CHAMBRE 34

par JIMI17


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CHAMBRE 34

Envoyé par Jimi17 le 9 mars 2006


Tiens, j’ai la jambe qui tremble toute seule comme ça, c’est bizarre je ne m’en étais même pas aperçu. A mon avis mes voisins de table, eux, ils s’en sont aperçus. Ils me regardent d’un de ces airs.. Ca doit être à cause de la fourchette qui fait gling-gling sur le bord de mon assiette, le tout dû au tremblement involontaire de mon genou qui cogne le dessous de la table, ce qui engendre un mouvement incontrôlé de la fourchette.

A quoi suis-je en train de penser ? Je dois être nerveux, ça doit être ça. J’ai les mains moites, la jambe droite qui tremblote, enfin c’est la nervosité, soit le début de Parkinson. J’opte pour la solution un : la nervosité. Mais pourquoi serais-je nerveux ? Je suis assis tranquille dans un beau restaurant dans le seizième à Paris, et j’attends une jolie fille, super intelligente, pleine d’humour que j’ai rencontré sur un forum, sur internet. Quoi de plus normal, j’ai fait le mur de chez moi, pour un jour, laissant femme et enfants à la maison

Stop, la jambe, Stop et je suis ici à attendre celle qui depuis des semaines me chamboule l’esprit, m’emplit la tête de douces pensées, de rêves, de fantasmes, de tendresse. Moi je dis : rien de plus normal ! J’ai peur. On avait rendez-vous à midi, il est midi et quart, ça commence bien, je crois que je vais m’en aller, non mais !

Monsieur désire un apéritif pour patienter ? . Je fais un bond sur ma chaise, je ne l’avais pas vu venir celui-là. - Oui, un ..euh Ricard, s’il vous plait . Il me regarde d’un air bizarre avec son costume de serveur tiré à quatre épingles, l’air de penser Un Ricard, pourquoi pas une bière tant qu’on y est et me répond : - Bien, monsieur , et là, essayant de me rattraper pour ne pas avoir l’air ridicule, je m’apprête à dire avec le ton le plus distingué possible : - No, un kir plutôt quand j’entends une voix venant de la réception dans mon dos.

Tiens, je la connais cette voix, me dis-je, ô que oui, je la connais. Là, je vire au blanc le plus complet, je le sens. Les battements de mon cœur s’accélèrent, je dois friser les cent-vingt pulsations par minute. Je recule, comme je peux, ma chaise, me lève sur mes jambes flageolantes, espérant ne pas tomber tout de suite, et me retourne.

Je meurs. Que tu es belle. Tu discutes avec le réceptionniste. Tu es de profil et je ne sais pas si tu m’as déjà vu. La robe noire fendue sur le coté, que tu portes épouse parfaitement les courbes de ton corps enveloppant tes hanches, moulant une poitrine de rêve et dévoilant un joli cou qui soutient un des plus beaux visages qu’il m’ait été donné de voir.

Tes cheveux semblent être si légers, vaporeux, ils retombent sur de superbes épaules à moitié dénudées par la coupe de ta robe. Puis, tu te retournes, me vois, me souris et avances dans ma direction. Que ta démarche est assurée. Le roulement de tes hanches semble si naturel et je suis sûr qu’il lest. Tu ne te forces pas, je le sens et je ne suis pas le seul dans la salle à apprécier ton déplacement si sensuel, de nombreux regards masculins s’accrochent à ton bassin.

D’ailleurs ma voisine à la table d’à coté, regarde d’un air plutôt réprobateur son compagnon qui semble hypnotisé par ta démarche. Je tente un sourire qui doit plutôt ressembler à une grimace, vu l’état de tension dans lequel je me trouve. Si j’étais à ta place, je serai déjà par terre depuis longtemps. J’ai déjà du mal à rester debout sans bouger alors. Tu me souris à nouveau et je me sens encore plus blanc à regarder ta magnifique couleur de peau. Tu es à plus ou moins dix mètres de moi et tu approches. Et là, toute notre histoire me revient. Ce forum de textes érotiques sur lequel j’avais hésité à m’inscrire.

Neuf mètres.

