tu es d'accord n'est ce pas? Anne acquièse en hochant a tête. Oui elle veut depuis si longtemps. Même si cela doit lui fait un peu mal. Antoine continue: "Tu aimes quand je te tiens par les hanches, que je te caresse les fesses, que je glisse une main et touche le haut de ta fente. Dis moi que tu aimes, Anne, je veux qu'on crie une dernière fois ensemble. Oui, c'est mon doigt qui s'infiltre dans ton petit orifice, il te chauffe, il m'ouvre le passage. Car maintenant, c'est toi qui avec ta main va me guider dans ton petit trou. Vas-y, cabre toi et enfonce doucement, pour que le gland passe en douceur. Oui c'est ça déchaîne toi, bouge dans tous les sens, oui viens!!!!! ton cul est si chaud!! " Le bruit de la douche n'aura pas suffit à couvrir les cris des deux amants, pareils à ceux d'animaux en rut. Et il est probable que le réceptionniste se rappellera de cette jeune fille qui ne savait pas si elle était seule ou non.

La chambre a retrouvé son calme. Antoine est parti comme il est venu. Comme un fantôme. Anne a remis sa culotte et sa trop grande chemise qu'elle aime tellement. Son corps est vide. Elle s'est allongée sur le lit et cherche les odeurs de parfum de SON Antoine, de son corps, de son sexe. Elle a encore en bouche, le goût de son sperme, du moins le pense-t-elle. Son train est dans deux heures. Elle a le temps. La main entre ses cuisses, en se caressant, machinalement, Anne sourit et ferme les yeux.

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