AUPRES DES CHEVAUX

par



Colette avait mis sa robe bleue. Près de vingt ans plus tard, je la retrouvais telle qu’elle m’apparaissait aux premiers temps de notre rencontre. Il était difficile de faire vêtement plus simple que cette robe, elle l’avait d’ailleurs je crois, achetée sur un marché et n’imaginait pas une seconde à cette époque, qu’elle la porterait encore si longtemps après. Il faut dire que j’étais un peu responsable. C’était un petit peu devenu une tenue fétiche et je lui en aurais voulu de s’en séparer.

D’un bleu ciel soutenu, elle couvrait les épaules et le haut des bras et le col boutonné permettait de choisir l’importance du décolleté. La taille soulignée d’une ceinture, elle mettait en valeur les hanches, sans artifices ni plis compliqués. Suffisamment large pour ne pas entraver la marche, elle s’arrêtait juste au-dessus du genou, dévoilant les mollets charmants de ma biche à moi. Sans autres appâts qu’une paire de boucles d’oreilles dorée et le tour de coup en forme de colombe que je lui avais offert aux premiers temps de notre amour, elle était chaussée de ses fameuses « sandales de moine » qui soulignaient à la perfection la finesse de ses pieds. Le vent s’obstinait à mettre un peu de désordre dans ses cheveux et dévoilait épisodiquement ses cuisses blanches.

En cette tiède journée de printemps, nous allions à notre visite quotidienne aux chevaux et, comme d’habitude, elle me devançait d’un pas ou deux ce qui me permettait à son insu, d’observer à loisir le doux balancement de ses hanches et les rebonds joyeux de ses fesses charnues sous la toile. Je suis certain que si elle m’avait su la regarder ainsi, elle en aurait rosi de plaisir. Sous des dehors de « campagnarde » indifférente à la séduction, elle ne détestait pas m’agacer de ses charmes. Je m’amusais à essayer de deviner les dessous qu’elle portait.

Elle avait récemment renouvelé sa collection de petites culottes et de soutiens-gorges et choisissait en fonction de ses tenues les sous-vêtements les mieux adaptés, du coquin au fonctionnel. Je pariais pour un ensemble de coton blanc, simple et confortable. A mon grand désespoir elle n’avait pas réussi à se faire à la mode du string et portait le plus souvent des culottes qui partageaient ses jolies fesses en deux ; je les préférais entières…et à portée de mes mains.

Je n’écoutais plus ce qu’elle me disait. Elle me parlait d’histoires sordides qu’elle côtoyait dans son travail et je préférais me réfugier dans mes pensées, vagabondes et quelque peu libidineuses. Je m’imaginais la caressant, de ses épaules à ses cuisses, descendant mes mains sur ses côtes, contournant ses hanches, palpant ses fesses, remontant jusqu’à son ventre et ses seins…une légère érection, commençait à gêner ma démarche et je m’efforçais d’orienter mon esprit vers des sujets moins sensuel.

Les chevaux étaient dans le pré rond et nous attendaient à la barrière comme chaque jour à la même heure. Nous leur apportions quelques friandises et pendant qu’ils nous tournaient autour pour en avoir le plus possible, nous pouvions à loisir les caresser et vérifier que tout allait bien.

Après ce petit cérémonial, il n’était pas rare qu’ils se paient ce que j’appelais leur « quart d’heure bredin ». Nous aimions ce spectacle mais il fallait, par prudence, se tenir un peu à l’écart pour éviter de prendre un mauvais coup. Courrant en tous sens comme des fous et balançant leurs postérieurs comme leurs antérieurs ils auraient pu nous blesser sans même s’en rendre compte.

J’en profitais pour inspecter le vieux camion qui servait de stock de fourrage l’hiver. En ouvrant la porte, une forte odeur de foin et d’humidité envahit mes narines. Il restait deux ou trois bottes que nous n’avions pas distribuées cet hiver et après les pluies du printemps la moiteur avait gâté le peu de foin qui restait. Il faudrait que je m’occupe de brûler le reliquat.

J’étais entré par l’arrière et l’idée me vint d’ouvrir les volets latéraux pour observer le manège. J’invitais Colette à me rejoindre. Elle s’accouda à la fenêtre pour profiter de la représentation. Elle me présentait son dos à contre jour et sa silhouette se découpait dans la lumière poussiéreuse.

Je me trouvais derrière elle et les idées qui me trottaient dans la tête quand nous montions le chemin, me revenaient d’un seul coup. Je commençais par lui masser les épaules et la racine du cou. Au début, presque indifférente, toute à son divertissement ; elle finissait par se rendre compte de mes caresses. Après quelques secondes d’hésitation, elle considérait que cette marque de tendresse était la bienvenue et ne contredisait pas le plaisir qu’elle prenait à suivre les débordements de nos chevaux surexcités.

Cela m’encourageait à poursuivre et à développer. Des épaules, je passais aux reins puis au ventre, jusqu’à la racine du pubis ; tout en l’embrassant tendrement dans le cou et la laissant rêver sur ses bêtes, je caressais le bout de ses seins de la main gauche et envoyais ma main droite à la rencontre de son sexe encore protégé par un fin voile de coton.