Ces histoires que j’avais écrites, me surprenant moi, même de perversité et de pornographie.

Huit mètres.

Ce premier message privé que tu m’avais adressé, me demandant si je n’écrivais plus rien.
Ces premiers échanges de dialogues basés surtout sur le sexe, il faut bien le dire.

Six mètres.

Cette histoire que tu m’avais commandé et que j’ai écrite, et celle que tu avais inventée pour moi. L’évolution de nos dialogues vers des échanges beaucoup plus sentimentaux et affectifs. La naissance d’une relation plus amoureuse, plus intime.

Quatre mètres.

Ce premier coup de téléphone du boulot, en bas prés du parking, sur un quai de chargement qui, depuis pour moi est devenu un lieu un peu magique. La première fois que j’ai entendu ta voix, que tu as entendu la mienne. Cet échange de tendresse par la parole. Tes attentions et les miennes.

Ces premiers sentiments de culpabilité pour moi, par rapport à mon épouse. Cette sensation de la tromper quelque part. Cette décision que nous prîmes de se rencontrer toi et moi en septembre chez toi, à Paris.

Deux mètres.

Puis mes vacances, pendant lesquelles je trouvais des prétextes pour m’évader et t’appeler. Ce jour dans un hypermarché bourré de monde, dans lequel je ne voyais personne, hypnotisé par le son de ta voix et les mots que tu me disais.

Puis tes vacances et mon retour au boulot. Ton absence. L’absence de nouvelles, l’inquiétude qui me poussait à trouver tous les moyens pour savoir si tu allais bien. La sensation de te sentir si loin, presque intouchable. Et puis enfin, ton retour, la reprise de nos discussions, nos appels téléphoniques quotidiens.

Un mètre.

Et puis aujourd’hui. Toi, t’approchant vers moi qui ne sais pas trop quoi faire. Ce jour que j’ai si longtemps attendu et qui, pour le moment, ne fait que me serrer le ventre. Ce sourire qui me fait pâlir de plus en plus et ta personne tant désirée à un mètre de moi.

Impact.

- Bonjour Raphaël ! .

- Bonjour Léa .. . Ca y est j’ai encore fait mon Farinelli , quand je suis ému comme ça je retrouve ma voix pré-pubère. C’est ridicule, bon je me reprends

- Bonjour Léa ! .
-
Voilà, tu rigoles déjà, un peu nerveusement, mais tu rigoles. Je me sens tout gauche, tout moche en approchant de toi pour te faire la bise. Comment on fait la bise à Paris et combien on en fait ? C’est le genre de trucs sur lesquels on devrait se renseigner pour ne pas avoir l’air imbécile. Bon, je me lance, je vais essayer à gauche d’abord (le coté du coeur) et pour le nombre je suivrai ton mouvement. J’approche ma joue de la tienne. Oh, apparemment je me suis trompé de coté ! Attention, rattrapage, on change.

Premier contact avec ta peau, douce, un peu fraîche. Un bisou que j’évite de trop appuyer, qui se perd un peu dans l’air. Attention, changement de coté, nos regards se croisent un bref instant, nos bouches passent lune en face de l’autre et re-contact et re-bisous. Une, deux, trois, quatre, voilà maintenant je le sais.

Voilà, la première étape est terminée, j’en suis tout ému. Tout ému d’avoir effleuré ta peau, d’avoir senti tes cheveux sur mon visage, d’avoir senti ton parfum si léger mêlé à l’odeur de ta peau, de ton corps.

Alors, ça va ? Ca, c’est bien dit Raphaël !
- Oui, bien et toi ?
-Un peu nerveux mais ça va..
-Moi aussi je suis un peu tendue,. Euh, je peux m’asseoir ?
-Bien sûr, pardon
-Ce n’est pas grave

Tu tires ta chaise et t’assieds face à moi. Je reprends ma place et je te regarde un peu en état de béatitude.

Tu me demandes si mon trajet s’est bien passé, si je n’ai pas eu de mal à trouver le resto. Et peu à peu, en discutant, la tension tombe. Je sens mes membres qui commencent à se détendre et je vois dans ton attitude que tu as l’air beaucoup plus à l’aise.

