KAREN ET ARNAUD

par LODGESSE


Karen et moi formons un couple libertin. Nous avons, ensemble, les mêmes désirs et les mêmes fantasmes que nous mettons en commun. Un jour que nous cherchions comment pimenter une soirée, nous avons eu l'idée d'inviter une femme à nous regarder faire l'amour ; nous l'imaginions nous faire face, sur le fauteuil, une coupe de champagne à la main.

Dès le lendemain, je mis une annonce sur le site libertin que nous fréquentons. Il se présenterait bien quelque femme, assez intrépide, pour accepter. Je reçus plusieurs messages, mais l'un d'eux attira plus particulièrement mon attention. Le pseudo sans doute m'intrigua. Une femme, Perle, souhaitait en savoir davantage sur nos intentions, et nous échangeâmes quelques mails qui la persuadèrent de nous rencontrer.

Nous prîmes rendez-vous pour le soir même, au Defender, le bar Lounge de l'hôtel du Louvre. Karen et moi arrivâmes en avance, afin de choisir une place discrète. Elle fut ponctuelle. Une très belle femme, d'une élégance raffinée. Elle portait un tailleur beige et des talons aiguille. Ses cheveux blonds étaient coiffés en chignon. Elle s'approcha de nous de la démarche assurée de sa cinquantaine. Elle tendit sa main gantée pour nous saluer.

Nous savions, Karen et moi, qu'elle ne portait pas de culotte, cela nous excitait tous les deux, de connaître ce détail et de voir que cette femme, sous ses apparences de haute bourgeoisie, cachait une libertine. Nos regards à trois étaient déjà complices. Elle ressemblait à une héroïne hitchcockienne, c'était sans doute cela qui me la rendait étrangement familière.

Après avoir mis au point les divers arrangements de la soirée, elle nous accompagna dans notre appartement. En bon maître de maison, j'apportais le champagne et trois flûtes en cristal ciselé. Elle s'installa confortablement dans le fauteuil, croisa lentement ses jambes et nous fit constater la nudité de son sexe. Elle interviendrait en parlant et en se sentant libre de ses actes pendant que nous ferions l'amour. Karen glissa un CD dans la chaîne hi fi.

Je reconnus l'enregistrement live du trio de Bill Evans au Village Vanguard de New York, cela faisait une excellente musique douce pour la circonstance. Karen m'embrassa langoureusement. Nous décidâmes de nous déshabiller chacun notre tour. Je commençais par ôter ma chemise, en fermant les yeux, pour me laisser guider par le rythme doux de la musique. Les femmes applaudirent, ce qui me gonfla d'orgueil et un sourire épanoui dû se dessiner sur mon visage.

Je me retournais pour continuer, je fis descendre mon pantalon en prenant bien soin de leur laisser apprécier la forme de mes fesses sous mon boxer. Je leur fis face et glissais ma main dans le boxer. J'ouvris les yeux et vis leurs regards brillant d'envie. Cela m'encouragea à continuer et je pris tout le temps nécessaire pour ne retirer mon boxer qu'au moment où mon sexe serait érigé. Toutes les deux se regardèrent et comme un code mystérieux, elles glissèrent leurs mains, sous leurs jupes. Cette vision me rendit la tâche bien plus facile. L'excitation montait doucement. Lorsque je fus totalement nu, Karen se leva, s'agenouilla et commença à lécher mon sexe avec gourmandise.

Perle n'avait encore rien dit. Elle demanda à Karen de ne mettre qu'un genou à terre pour rendre la pause plus jolie. Karen s'exécuta. Lorsque je sentis que mon excitation était trop forte, j'aidais Karen à se relever.

" A toi, lui-dis je ".

Elle ôta d'abord sa jupe, et nous fit découvrir ses jambes gracieuses et nues. Comme un mannequin haute-couture, elle fit quelques pas, une main sur sa hanche et un volte-face troublant. Elle retourna une chaise, s'assit sensuellement à califourchon dessus et prit tout son temps pour délacer son cache-cœur et laisser paraître ses seins nus. Elle caressa ses seins en dodelinant de la tête au rythme langoureux du nouveau morceau de jazz. Ses mains glissèrent sur ses hanches et ses fesses. C'est alors que je regardais Perle.

Son profil m'évoquait bien plus qu'un film d'Hitchcock. Un trouble m'envahit, un malaise, je connaissais cette femme, mais je ne me souvenais plus. Karen s'approcha de moi. Nous étions tous les deux, debout. Elle m'effleurait en tournant autour de moi, comme si elle cherchait à m'attacher avec des liens invisibles. Perle semblait ravie, elle avait remonté sa jupe jusqu'à son ventre et se masturbait sans pudeur. Karen se plia, plaça les mains sur ses genoux, sa tête légèrement penchée. C'est ce qu'elle faisait habituellement quand elle voulait une fessée.

Je tentais de chasser, de mes pensées, le souvenir de Perle, et commençais à administrer à Karen quelques claques douces. Karen gémissait de plaisir. Perle retira tout à fait sa jupe et se mit dans la même position que Karen pour recevoir elle aussi une fessée. Karen surprise accepta néanmoins. Et mes deux mains se mirent à sévir sur ces deux croupes tendues. Toutes les deux gémissaient de bonheur. Puis Perle retourna s'asseoir. Karen lui demanda son prénom pendant que je la pénétrais. " Je m'appelle Jacqueline ! " dit-elle en riant. Et ce fut comme un voile qui se déchira dans ma conscience !

Jacqueline, bien-sûr ! cette dame qui venait à la maison quand maman était couturière ! celle qui se déshabillait devant moi qui avait à peine sept ans et qui portait toujours un collier de perles. J'étais fasciné par cette femme qui portait de la lingerie fine. Ma mère s'en était aperçue et lui proposa pour les autres essayages de s'installer dans sa chambre. Je les entendais rire de l'autre côté de la porte, je me doutais que c'était à mon sujet.

Quand elle venait, j'étais exclu mais je regardais, par le trou de la serrure ! Elle portait des bas, un porte-jarretelle ou un bustier lacé, selon les jours. Je me souviens qu'elle partait souvent en m'ébouriffant les cheveux et en me disant : " Au revoir, petit libertin ! ". Je ne comprenais pas ce que cela voulait dire mais je ne manquais jamais de rougir. Et, aujourd'hui, Jacqueline, la dame qui me donnait tant d'émois, était là devant moi ! Autant dire que tout à coup mon sexe se ratatina.

Karen s'aperçut de mon trouble.

" Que se passe-t-il, chéri ? ".

A ce moment là, Perle se leva, prit mon sexe dans ses mains et instantanément, il se bomba. Elle l'aida à trouver sa place dans le sexe de ma femme et je pus continuer à faire l'amour avec ma femme en regardant Perle dans les yeux. Elle n'avait pas pu me reconnaître, c'était déjà ça !

Nous passâmes une soirée des plus agréables, nous échangeâmes des caresses à trois et des moments très coquins. Mais ce qui fut inoubliable, c'est quand elle nous quitta. Elle embrassa Karen d'un baiser tendre et moi, elle m'ébouriffa les cheveux et me dit : " Au revoir, petit libertin ! ".

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