Elle semblait accepter le jeu comme je déboutonnais les boutons du col et me laissait la déshabiller. Je lui retirais d’abord sa robe. Elle me facilitait la manœuvre pour ne pas trop perdre du spectacle. Elle ne quittait pas ses animaux des yeux mais son souffle trahissait son excitation. Il ne lui restait plus que sa petite culotte et son soutien-gorge. Je ne m’étais pas trompé, c’était le modèle confort et seul la blancheur immaculée de l’ensemble lui donnait un aspect coquin de jeune fille en fleur.

Je libérais les seins qui ne demandaient pas mieux. Le simple contact de l’air en durcit les tétons. Je faisais glisser le slip doucement le long de ses jambes. Elle levait alternativement les pieds pour me permettre de le dégager complètement.Excepté ses bijoux, elle était à présent complètement nue et continuait à me tourner le dos. Les jambes écartées, elle attendait mes mains. Je prenais un peu de temps pour profiter de ce corps chéri. De petite taille, Colette avait les jambes longues et les hanches hautes placées. Ses fesses rondes et charnues étaient une invitation à la main. Ses petits seins charmants surplombaient sans faiblir un petit ventre rond qui faisait ma joie.

Même dans mes rêves les plus érotiques, aucune autre Vénus n’était venue la remplacer. Il m’arrivait de me perdre dans le gris de ses yeux et la douceur de son sourire n’avait d’égale que la tendresse de ses gestes d’amante et de maîtresse.

J’avais envie de la surprendre. Me retournant, je m’asseyais par terre et m’adossais à la paroi qui lui faisait face, me retrouvant ainsi entre elle et la cloison. Pour ne pas qu’elle s’échappe, je plaçais mes mains sur ses fesses et tout en plaquant son sexe sur ma bouche, je m’appliquais à écarter les lèvres de ma langue pour trouver et effleurer son petit bouton.

Après une demi seconde d’hésitation, elle s’arrangeait pour me faciliter le travail en basculant le bassin vers l’avant. Encouragé j’accentuais la pression de ma langue sur son clitoris et de la main droite je caressais l’entrée de son sexe. L’humidité aidant, je pénétrais doucement son intimité jusqu’à la première puis jusqu’à la deuxième phalange, effectuant des rotations lentes cherchant à exciter le plus possible l’entrée de son vagin.

Vu les mouvements saccadés de ses hanches elle semblait prendre le chemin du plaisir et ça suffisait presque à mon bonheur. Ses soupirs, pourtant discrets, finirent par attirer les chevaux essoufflés. La vieille jument voulait se faire caresser et par simple jalousie, les autres réclamaient également une part d’attention. Ils étaient là, tout près et rentraient la tête dans le cabanon pour se faire cajoler, se demandant ce que leur « patronne » faisait sans pelage.

Pour une fanatique de chevaux comme elle, il y avait là comme la conjugaison, du plaisir sensuel du contact avec les bêtes et de la jouissance de me savoir, entièrement, dévoué à son appétit sexuel. Sans me laisser perturber, je poursuivais mon but ; la faire jouir intensément. Il va sans dire que depuis le début, ma verge s’était tendue et que des picotements me parcouraient les reins. Emprisonnée dans mes vêtements, ma bite cherchait la sortie. Mais ma biche semblait préférer aller jusqu’au bout sans changement.

Ses mouvements de reins s’amplifiaient et devenaient désordonnés. La sève montait et ses gémissements firent bander le hongre du troupeau. Elle aurait fait bander un eunuque, tant son plaisir était évident et doux à entendre. Je profitais entièrement de la situation, et contrairement à ce que ma position pourrait laisser croire, je me sentais heureux ; ses muscles se contractant au rythme de son orgasme elle me faisait profiter d’une situation de toute puissance ; celle de donner du plaisir.

Au reflux de la vague, nous avions le choix entre poursuivre pour me permettre de jouir à mon tour et peut-être, pour elle, une nouvelle occasion de prendre son pied ou, remettre à plus tard et laisser à notre imagination respective, le soin de construire une suite inventive et fantasmatique que nous pourrions mettre en œuvre plus tard dans la journée.

C’était un jeu cruel sur le moment, mais qui pouvait se révéler payant à terme. De la frustration naissait un désir plus violent, promesse d’une extase plus intense. Ainsi, toujours gêné dans mes mouvements par mon érection, je ramassais les vêtements de Colette et, supplice raffiné, la rhabillais moi-même par le menu. D’abord, le slip puis le soutien-gorge et enfin la robe, venant cacher temporairement le corps de mon aimée.

Les chevaux calmés, il ne nous restait plus qu’à redescendre le chemin pour rentrer à la maison. Comme à l’aller, je restais deux pas en retrait pour continuer à profiter de la vue. L’excitation aidant, j’avais l’impression que son cul était encore plus gros et magnifique que jamais. Il se balançait et rebondissait devant moi comme une promesse de bonheur à venir.