Nous entamons des discussions à propos de choses et d’autres, du temps, de nos vies, de nos boulots, le tout en évitant soigneusement le sujet principal : toi et moi. Le serveur vient prendre les commandes, tu fais ton choix puis c’est mon tour.

- La même chose pour moi s’il vous plait . Je ne sais absolument pas ce que tu as commandé, trop occupé que j’étais à t’admirer. Pourtant, pour manger, je suis assez difficile, mais tant pis, il faut vivre dangereusement !

Le repas se passe calmement. Nous rions, nous parlons, j’adore t’écouter rire en vrai. Ca me change des ahahahaha ! que j’ai l’habitude de lire dans tes mails. Nous en venons enfin à parler de nous deux, de notre histoire, des conventions que nous nous sommes imposées pour cette première rencontre. Et je dois dire qu’à te regarder évoluer, à voir tes jolies mains toutes fines se déplacer dans l’air, à voir tes épaules à moitié nues, à deviner la naissance de ta poitrine dans ce joli décolleté, j’en viens un peu à les regretter ces fameuses conventions.

Nous en sommes déjà au café et tu sembles avoir passé un bon moment si j’en juge aux nombreux sourires que tu m’adresses et que je te rends avec l’impression d’être tout laid par rapport à toi.

Ton avant-bras droit repose négligemment sur la table, ta main jouant avec les morceaux de sucre. Je ne sais pas ce qui me prend, mais ma main gauche se dirige vers la tienne et vient la recouvrir. Tu me regardes, me souris à nouveau et te mets a compter Une..deux..trois.quatre . C’est vrai ! Ca faisait partie des clauses de notre contrat. Je pouvais te tenir la main treize secondes au bout de quelques heures de discussions.
-
- Tu en es à sept dans ton comptage et il me semble que, volontairement ou pas, tu espaces le temps entre les chiffres. Arrivé à douze, tu t’arrêtes carrément de compter. Tu me regardes, et moi je meurs. On avait dit pas de regard qui tue . Ok, TREIZEU ! et tu retires ta main d’en dessous de la mienne qui maintenant se retrouve seule sur la table. Pas pour longtemps : C’était pour toi que le temps était limité, pour moi aucune clause n’avait été établie et disant cela, ta jolie main toute menue vient se poser sur la mienne. Ca y est, je suis mort.

C’est toi qui m’avait engagé à la prudence, et là, du moins il me semble, c’est toi qui prend les devants. Je te regarde le moins bêtement possible, un peu gêné, ta main toujours sur la mienne. Je sens tes jolis doigts qui s’agitent doucement dessus, sensation Ô combien agréable, qui me donne des frissons partout. Tu dois d’ailleurs t’en apercevoir étant donné que j’ai la chair de poule.
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- Puis, malgré ma timidité légendaire, je me dis Raphaël, il faut faire quelque chose, alors je retourne ma main et attrape la tienne pour la serrer tout doucement. Nous nous sourions et je pense déjà que dans quelques heures, il faudra que je me sépare de toi physiquement et pour un bon bout de temps en plus.

- Si on allait faire un tour ? Me demandes-tu
- Avec plaisir, je n’ai jamais eu de guide pour visiter Paris, en tous cas, pas de si jolie guide .

