UN SI BEAU REVEILLON

par Philippe



Installé depuis la rentrée dans cette ville universitaire, je n'avais pu revenir chez moi pour la St Sylvestre et je m'apprêtais à passer un réveillon solitaire, lorsque je croisai fortuitement un camarade de fac.

Mis au courant de la situation, il me proposa gentiment de venir réveillonner chez lui, où le nombre d'invités était déjà important en tout état de cause. Il alla même jusqu'à me prêter l'indispensable tenue de soirée exigée ce jour-là dans cette famille de la bonne bourgeoisie locale.

Me voici donc au milieu de cette foule d'invités, ne connaissant personne, alors qu'apparemment tout le monde se connaît. Pas mal de jolies femmes, en robes longues, souvent très décolletées.

Mon verre à la main, j'erre un peu au milieu de tous ces gens, réussissant tout de même à me mêler à quelques groupes, avec l'aide de mon camarade, qui me présente à quelques unes de ses cousines ou amies.

Je me rends compte assez vite de la tonalité plutôt snob de tout ce petit monde, très tourné sur sa propre existence. En même temps, il me semble que quelques femmes mariées ne dédaigneraient pas de faire mieux connaissance avec un jeune inconnu et de débuter la prochaine année par un petit coup de canif au contrat. Mais ce n'est peut-être qu'une impression !

Au milieu du brouhaha et des rires un peu forcés, je perçois soudainement comme le bruit rafraîchissant d'une eau dévalant en cascade de la montagne. Je me retourne : à quelques pas de moi, une jeune femme d'une trentaine d'années discute avec une amie et c'est son rire que je viens d'entendre.

Nos yeux se croisent fugitivement, c'est comme un choc électrique : j'ai l'impression qu'un éclair s'est instantanément formé. Je cherche à me rapprocher d'elle, mais sans succès ; mon interlocutrice, au demeurant fort charmante et désirable, ne veut pas me lâcher.

Nous passons à table. J'ai pour voisine de gauche une jeune cousine de mon ami, plutôt gentillette, et à ma droite l'épouse d'un notable local, dont je n'ai pas bien retenu les titres ronflants. Au demeurant une fort jolie femme, la quarantaine, un décolleté profond, et apparemment bien décidée à profiter au mieux de sa soirée.

Tout se présente donc bien. Face à moi une place encore inoccupée. Ma voisine a entamé la conversation et je dois avouer que mes yeux ont fortement tendance à se perdre au niveau de sa poitrine : sa robe ne cache pas l'absence de soutien-gorge, dont se passent d'ailleurs très bien les deux globes somptueux que chacun de ses mouvements me fait découvrir.

J'ai curieusement l'impression que quelqu'un m'observe ; je lève les yeux : ELLE est là, installée à la place libre en face de moi. Pour la deuxième fois de la soirée, nos yeux se croisent. Alors que j'aurais pu y lire une certaine ironie, c'est une sensation étrange que je ressens face à son sourire : une sorte de complicité, le sentiment que nous partageons quelque chose.

Je peux l'observer un peu plus à loisir : des cheveux blonds bouclés, des yeux d'un vert profond, mouvant. Une blouse blanche à peine échancrée, qui laisse juste entrevoir la naissance du tendre sillon, que domine un joli pendentif.

La conversation est devenue générale, meublée de nombreuses anecdotes amusantes. Les rires fusent de toutes parts, souvent un peu forcés. Je n'en entends qu'un seul, un son cristallin, pur, léger, qui s'envole vers moi.

Ma voisine de droite manifeste un peu d'impatience devant ma baisse d'attention à son égard ; sa jambe se colle contre la mienne ; elle se penche de plus en plus vers moi : ses seins sont gonflés, se soulèvent à un rythme rapide ; je peux même à un moment apercevoir une jolie pointe rose un peu tendue.

Ma jolie rieuse m'observe, et, cette fois, je peux deviner une légère pointe d'ironie face au manège qui se joue en face d'elle. On a beau dire qu'abondance de biens ne nuit pas, me voici dans une situation un peu embarrassante.

Et qui ne s'arrange pas. Une main fureteuse se pose sur ma cuisse, remonte, vient, conquérante, se poser sur ma braguette. Et semble satisfaite de ce que bien évidemment elle y découvre. Tellement satisfaite qu'elle entame sur l'objet de sa convoitise une caresse très précise, qui ne fait qu'en augmenter le volume et la dureté.

