PROMENADE CHARNELLE EN VILLE

par FELINE



La journée avait été chaude, très chaude.

Ils avaient marché à travers la ville, arpentant les vieilles rues pavées, regardé des vitrines, monté des marches, descendu des escaliers, revenant en arrière, s’arrêtant ici, flânant par-là, visité une exposition, puis une galerie, admirant les façades, les fontaines, les statues… Ils s’étaient assis un long moment sur un banc, au bout de l’esplanade Charles de Gaule, cette magnifique allée bordée d’arbres centenaires…
Ils avaient mangé ici, grignoté là, dégusté une glace chez l’Italien, bu un café sur la place Jean Jaurès.

Il avait voulu visiter la ville. Elle l’avait accompagné. Elle le lui avait promis. Elle avait tenu son engagement.

Mais là, elle n’en pouvait plus. Ses pieds lui faisaient mal. Une douleur lancinante commençait à poindre dans sa tête.

Visiblement conscient de la fatigue de son accompagnatrice, hésitant, désarmé, il proposa timidement de rentrer, plus précisément de la raccompagner à son domicile.
Il ne savait comment s’y prendre. Ils en parlaient depuis des mois de cette rencontre, de cette balade, de ce jour à venir, enfin venu. Il était heureux de sa journée, heureux d’avoir visité cette ville, heureux d’avoir fait sa connaissance. Mais maintenant, il ne savait pas trop comment se comporter.

Epuisée, soulagée même, elle accepta.
Lorsqu’ils arrivèrent, il resta un moment sur le palier.
Que faire ??? Entrer un moment ou, dire au-revoir de suite, et reprendre la voiture.
Il convenait quand même de se quitter de manière plus… conviviale. Elle s’était donnée beaucoup de mal. Il fallait faire montre d’un minimum de civilité. Il la suivit.
Elle, inconsciente, ou non, du malaise grandissant de son invité, entra chez elle, se débarrassa de ses sandalettes, se versa un comprimé effervescent dans un verre et, oubliant totalement son visiteur, s’affala sur le canapé.
Décontenancé, il s’excusa, demanda les toilettes et la salle d’eau. Cet intermède lui permettait de s’éloigner un peu dans un premier temps, et de réfléchir quant à la manière de prendre congé.

Lorsqu’il revint, il s’aperçut qu’elle s’était endormie. C’est alors, qu’il prit conscience, non sans se poser des questions, que le canapé était déplié, au beau milieu de la salle à manger ( ??? ). Elle lui expliqua par la suite que les gosses aimaient installer le canapé-lit ainsi pendant les congés, pour traîner. Sorte de rituel habituel des vacances scolaires. Elle n’avait pas eu le temps entre leur départ et son arrivée de le remettre dans son état normal. La pièce, comme le reste de l’appartement, enfin ce qu’il en avait vu, était propre. Il y avait des dessins d’enfants, une caisse plein de voitures, camions, et autres engins miniatures posée sur un tapis « circuit », de la peinture, un tour de poterie... Tout ici respirait la présence d’enfants.

Ne sachant pas trop où se poser, il se mit d’abord sur une chaise, feuilleta quelques magazines, n’osant pas allumer le téléviseur. Il trouvait quand même ce comportement impoli. Il était à deux doigts de partir, légèrement vexé d’être ainsi « planté » là.
Il l’observa. Finalement, il décida de se conduire de façon identique.
Il retira ses chaussures, et s’allongea, doucement à ses côtés.
Après tout, il ne faut pas tenter le diable, non plus…

Il écoutait le ronronnement du réfrigérateur, entendait les voitures passer dans la rue en bas. Son « hôtesse » dormait bien. Il l’observa longuement, redescendant délicatement la jupe qu’il trouvait un peu… haute, ramena les cheveux vers l’arrière. Etait-ce sa présence, la chaleur de son corps, ou ses mouvements ??? Il ne sut jamais vraiment. Toujours est-il qu’elle se retourna brusquement, se retrouvant ainsi blottie contre lui
Il respira l’odeur légèrement acidulée de ce corps de femme. Et, comme il n’était pas de marbre, il se surprit à caresser son visage, descendant le long de la nuque, osant une conquête encore timorée du dos… Elle se mit à gémir doucement. Il ne lui en fallait pas plus. Ses mains frôlèrent des fesses, rondes et fermes, glissant peu à peu le long des cuisses, aussi loin que la longueur de ses bras lui permette d’aller. Il la sentit s’ouvrir.
Dormait-elle encore ? Faisait-elle semblant ? L’intérieur des cuisses était chaud et moite. La jupette qu’il avait redescendue peu de temps auparavant, était retroussée bien au-dessus de ce que la décence impose. Il devinait plus qu’il ne voyait, les tissus de sa petite culotte. Petite la culotte, minuscule !!!
Ses doigts visitaient l’entrecuisse, inquisiteurs, et à l’image de leur propriétaire, de plus en plus audacieux, effrontés, voyous. Elle s’allongea sur le dos, s’étira longuement, entrouvrit les yeux, le regarda un instant, puis referma les yeux, le laissant, stoïque et égoïste, diriger la suite des opérations.
Ce qu’il fit.

Ses caresses se firent plus osées, plus ciblées, vigoureuses, mais douces. Le fond de la petite culotte était trempé lorsqu’il retira ce « bouclier » aussi ridicule que symbolique. La toison était drue, fournie, mais soignée, épilée aux endroits « stratégiques ». La peau était vélin, fine, fragile. Un émerveillement encore renouvelé, une source de bonheur redécouverte, un monde infini de sensation à nul autre pareil.
Il sentit soudain une main coquine effleurer la bosse de son entrejambe, s’affairer sur le bouton, puis la braguette. D’un coup de rein, il se débarrassa du pantalon et du slip, se retrouvant ainsi demi-nu, un peu surpris, malgré tout, de la tournure des évènements. Son sexe, fier et dur, semblait larguer le monde.
Elle le prit dans ses mains, caressant le gland de ses doigts, soupesant les testicules dans ses paumes, le parcourant sur toute sa longueur.
Il la laissa jouer un moment, puis se redressant, il lui souleva les fesses, lui écarta les cuisses, et se mit à « boire », presque goulûment le fruit qui lui était offert. Elle gémissait, criait. Il sentait ses ongles enfoncés dans sa chair. Elle se tendait sous lui. Ses mains remontèrent jusqu’aux seins, qu’elles massèrent, cherchant à deviner les pointes sous l’étoffe. Il sentait les mains de sa partenaire dans ses cheveux. Elle sentait tellement bon, sucré, miel, arômes indéfinissables, fragrance de femme. L’odeur de la femme qui fait l’amour, de la femme qui se laisse aller, de la femme à qui on fait l’amour, de la femme comblée… L’odeur de la vie.

Percevant la raideur musculaire des cuisses qui lui enserraient le crâne, écoutant avec attention sa compagne, ressentant son désir, sentant le sien sur le point d’exploser, il redressa son buste en avant, parvint à atteindre les lèvres de sa complice, et la pénétra enfin, dans un soupir et dans un baiser.

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