L'ALIBI

par PHILIPPE


Charles appréciait, particulièrement, que ses tournées de représentant le ramènent dans cette charmante petite ville. En cette belle fin d'après-midi , il était installé à la terrasse de son café préféré , sur la place centrale. Le soleil déclinant ocrait merveilleusement les façades de pierre des maisons ; l'arrivée de l'été avait incité les femmes à adopter des tenues légères et il ne se lassait pas d'admirer ces jolies passantes , dont les jupes courtes mettaient si bien en valeur les jambes fuselées.

Il profitait, béatement, de ces instants de paix et de bonheur tranquille , dégustant lentement sa bière , lorsqu'une sorte de tornade s'abattit brusquement près de lui. Une jeune femme venait de s'installer à son côté , passait son bras sous le sien et lui disait :

- Embrassez-moi !

Il la regarda , complètement sidéré.

- Vite , embrassez moi , je vous dis !

Charles lui plaqua deux baisers sonores sur les joues.

- Mieux que ça , un vrai baiser.

Il lui effleura les lèvres, elle posa sa tête sur son épaule.

- Je suis très flatté , mademoiselle , mais encore que mon charme irrésistible y soit peut-être pour quelque chose , il y a sans doute une autre explication à votre attitude.

- Vous voyez le type là-bas , en polo rouge , derrière le 4x4 ? Il me harcèle.

- Comment cela , il vous harcèle ?

- Oui , il veut coucher avec moi , et je ne veux pas.

- Il me fallait un alibi ; alors je lui ai dit que j'allais retrouver mon amant ; vous étiez là…..

- Trop flatté.

Il prit le temps de la regarder : sans être vraiment une beauté , elle ne manquait pas de charme. Brune , cheveux courts , elle portait une robe boutonnée par devant , dont le décolleté carré laissait entrevoir une poitrine plutôt généreuse. En s'asseyant , elle avait largement découvert de fort jolies cuisses. Il passa un bras autour de son épaule et l'attira contre lui.

- Eh bien , jouons le jeu , et montrons à ce monsieur qu'il n'a rien à espérer.

Ce disant , il se pencha sur elle et chercha ses lèvres . Elle résista un peu , mais très vite sa bouche s'entrouvrit , leurs langues se mêlèrent et elle répondit fougueusement à son baiser.

La situation maintenant faisait plus que l'amuser. Il sentait une jambe se presser contre la sienne ; l'excitation commençait de monter en lui. Il lui posa une main sur la cuisse. Elle la retira ; il revint à la charge , aucune résistance ne lui fut plus opposée. Il remarqua que sa respiration s'accélérait , les pointes de ses seins tendaient le tissu de la robe. Elle aussi semblait goûter la petite comédie.


- Il est toujours là ?

- Oui, je le vois toujours.

- Il a décidément du mal à comprendre. J'ai une idée : vous allez descendre aux toilettes je vous y rejoindrai , lui donnant l'impression qu'on s' y retrouve pour…..

Elle rougit violemment.

- Vous croyez que c'est utile ?

- Bien sûr. Oui ou non voulez vous le convaincre que vous avez un amant ?

- Ben oui

- Alors , allez y.


Elle descendit. Charles alla payer au comptoir. Le barmann , qu'il connaissait bien, lui tendit une clé.


- Tenez, M. Charles, c'est le local marqué privé. Ce sera plus confortable.


- Merci , Didier , vous êtes un frère.


Il descendit, ouvrit le local indiqué : c'était un débarras , assez grand , avec dans le fond un canapé ; la pièce devait souvent servir à usage " privé ".

Puis il alla vers les toilettes dames ; elle l'attendait. Il la prit par la main pour l'amener dans le petit nid qui s'offrait à eux.

- Mais que faites vous ? Où sommes nous ?
- Si on veut être crédibles , et sauf à me faire passer pour un goujat , il nous faut rester quelque temps ensemble. Ici c'est plus discret et plus confortable.

Il la fit s'asseoir et s'installa près d'elle.

- Vous n'aviez personne pour faire l'alibi ?
- Non, et puis il valait mieux un inconnu.
- Oui , je comprends.

Il passa son bras autour de son épaule. Il la sentit se raidir.

- Je vous trouve très belle , vous savez.
- Merci , mais c'est plus la peine de faire semblant.
- Je ne fais pas semblant ; j'ai très envie de vous.