Ayant reçu une bonne éducation, je ne peux rester sans réaction face à une telle invite, et à mon tour je viens poser une main très haut sur la jambe de la dame .La robe longue fendue me permet de découvrir la douceur de la peau nue au-dessus de la lisière du bas. Heureusement, la nappe très large permet de cacher ces petites mignardises mutuelles.

Mes doigts s'enhardissent, se glissent sous le string et mon index, plus téméraire, vient se perdre dans une moiteur annonciatrice de délices. Je sens la main féminine se contracter sur ma tige maintenant bien tendue, y entamer un va-et-vient calqué sur celui de mes doigts dans son intimité.

Ma belle rieuse me fixe dans les yeux. Son regard s'est légèrement voilé, j'y lis le reflet de mes propres sensations. Cette fois, nous sommes totalement complices, nos yeux se racontent, se décrivent ce que nous vivons. Comme tout cela est étrange, c'est par elle que je vis le plaisir que je ressens à ces caresses. Je sais qu'elle « voit » ce qui se passe sous la table, et elle sait que c'est à travers elle que je le ressens.

Bientôt minuit. Le maître de maison nous invite à passer dans le salon pour fêter le passage à l'année nouvelle sous le gui, selon la tradition. Je me précipite pour être le plus près possible d'Elle, tandis que ma voisine va retrouver mari et amis. Ouf, pleine réussite, nous nous retrouvons côte à côte : elle est encore plus belle que je n'imaginais, avec sa longue jupe noire fendue haut qui laisse découvrir une jambe au galbe superbe.

Cinq, quatre, trois, deux, un..zéro !!!!!Nous nous faisons la bise, deux, quatre, six fois. En se pressant l'un contre l'autre peut-être davantage qu'il ne conviendrait à deux inconnus. Puis, c'est tout le voisinage, qui a droit aux effusions, moins marquées toutefois.

Nous pensions y échapper, mais notre hôte éprouve le besoin de porter un toast, et nous échangeons un petit sourire légèrement moqueur. Je me penche à son oreille pour lui murmurer une petite remarque humoristique, et la voilà qui pouffe de rire, obligée de mettre sa main sur sa bouche, sous le regard courroucé d'une digne douairière.

Bon, le discours est terminé. Elle pointe sur moi un index vengeur, et, avec un sourire qui dément le propos, me dit :

« C'est pas sympa de m'avoir fait pouffer au moment le plus solennel ! »

« J'avais envie d'entendre votre rire. »

Elle rougit légèrement, détourne la conversation :

« Vous avez perdu votre charmante voisine ? »

« Apparemment, oui. »

« Dommage, votre conversation semblait très animée. »

A mon tour de piquer un fard.

« Heu, oui ; enfin, pas tant que ça. Et puis, ne le répétez surtout pas, mais elle a un rire de crécelle. »

« Et le mien, de rire, il est comment ? »

« Comme je n'en avais encore jamais entendu, un pur cristal, une cascade de bonheur, tellement en harmonie avec la beauté de vos yeux et l'enchantement de votre sourire. »

« On danse ? »

Elle m'entraîne sur la piste improvisée dans le salon. J'ai l'impression que plus rien n'existe. Un invité a la bonne idée de mettre un slow : je l'enlace, elle se laisse aller, comme si nos corps se connaissaient de longue date, retrouvaient leur place. J'essaie de ne pas trop me laisser aller contre elle, mais elle s'abandonne. Gêné, je sens une érection se développer. Son regard se trouble un peu, son sourire, ses yeux rivés aux miens sont une réponse éloquente ; je ne résiste plus.

»Je suis morte ! »

« Vous êtes fatiguée ? »

« Oh non, pas du tout, mais si les yeux de la dame que vous avez honteusement laissée choir étaient des pistolets, il n'y aurait plus de Florence. »

Je la prends par la main, nous nous dirigeons vers une autre pièce, poussons la porte. Tout semble tranquille, je l'enlace. Des gémissements se font entendre : un couple est déjà là, madame agenouillée devant un monsieur, qui lui présente un superbe objet, qu'elle déguste avec ferveur.

Nous sortons, refermons doucement la porte et éclatons de rire.

« Eh bien, dites donc, voilà une soirée qui promet ! Au fait, j'habite à deux pas. »

Là, je reste interloqué. Si je m'étais attendu. C'est presque comme un automate que je reprends mon vestiaire et la suis dans la rue quasiment déserte.

