CE FUT LA DERNIERE FOIS

par MUSE


La pluie l’avait surprise, une pluie épaisse, une pluie d’été. Depuis le matin le ciel gris avait traîné des centaines de petits nuages, mais en ce début d'après-midi, ils s’étaient faits plus menaçants. Annonciateurs d’orage.
Il était près de dix neuf heures et la couleur du ciel était proche de celle de la nuit. Elle était loin de sa voiture, il lui fallait parcourir les rues de la ville. Devait-elle s’arrêter pour s’abriter, ou foncer et continuer.
Toute la semaine il avait fait un temps merveilleux, et les tenues légères se multipliaient dans les rues. Les femmes ressemblaient à des bouquets de fleurs, tant les tenues étaient diverses, variées et colorées. Incontestable plaisir des yeux.

Ce jour-là elle était vêtue d’un simple débardeur rose à fines bretelles et d’une jupe en lin blanc. Les épaules recouvertes d’une chemise en voile blanche également. Un sac et des sandales hautes se mariaient à la tenue. Elle aimait peu les couleurs vives et n’en portait que rarement.
Pourquoi diable était-elle encore dans les rues à cette heure-ci, elle aurait pu rentrer plus tôt, elle se doutait bien quil allait pleuvoir ! Mais elle n’était pas pressée, juste qu’elle n’avait pas envie de se tremper. Elle remontait en accélérant le pas une petite rue marchande longeant les murs. Ces hauts talons l’empêchaient de courir. Une averse plus forte la força à se tenir serrée contre une devanture. Elle savait que plus haut à l’angle de la rue se trouvait un bar. Avec un peu de chance elle finirait par y arriver sans trop de difficultés. Mais au mois d’août, certains commerçants fermaient boutique, la ville n’étant fréquentée que par quelques rares touristes. Là comble de malchance le bar était bel et bien fermé.
Il ne lui restait plus qu’à continuer sous la pluie et marcher jusqu’au parking. Essayant de raser les murs le plus possible. Ses cheveux ruisselaient, la pluie lui rentrait dans les yeux, elle sentait ses vêtements lui coller à la peau, ses pieds évitaient les flaques, la pluie redoublait. Les gouttes formaient de grosses bulles sur les pavés, comme en temps d’orage. Et si le ciel grondait ? Elle avait peur de l’orage. Oui il fallait qu’elle rentre maintenant, elle s’approchait du parking. Enfin elle y était. Elle tirait vers elle la porte du sas. Elle était à l’abri, sa main dégagea sa frange qui lui collait au front. De son sac humide elle pris le ticket, sa carte bancaire, paya, et s’engouffra dans l’ascenseur qui la menait à l’étage où sa voiture était stationnée. Elle s’adossa contre la paroi, en face d’elle une immense glace lui montrait son anatomie sous ses vêtements mouillés. Sous la jupe de lin on entrevoyait la forme de son string, et le tee-shirt humide lui aussi dessinait le contour et la pointe de ses seins preuve qu’elle ne portait pas de soutien-gorge.

Elle sortait de l’ascenseur et prenait d’un pas rapide l’allée pour récupérer sa voiture. Elle se repérait à un énorme poteau planté en plein milieu d’une grande allée, au sol étaient inscrits des numéros, qu’elle n’avait pas pris soin de noter sur son ticket. Elle s’était contentée de se souvenir du pilier. A cette heure-ci il ne devait plus y avoir de voitures. Elle apercevait la sienne. Ouf enfin ! Deux, il n’y avait que deux voitures. Un homme se tenait non loin d’elle, il venait de l’autre entrée. Arrivée à hauteur de sa voiture d’un mouvement machinal de la tête elle se tournait vers cet homme. Elle crut le reconnaître. Elle le connaissait.
L’espace d’un instant son cœur se mit à battre, fort, très fort. Elle restait comme pétrifiée, ne sachant ni quoi faire ni quoi dire. L’homme la regardait, et dans ses yeux brillait le plaisir de la revoir.
Cela faisait plus d’un an qu’ils ne s’étaient pas vus. Sans nouvelles l’un de l’autre, ils n’avaient jamais cherché à se contacter. Elle ne sentait plus son corps mouillé, elle ne pensait même plus à la transparence de ses vêtements, elle s’appuyait contre la portière de sa voiture, et n’osait prononcer un mot. Lui s’approcha lentement vers elle pour la saluer. Tout doucement son visage s’avança vers le sien pour déposer un baiser sur la joue. Un quart de seconde il sentit qu’elle appuyait sa joue sur ses lèvres comme si elle s’abandonnait. Elle se reprit en se reculant.