Il chercha à nouveau se lèvres ; elle se déroba, mais il insista, la serra contre lui. Elle finit par se laisser aller . Il avait posé la main sur sa cuisse et remontait la robe. Timidement , pour la forme , elle fit mine de l'empêcher , mais en même temps elle écartait ses jambes. La main fouineuse se faufila , atteignit le triangle soyeux de la petite culotte , qu'elle trouva toute humide. Un doigt se glissa sous le frêle rempart, s'insinua entre les lèvres intimes. Elle haletait , sa poitrine se soulevait rapidement. Les yeux fermés , elle avait rejeté la tête en arrière.

Il déboutonna la robe, en écarta les pans et vint s'agenouiller devant elle , fit glisser la culotte le long de ses jambes , l'en débarrassa. Elle n'était plus vêtue que de son soutien-gorge. Impudique , elle ouvrait ses cuisses, offrant à son regard tous les merveilleux secrets de son intimité, excitée en même temps de sentir les yeux de cet homme rivés sur elle.

Il approcha lentement la tête, écarta un peu plus ses cuisses , vint poser sa bouche sur ses lèvres ourlées , y fit glisser sa langue avec laquelle il entreprit de langoureuses caresses , cherchant et trouvant le petit bouton , déjà érigé. Il le suça, le mordilla, le fit gonfler encore davantage.


Elle le tenait par la tête, imprimant à la caresse le rythme qu'elle souhaitait. Il la besognait de la langue , qu'il faisait aller et venir de plus en plus vite. Soudain , il la sentit se raidir, elle serra les cuisses, au risque de l'étouffer ,émit un long feulement.


-Huummmmm. Ouuuuiiiiiiiiii. C'est bon , je viens Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiii Je jouuuiiiiiiiiis.

Il revint s'asseoir près d'elle , la laissa s'apaiser , puis dégrafa le soutien-gorge, libérant deux globes opulents , aux mamelons fièrement dressés. Il les embrassa , les lécha , tout en malaxant les seins. Il sentit qu'elle lui avait posé la main très haut sur la cuisse , remontait , caressait la bosse, essayait maladroitement de dégager l'objet de sa convoitise.

Il se leva , se débarrassa prestement de son pantalon et de son slip et revint vers elle , lui offrant un sexe superbe , magnifiquement dressé . Elle s'en saisit , le décalotta , entama quelques mouvements avec une main , tandis que de l'autre, elle soupesait les bourses gonflées.

- Suce-moi.

Elle arrondit ses lèvres autour du gland , l'entoura de sa langue , puis lécha la verge sur toute sa longueur , avant de l'enfourner derechef toute entière et de lui imprimer un lent mouvement de succion. De la main , elle branlottait doucement la base de cette queue qui la rendait folle.


- Oh oui , c'est bon. Tu suces bien. Continue ; t'es trop bonne.

Elle sentait l'engin durcir encore ; elle se releva , alla chercher son sac , en sortit une superbe capote rose, dont elle revêtit l'objet de ses désirs.


- Prends moi, vite, j'ai envie.

Elle s'était agenouillée devant le canapé , fesses cambrées vers lui : Elle avait un cul splendide. Il s'installa derrière elle , vint poser sa queue à l'orée de sa grotte , toute dégoulinante de sa mouille. Puis , d'un lent mouvement régulier, il lui envahit la chatte , ne s'arrêtant que lorsqu'il vint buter tout au fond . Elle eut un long soupir, il se retira, revint , encore, encore... Que c'était bon ; elle contactait ses muscles intimes sur son sexe. Ses seins ballottaient au rythme de leur étreinte. Il s'en empara, les malaxant avec vigueur , tirant les pointes.


- Oh oui , baisemoi bien , continue . Encore , ta queue dans ma chatte. Ouiiiiiiiii
- T' aimes ça , hein , une bonne bite qui te ramone bien à fond
- Ouiiiii , vas y , encore plus loin.

Le rythme s'était encore accéléré. Il la crochetait aux hanches et se branlait comme un fou dans cette chatte chaude et trempée.


- Je viens , chérie, je vais jouir , c'est bon...
- Oui, vas y , moi aussi . Hummmmmmm. Ouiiiiiiiiiiiiiiii Tiens , oh je jouis , j'en peux plus.

Il sentit le foutre gicler de sa queue , envahir le préservatif. Il s'écroula sur elle.

Ils restèrent ainsi un long moment ,puis elle se dégagea , remit sa robe et , lui posant un baiser au coin des lèvres , disparut. Elle avait oublié sa culotte. Il sourit , la mit dans sa poche.

Il la suivit de peu , regarda dehors : le garçon n'y était plus. Il ne chercha pas à comprendre davantage, rendit la clé au barmann avec un solide pourboire et rejoignit son hôtel.


Mais, à chaque fois, qu'il revient dans la ville , Charles passe un moment à la terrasse , un peu nostalgique. Jamais il n'a revue celle à qui il fut si agréable de servir d'alibi.


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