Nous arrivons effectivement très vite devant un bel immeuble moderne. Ascenseur ; j'hésite, je ne sais trop que faire. Je sens ses yeux rieurs posés sur moi, elle est manifestement ravie de l'effet produit.

Finalement, je ne tente rien, et en fait, compte tenu de la rapidité des ascenseurs actuels..

Nous entrons ; très chouette, l'appartement ; elle m'installe dans le séjour et me demande de servir à boire en l'attendant. D'autorité, je nous verse un bourbon chacun et m'assieds dans le vaste canapé.

Hummmm, la revoilà : vêtue d'une superbe robe longue d'intérieur, qui dégage sa cuisse à chaque pas. Un spectacle merveilleux, qui me laisse béat. Elle vient s'asseoir près de moi, prend son verre et nous trinquons derechef à l'année nouvelle, les yeux dans les yeux, nous disant par le regard les mille et mille mots que nous n'osons pas encore prononcer.

Ses jambes croisées sont un supplice de Tentale : je ne peux résister, pose ma main sur sa cuisse ; sa chair est d'une douceur incomparable. Elle frémit légèrement, mais elle prend ma main, l'enlève de sa jambe. En même temps, ne me laissant pas le temps d'être déçu, elle approche son visage du mien.

Ses lèvres sont légèrement entrouvertes ; je suçote sa lèvre supérieure, puis l'autre. Nous sortons nos langues, qui viennent se lécher mutuellement. La tension est trop forte : nos bouches se joignent, nos dents s'entrechoquent. Elle a passé les bras autour de mon cou, notre baiser n'en finit plus, langues mêlées, buvant nos salives.

Soudain, la voilà qui se dégage, s'éloigne de moi, me repousse.

« Déshabille toi » me dit-elle d'un ton sans réplique. Plus de sourire dans ses yeux, mais presque une sorte d'impériosité, de volonté absolue de se voir obéie. Elle se lève, met de la musique, revient s'asseoir.

Je reste planté comme un imbécile.

« Alors qu'attends tu ? Fais moi un beau strip-tease. »

Après tout, pourquoi pas, d'autant que je pense qu'elle ne sera pas trop déçue par le spectacle. Je commence donc à me dandiner au son de la musique .Et hop, un petit tour, plus de veste. Lentement, je dénoue le noud papillon et le lui envoie en souriant, certain que c'est un autre noud qu'elle espère.

Je tire une chaise à moi, m'y installe pour ôter confortablement les chaussures. Mais pour l'instant je garde les chaussettes. Un petit tour de danse, en passant lentement ma langue sur mes lèvres. Je me campe face à elle, tout près. Tranquille, je défais les boutons de la chemise. A mi-parcours, j'écarte le pan, dégageant un téton, puis l'autre. Ses yeux sont rivés sur moi, ses lèvres tout humides, un peu ouvertes.

Me voici torse nu : je passe une main lascive sur ma poitrine, venant agacer le bout des tétons, qui s'érigent fièrement. Je reprends la chaise, en vitesse les chaussettes volent à travers la pièce. Toujours assis, je déboucle ma ceinture : je vois sa poitrine qui se soulève à un rythme rapide. Je passe une main sur mon ventre, à l'intérieur du pantalon. Me relève, reprends ma danse langoureuse, déboutonne le pantalon, fais lentement glisser le zip, et hop, je me retourne.

L'instant ridicule, glisser le pantalon le long des jambes et s'en défaire. Je l'expédie rapidement. Je tortille des fesses, maintenant vêtu de mon seul boxer. Je passe les mains sous l'élastique, fais glisser le vêtement jusqu'à mi-parcours, tendant mes fesses vers elle. Puis je le remonte. Lui tournant toujours le dos, je place mon sexe à demi-érigé en position verticale dans le boxer.

Et je me retourne : doucement, je fais glisser le tissu. Ses yeux sont presque révulsés, elle halète, sa main pétrit sa poitrine. Peu à peu, mon sexe apparaît, le bout du gland d'abord, puis petit à petit, toute la tige. Un mouvement rapide et me voici entièrement nu face à elle. Ma main a pris mon sexe, dressé à l'horizontale, et le lui présente, en offrande à sa beauté. J'attends ses ordres.

« Viens, approche. »

Je suis debout devant elle, assise sur le canapé.

