ANTIQUITES

par CHAN



Je suis allée en ce dimanche d'avril, à la foire aux antiquaires à Antibes. Beaucoup de beau monde, comme il se doit, quand on aime on ne compte pas, n'est-ce pas, mon mari, pour une fois m'accompagnait!...

Il faisait très beau et le soleil commençait à blondir mes épaules et mes cuisses, j'avais mis une robe blanche, fendue assez haut sur les côtés pour montrer mes jambes, j'adore qu'on les regarde, accompagnée d'un caraco à fines bretelles, noir, ça faisait de moi une tenue black and white, ou si vous préférez, côté yin et côté yang...
Mon mari va au stand des armes anciennes, vu son métier, normal,il aime l'odeur de la poudre, bof...

Moi je déambule devant un stand de bijoux anciens, j'aime les bijoux,les vrais,les beaux.
Un monsieur d'une trentaine d'années, costume cravate m'invite à venir voir de plus prêt les jolis sautoirs, platine et diamants, ouf les prix...

Mais enfin, je veux bien essayer ces divins colliers rien que pour le plaisir des yeux. Ne pouvant attacher le fermoir, ce jeune hidalgo, aux yeux noirs de velours et à la peau très fine, me dit :

"My lady, puis-je vous aider ?"

Je lui donne le sautoir, remonte mes cheveux et ce bel homme m'attache donc celui-ci.Je sens déjà qu'il a des mains d'une finesse qui s'accorde à ma peau.

Cette goutte d'eau qui termine le sautoir devant, vient se nicher au milieu de mes seins, le jeune brun veut que cette goutte soit bien centrée et il pose doucement ses mains longues au milieu de ma poitrine, avec en prime, au passage, un frôlement imperceptible sur le bout de mes seins déjà tendus à l'extrême à la suite de la mise en place du fermoir et de l'ajustement de la goutte du sautoir, des mains chaudes, peau fine et légèrement appuyées et même plus, la caresse imperceptible, celle qui fait rêver mais qui est bien présente et que l'on sent plus qu'on ne la devine...

Ce prélude m'excite déjà, il s'approche légèrement de moi, il sent Kenzo, hum, l'odeur des vagues, quand elles battent les rochers. Mon mari est toujours coincé entre un revolver de100 ans et quelques cartouches.

Derrière la table présentoir des bijoux, une armoire authentique Louis Philippe nous regarde de haut, et voilà que je laisse courrir mes mains sur la porte de celle-ci, j'aime toucher le bois, une autre main vient se coller sur la mienne, c'est mon brun qui vient de se rapprocher, il me suçure à l'oreille que la goutte du sautoir n'est plus à sa place, il me carresse doucement le bout des seins pour la remettre au milieu...Je suis plaquée contre l'armoire, les bras coincés derrière mon dos et mon brun qui me plaque de son corps, un corps musclé que je sens à travers son pantalon, muscles durs et tendus. Sa bouche est de plus en plus prêt de la mienne, des dents blanches et bien rangées et un sourire divin. Son parfum d'algues fraîches m'envoûte de plus en plus. Il me plaque contre la porte de Louis Philippe et m'embrasse à perdre haleine, je m'étouffe et il continue, une langue nerveuse qui va vite et moi je suis son rythme. Le tissus fin de ma jupe est en train de remonter au milieu de mes cuisses,ma jupe se relève, je jette un regard au stand où se trouve ma moitié, pour voir s'il me regarde, mais non, bon ça va.

Je ne mets jamais de culotte quand j'ai des jupes longues... Ma jupe donc est remontée et mon brun, dont je ne vois plus que les cheveux de haut, est entre mes cuises en train de me lécher l'orchidée qui était déjà mouillée à la suite du réajustement de la goutte du sautoir, et là cette langue chaude d'espagnol qui va et vient, tendrement et me suce, c'est l'extase, plus que ça même, j'arrive à me tenir à cette foutue porte et le sautoir, la goutte, les armes, les cartouches, tout s'enfuit hors du temps et je pense à ce brun en train de se délecter les lèvres de mon miel qui dégouline sur ses lèvres et dont le jus le rend plus doux encore. Huuummmm.....Et là c'est le sublime de l'orgasme qui s'abat, on est plus que deux, le reste s'est évanoui. Il se relève rentre en moi et je le sens se vider dans mes organes chauds. Et on s'embrasse encore et encore en pensant à ce que l'on ressent oh que c'est bon...

On reste un moment encore collés l'un à l'autre. Et doucement il se retire avec ce sourire d'un contentement qui n'est pas tout à fait fini. On se rajuste l'un et l'autre. Mes yeux brillent encore et les siens sont d'un noir intense... L'ascension face sud de l'Everest n'est rien à côté de ce qu'on vient de vivre... Je veux lui régler le sautoir, et il me répond : "pour le plaisir que vous m'avez donné, Lady, ça vaut bien un collier" !...Ah les ferrets de la Reine, peut-être plus beaux d'accords mais pas aussi jouissants qu'un dimanche d'avril sur les remparts d'Antibes. Il me donne sa carte, je le rappelle le lendemain et c'est moi qui l'invite dans mon Hacienda au Cap Martin. Il repart en Espagne le lendemain, cet homme je ne l'oublierai jamais. Je n'enlève jamais le collier, même au hammam et il m'arrive même de faire balancer la goutte les soirs de pleine lune sur le bout de mes seins!...Et là je repense aux yeux noirs…

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