-Bonjour, dit-il, tu es toujours aussi belle tu n’as pas changée !
-Bonsoir comment vas-tu ?

La conversation venait de s’engager plus banale que jamais. Elle le savait, elle le sentait, pas question d’abréger, il était là en face d’elle et son corps se refusait à partir, à fuir. Son corps ou son cœur ? Lui parlait, ses mots fusaient, sans arrêt, comme s’il avait du temps à rattraper, que de choses à raconter, à expliquer, à demander….
Elle avait réussi à parler d’elle, avec circonspection, sans trop en dire, elle ne souhaitait pas qu’il sache, ce qu’elle avait fait, qui elle était devenue, où elle vivait….
Il était toujours aussi séduisant, ses yeux gris bleus et sa barbe blanchissante lui donnaient encore plus de charme maintenant. Il la regardait avec les yeux du plaisir, avec les yeux du désir, il avait vu que le tee-shirt moulait ses formes, elle lui donnait envie. Comme toujours, comme avant, comme à chaque fois qu’il l’avait regardée.

-Tu es toute mouillée ? Tu n’as pas froid ? Tu ne vas pas rentrer comme ça ?
-Je ne sais pas, euh si…, je vais rentrer…, il faut que je me change, j’ai froid.

Elle restait collée à la voiture, elle ne cherchait même pas ses clefs, comme si elle attendait un geste, un mot. Machinalement il ôtait son pull qui dissimulait un polo marine. Il lui enlevait sa chemise de lin, la déposant sur le capot de la voiture. Elle n’osait enfiler le pull sur son débardeur tout mouillé.

-Viens rentre là, et déshabille toi. Je ne regarde pas.

Il avait ouvert la portière de sa voiture et lui proposait de prendre place sur le siège pour se cacher du regard des passants.
Il était presque vingt heures et il n’y avait que leurs deux voitures à cet étage.

Le remerciant, elle s’était installée sur le siège conducteur, fermant les yeux ; elle se rappelait avoir conduit cette voiture, mais ce nétait plus tout à fait la même, depuis le temps il avait acheté un modèle plus récent.
Il ne savait s’il devait lui tourner le dos ou rester là, à la regarder. C’est ce qu’il fit, la regarder. Il était planté là, devant la portière ouverte. Dès qu'elle eut enfilé son pull, il ne put s’empêcher de penser à ses seins humides qui pointaient à travers les mailles.

D’un geste de la main, il l’incitait à sortir de sa voiture. Elle était face à lui, ses lèvres, à quelques centimètres des siennes. Il y avait longtemps qu’ils ne s’étaient retrouvés ainsi. Instinctivement leurs bouches s’étaient rapprochées, pour s‘unir en un long baiser. Il soulevait le pull et caressait sa peau, jusqu’à monter vers ses seins, les bouches s’écartèrent et la sienne vint poser ses lèvres sur le téton dressé réclamant l’excitation de sa langue. Elle se sentait complètement envahie de désir, cette étreinte l'ensorcelait jusqu’à être incapable de résister.
Elle se surprit à lui défaire la ceinture de son pantalon, et à engager sa main, elle y découvrit un sexe tendu, chaud, empêtré dans le tissu de son slip. Leurs corps se sentaient attirés d’une indescriptible frénésie d’accouplement. Il fit glisser la fermeture éclair de son pantalon. Elle l’aida à le descendre le long de ses jambes. Pendant ce temps là son sexe tel une hampe se dressait hors de son slip. Elle pris les côtés de sa jupe pour la remonter jusqu’à la taille, le string humide était si fin qu’il n’eut pas l’ombre d’une résistance.