Nous terminons nos cafés, je demande l’addition, la règle et nous sortons du restaurant. Qu’il fait beau et doux, nous sommes à la fin du mois de septembre et les signes de l’automne ne sont pas encore très visibles, si ce n’est les collections de vêtements dans les vitrines et quelques feuilles mortes qui volètent au ras du sol. Nous déambulons dans les rues, riant pour un rien, s’amusant de tout ce que l’on voit. J’ai l’impression d’avoir seize ans et de me promener avec mon amoureuse, et pourtant, c’est loin d’être le cas.
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- J’en ai trente-deux, je suis marié, j’ai deux enfants. Ah, si je pouvais fermer les yeux très fort et les rouvrir juste après et que l’on ne soit plus que toi et moi, que l’on ait plus rien à se reprocher, plus de culpabilité à gérer, que l’on puisse entretenir notre relation à la face du monde sans devoir se cacher et inventer des plans invraisemblables. Mais tel n’est pas le cas et nous nous devons d’apprécier cette journée le mieux possible et en profiter au maximum.
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Nous entrons dans un petit jardin public presque désert. Nous marchons cote à cote dans les allées et bientôt, presque naturellement nos mains se rejoignent, s’attrapent, jouent lune avec l’autre. Je me sens tout léger, tout amoureux. Nous continuons à discuter calmement, je t’écoute rire, parler, me raconter ta vie, ta famille, ton fils. Je bois le moindre mot, le moindre son qui sort de ta bouche.
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- Je me rafraîchis au vent du moindre mouvement de ton corps, de tes bras, de tes mains. Notre chemin s’arrête quelque temps sur un banc. Nous sommes assis l’un à coté de l’autre, toujours la main dans la main. Mais bientôt la mienne abandonne la tienne et mon bras passe derrière ton cou, pour venir se déposer sur le dossier du banc.
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- La légère brise qui souffle agite tes cheveux qui me chatouillent l’avant-bras. Quelle sensation agréable. Puis tu laisses un peu aller ta tête en arrière si bien qu’elle repose sur mon bras. Je te regarde, tu me regardes, je me penche un peu vers toi. Ma main vient se poser sur ton épaule, et là, chose fatale, l’attraction est trop forte pour tous les deux.
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- Nos lèvres se rapprochent, tes yeux se ferment, je sens ton souffle sur mon visage et un premier petit baiser timide voit le jour, suivit d’un deuxième plus appuyé. Je sens tes lèvres s’entrouvrir, les miennes font de même. Bientôt, nos langues s’effleurent, puis elles se découvrent, elles se caressent, elles se font l’amour, nos goûts, nos saveurs se mêlent. Tes bras sont passés autour de mon cou et tu me serres, je fais la même chose à ta taille, mes mains se promenant, parcourant ton dos, le découvrant, l’explorant. Elles descendent jusqu’à tes hanches, remontent vers ta nuque.
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- Ô que je voudrai que ce moment ne s’arrête jamais, ou plutôt que le temps s’arrête. Puis l’étreinte se fait moins forte, nous nous écartons un peu, nous regardant, je souris, tu ris et tu m’attires à nouveau vers toi, vers ta bouche, vers ton corps, vers ce territoire inconnu qu’il y a des semaines que je rêve de découvrir. Je suis en train de penser aux amoureux des bancs publics de Brassens et j’espère que comme dans la chanson, les gens qui nous voient, nous envient, envient cette tendresse, cet amour, cette chance qui nous a été donnée et qui est à nous à jamais, maintenant.
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- On est peut être un peu fous tous les deux, mais c’est tellement bon, de se laisser aller, doublier tout, de ne plus penser qu’à nous deux pendant les quelques heures qu’il nous reste. On se sépare à nouveau, on rit et là, je sais que c’est à moi de te demander quelque chose, mais je suis toujours impressionné. Tant pis, il faut que je me lance euh, tu veux..euh. Je n’ai pas fini ma phrase, tes yeux se baissent et là j’entends un tout, tout petit oui tout aigu, tout joli, tout plein de tendresse, de timidité, d’amour et de désir.
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Sans mot dire, nous nous levons et sortons du parc, main dans la main. Jai tout oublié là, cette culpabilité latente, ma famille, mon épouse : tout. Je sais que cela reviendra après, mais nous en sommes déjà trop loin. Impossible de reculer et surtout aucune envie de le faire.
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- C’est toi qui as pris les choses en main et tu m’entraînes vers un hôtel. Ca a l’air assez sympa, un peu chicos mais bon, je sais que c’est ton truc et c’est la moindre des choses à cette occasion que je t’offre ce qui te fait plaisir. Nous entrons, et là nouvelle expérience pour moi, il est un peu plus de seize heures et j’entre dans un hôtel avec une fille superbe. J’ai intérêt à assurer auprès du réceptionniste, ceci dit, ça ne doit pas être le première fois qu’il aborde ce genre de situation le guignol derrière son comptoir. D’ailleurs son sourire quand je lui demande une chambre pour tout de suite ne laisse aucune équivoque. Par contre, il ferait bien d’arrêter de te regarder bêtement comme ça parce que je vais finir par lui en coller une.
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- Chambre 34, dit-il, l’ascenseur est là, au bout du couloir. Je prends la clef et t’entraîne jusque là. Nous entrons dans l’ascenseur, les portes se referment, j’ai envie de te prendre dans mes bras, de te toucher, te sentir, de t’embrasser mais la tension est trop forte et je suis comme bloqué. J’ai l’impression que malgré le petit sourire qui illumine ton si joli visage, tu n’en mènes quand même pas large..