D'un geste lent, elle se saisit de ma queue, me décalotte totalement, commence un doux mouvement de va-et-vient. Je durcis et me tends entre ses doigts. Je bande maintenant comme un furieux. Se penchant, elle arrondit ses lèvres et m'engloutis d'un seul coup. Sa bouche est un vrai velours, elle m'aspire, fait rouler mes boules entre ses doigts. Sa langue s'enroule autour de mon gland, le masse délicieusement. Hummmmmm, quel délice !!!

Elle se relève, me prend par la main, m'entraîne dans sa chambre, se jette sur le lit, totalement abandonnée.

« Fais moi jouir. »

Doucement, je relève la longue robe d'intérieur, appuyant chaque centimètre carré de peau découverte d'un léger bisou, qui la fait frissonner et lui donne la chair de poule. Plus je remonte, plus sa peau est douce. Me voici entre ses cuisses, qu'elle a légèrement écartées. Elle soulève les fesses, pour me permettre de la dénuder. La robe est roulée sous ses reins.

Elle m'offre un spectacle fantastique : cette merveilleuse toison blonde, qui frisotte, toute vaporeuse, laissant deviner le tendre sillon rosé, que l'on devine légèrement humide. Je m'agenouille entre ses jambes, après les avoir largement ouvertes, me penche vers elle.

J'embrasse d'un très léger baiser l'intérieur de ses cuisses, remontant le long de l'aine. Elle est totalement offerte : je souffle doucement sur le frisottis de ses poils, pose ma langue entre ses lèvres, les obligeant ainsi à s'écarter. Des gouttes d'écume commencent à perler, je les absorbe avidement.

Je pose mes pouces sur le côté de sa fente, maintenant franchement ouverte. Je ne me lasserai jamais de ce merveilleux spectacle d'un sexe de femme. Ma langue lèche l'intérieur de ses lèvres, les pénètre doucement, comme le ferait un vit. Je l'embrasse, comme je l'ai fait pour sa bouche. Je la sens qui se tend vers moi, gémissante, me demandant d'aller plus avant, de ne pas la laisser.

Elle s'est débarrassée de sa robe, caresse ses seins, tout gonflés, aux pointes durcies et étirées. Ils sont plus volumineux que je ne pensais. Mon sexe est dur, tendu, je bande avec une force invraisemblable. La voir ainsi ouverte, se caressant, m'offrant tous les trésors de son intimité, m'excite au plus haut point.

Ma langue s'active de plus en plus vite ; elle a trouvé le tendre bouton d'amour, tout gonflé, érigé comme un vrai petit sexe, tourne autour, le suçote, l'agace, l'absorbe tout entier. J'ai introduit mon index dans sa chatte, que je branle avec vigueur. Puis je le ressors, viens en agacer son clito, de plus en plus dur.

Elle est totalement arquée sur le lit, prononçant des mots sans suite, qu'elle en veut encore, que c'est bon, qu'elle va jouir. Au comble de l'excitation, je la caresse de plus en plus vite, toujours plus fort. D'un seul coup, je la sens se raidir, se tendre complètement sur le lit, resserrer spasmodiquement ses jambes autour de ma tête. Un long cri modulé exprime sa jouissance.

Et elle retombe sur la couche, encore agitée de tremblements incontrôlés ; lentement elle s'apaise, vient se blottir contre moi. Comme c'est bon de faire jouir une femme, de l'amener à cet abandon total, de la sentir vibrer. J'ai le sentiment d'avoir totalement partagé son plaisir, d'avoir joui avec elle.

Sa main mutine vient se poser sur moi ; elle m'empoigne vigoureusement. Elle sait que je suis au bord de l'explosion, alors pas de fioritures, ses mouvements de poignet sont amples et rapides. Penchée sur moi, elle me regarde dans les yeux, y guettant la montée de ma jouissance. Son regard est encore tout embué de son plaisir et du plaisir qu'elle attend encore à me voir jouir.

Oui, je le sens, ça vient ; elle le sent aussi, ralentit son mouvement, presse le bout de ma queue. Là, ouiiiiiiiiii, voilà. Ma jouissance jaillit avec vigueur, me délivrant de cette tension, qui dure depuis si longtemps. Oh que c'est bon, oui, mon ventre se soulève vers elle, qui se penche et vient absorber d'une bouche gourmande les dernières gouttes de mon bonheur.

Nous sommes restés ensemble durant toute l'année universitaire. Puis les circonstances nous ont séparés. Mais, jamais, nulle part, je n'ai retrouvé le merveilleux son cristallin de son rire.

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