Il s’appuya contre elle, d’une main il la souleva, elle pris alors son sexe dans la sienne, le guidant pour mieux pnétrer l’antre sacré du plaisir.
Sans un mot, ils se retrouvaient, l'un dans l’autre, avec une violence inouïe, un besoin essentiel de sentir, en eux, la vie du corps de l’autre, la présence des sexes. Son ventre se creusait, s’offrant à lui, elle cherchait à s’ouvrir pour mieux sentir en elle la chaleur de son membre. La pénétration fut lente, il introduisait sa virilité avec maîtrise. Leurs lèvres se frôlaient. Leurs têtes se heurtaient aux mouvements de leurs corps. Il donnait de sérieux coups de rein comme pour procurer de la vigueur à sa verge. Pour mieux se planter en elle. Ses mains cramponnaient ses fesses. Fermement. Violemment. Il devenait de plus en plus brutal. Elle se cambrait reposant sa tête sur le toit de la voiture comme une ultime supplique. Elle ressentait chaque secousse comme une agression, à la limite de la douleur. Elle ne savait où s’agripper, une main s’appuyait sur la portière, l’autre s’accrochait au polo si fort qu’elle sentait ses ongles lui pénétrer la peau.

Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait, jamais elle n’aurait supposé qu’un soir dans un parking….Elle était consentante pourtant. Elle subissait maintenant, fermait les yeux pensant au moment ou cela allait s’arrêter. Elle ne le reconnaissait pas. Il s’enfonçait en elle avec une telle force qu’elle n’arrivait pas à croire que c’était l’homme qu’elle avait connu. Elle avait gardé de lui l’image de la douceur, de la tendresse, des gestes simples, débordant de sensualité……. Pourquoi cette brutalité soudaine ? Cet acharnement ? Cela n’avait pas duré très longtemps, quelques va et vient et il avait joui bien avant elle. Il ne lui en avait pas laissé le temps, avait-il seulement pensé à elle ?
Il reposait sa tête sur son épaule. Il n’avait poussé qu’un râle de jouissance, il ne disait rien. Déposant seulement un baiser dans son cou, il se retirait d’elle, furtivement.

Il la contemplait satisfait, assouvi, elle n’osait soutenir son regard. Rapidement, elle fit retomber sa jupe toute froissée sur ses cuisses, attrapa sa chemise restée sur le capot de la voiture et ramassa le string déchiré sur le sol. Face à lui elle enleva le pull, lui laissant voir ses seins et enfila hâtivement sa chemise encore mouillée. Elle ouvrit la portière de sa voiture, jeta son sac et son tee-shirt sur le siège avant, et s’installait au volant.
Lui figé tout près d’elle refermait sa braguette et remettait son polo dans son pantalon. Sa ceinture pendait de chaque côté, il prit soin de la remettre correctement et de l’attacher à son cran habituel. Un léger sourire au bord des lèvres il paraissait comblé. Il la regardait. Toujours sans rien dire. Une étrange sensation s’emparait d’elle, elle se sentait souillée, presque violée, il l’avait possédée dans ce lieu qui lui semblait sordide. Plus d’autre idée que de fuir cet homme et cet endroit. Elle mit le moteur en route. Et enclenchant sa marche arrière, d’un geste sûr elle lui tendit son pull.

- Tiens, ton pull !

Machinalement? il tendit la main pour le prendre

- Merci, mais……tu peux…tu pouvais…
- Non, reprends-le, je ne veux pas de souvenir, je ne veux pas me souvenir.

OOOOOOOOOOOOOOOOOOO


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