De retour à la maison, la question se posait de ce que nous allions faire pour poursuivre nos ébats. J’avais la main en quelque sorte. J’avais été à l’initiative de la première séance et cela me mettait en position de créancier. Colette me « devait » du plaisir. Je décidais de la « relooker » quelque peu.

Dans notre chambre, je lui proposais de se déshabiller complètement. Une fois nue, je choisissais parmi ses bijoux un ensemble bleu, bague, bracelet et boucles d’oreilles en lapis lazuli, que nous avions acheté chez l’afghan. Je complétais par un tour de cou en argent représentant une feuille acheté il y a fort longtemps chez un bijoutier. Pas de sous-vêtements inutiles. Je me souvenais d’une robe en stretch de chez Naf-Naf qui la moulait au plus près ; Elle serait donc nue dessous.

Elle n’avait pour ainsi dire jamais osée sortir avec ; il faut dire qu’elle était assez « sexe ». Ultra courte elle avait même tendance à remonter. Une paire de bas « qui tiennent tout seuls » pour gainer ses jambes et ajouter un peu de sel, des chaussures à talon plat pour habiller ses pieds ; elle était prête à mes yeux. Je me reculais de quelques pas pour l’admirer et pour laisser mon cerveau imaginer une suite à nos ébats.

La voir ainsi déambuler devant moi dans cette tenue provocante, la sachant prête à me donner tout ce que je pourrais lui demander me faisait bander dur. Me voyant mal à l’aise du bas-ventre, elle déboutonna ma braguette pour dégager ma queue et la caressa doucement.

– Que puis-je faire pour toi mon chéri ? Me demanda-t-elle.

Pour mon plaisir de voyeur, je lui demandais de se masturber face à moi. Cette demande ne lui plaisait pas beaucoup. Je la sentais gênée, mais devant mon insistance elle s’exécuta, en rougissant un peu.

Malgré cette réticence Colette se prenait rapidement au jeu et oubliait le côté gênant de la situation. Le plaisir arrivait par ondes successives et ses yeux se perdaient dans le vague. En la regardant faire, j’étais impressionné par la vigueur de ses gestes. Lorsque je lui caressais le sexe, je faisais attention et avais toujours peur d’être trop brutal. C’est l’avantage de l’auto manipulation ; elle permet d’aller beaucoup plus vite à l’essentiel.

En effet, ma biche, toute à son plaisir et ne tenant plus debout sur ses jambes, s’agenouillait sur le lit en me tournant le dos. Ses gémissements et l’intensité de ses gestes me firent penser qu’il était temps que j’intervienne.

Elle ne s’était pas donnée la peine de relever sa robe et se masturbait ainsi « en cachette ». Je dégageais son cul pour pouvoir admirer. Son sexe écarlate était un appel à la saillie. Pendant qu’elle continuait à se frotter le clitoris j’enfonçais mon pieu le plus doucement possible. La lenteur exaspère le plaisir et Colette criait. –Mais vas-y ! et tentait de reculer pour se « planter » sur moi. Je m’échappais et lui giflais tendrement les fesses.

–Je n’en peu plus, c’est maintenant ou jamais ! Me dit-elle étranglée.

Posant sa tête sur un gros coussin elle s’écartait les fesses de ses deux mains, me dévoilant avec impudeur sa chatte écartelée. Jouant des sphincters elle parvenait même à cligner comme une jument en chaleur. N’y tenant plus je la pénétrais d’un coup lui plaquant les boutons de ma braguette contre les fesses.

M’immobilisant ainsi, je lui demandais de poursuivre son « clignotement ». Contractant les muscles internes de son vagin, elle me massait la queue que je contractais au rythme de mes battements cardiaques, c’est à dire vite. Sans mouvements d’aller-retour nous profitions mutuellement de nos spasmes les plus intimes. A chaque contraction elle gémissait et ses couinements conjugués à la posture provocante qu’elle avait adoptée, me rendaient fou. Je ne savais plus ou j’en étais et mon corps tétanisé convulsait à la mesure de l’orgasme qui pointait.

J’aurais voulu faire durer le plaisir, me retirer pour changer de position. Colette me reprochait souvent de trop traîner au risque de laisser passer mon plaisir. A trop vouloir prolonger, je finissais en effet par m’épuiser avant d’aboutir et ça avait un petit côté frustrant.

Pendant que je me posais la question, mon corps avait pris l’initiative. Fini l’immobilisme. Je m’acharnais maintenant à « bourrer » le plus fort possible, le cul offert de mon aimée pour la faire crier encore et toujours. Paralysé par l’orgasme, je me fixais au plus profond et lâchais dans un grognement irrépressible ce qui me semblait être des litres de sperme brûlant.

Cette position trouve rapidement ses limites en « fin de partie ». Elle devient difficile à tenir aussi je pris l’initiative de me retirer vivement et, retournant Colette en me servant de ses jambes, je plaçais ses pieds sur mes épaules et finissais de frotter ma bite encore grosse sur son pubis et son clito encore dur. Ce petit cérémonial nous permettait à l’un et à l’autre de descendre de notre nuage plus lentement et de continuer à nous faire du bien avec tendresse.

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