- L’ascenseur s’arrête, les portes s’ouvrent nous sortons et nous dirigeons vers la dite chambre 34. J’ouvre la porte et nous y entrons. La pièce est lumineuse et s’ouvre à nous. C’est sobre, joli, de bon goût. Si j’avais le courage de te parler en cet instant précis, je te dirai que tout est flou, déformé, que la perception de mes sentiments est faussée, mais ce courage je ne l’ai pas. Aussi, je me laisse porter par mes envies, mes désirs et ce que j’espère par-dessus tout, c’est que tu me comprendras.
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- Je n’ai pas beaucoup à t’offrir, tu sais, juste tout l’amour que j’ai pour toi et je sais que les occasions seront rares et que je dois en profiter, que nous devons en profiter. Je ferme la porte derrière nous et en même temps je me demande ce que je fais là Mon Dieu, que tu es belle, je te sens si désireuse de moi, si empressée que j’en suis un peu confus. Jamais une femme ne m’a jamais désiré autant et je me laisse aller, tu te laisses aller, nous nous embrassons (au sens propre du terme) tu colles ta joue sur ma poitrine, je te serre contre moi, mes mains enserrent tes hanches. Bientôt ton bassin ondule contre le mien.
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- Nous sommes debout, en ce mois de septembre le soleil commence à se coucher plus tôt, ou pour tout dire il na plus la même lumière, la même chaleur, la même intensité, nous sommes debout et je ne comprends plus rien, pour être plus exact, je n’ai plus envie de rien comprendre. Tu me souris, je te souris, tes lèvres s’ouvrent comme appelant mon baiser. Tu sentiras bientôt ma bouche rejoindre la tienne, mes mains, mes bras te serrer de plus en plus fort, mon étreinte te guidera vers ce lit, tu t’y allongeras.
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- La sensation de tes lèvres contre les miennes, de ta langue contre la mienne provoque en moi une excitation comme j’en ai rarement connu. Mes mains parcourent tout l’arrière de ton corps, découvrent ce paysage depuis si longtemps convoité. Jai vite fait de dégrafer les boutons de ta robe et celle-ci tombe à tes pieds. Je m’extasie devant ton corps, ton soutien-gorge assorti à ta robe galbe une poitrine à se damner, ton string, noir lui aussi, n’est que le traître de ta féminité, il ne cache rien de ta toison, de tes lèvres, au contraire, il les met tellement en valeur. Abandonnant ton dos, mes mains se promènent maintenant sur tes seins, ton ventre, ton pubis.

En aucune façon je ne peux être dupe du désir qui te pousse vers moi, la tension de tes tétons que je peux voir se dresser au travers de la dentelle, les petits gémissements que tu pousses, les tendres effluves de désir qui parviennent à mes narines sont autant de preuves de l’envie que tu as de moi.

Ton ventre est chaud, il ondule au rythme de mes caresses pendant que tes mains sont occupées à déboutonner ma chemise qui tombe à terre. Ta bouche quitte la mienne et ta langue vient effleurer mes mamelons, l’un après l’autre. Je me sens ta propriété, tout abandonné à toi, c’est moi qui gémis à présent.

Une de mes mains descend vers ton intimité et je sens, à travers la légère étoffe, ton désir humecter mes doigts que je porte juste après à ma bouche, pour goûter ce nectar si enivrant. Puis elle redescend vers ton sexe, écarte légèrement le tissus et mes doigts entrent en contact avec la douceur, la chaleur, humidité de cette fleur que je rêve de cueillir depuis si longtemps.




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