ACCORD PARFAIT

par



A bientôt 44 ans, Colette avait gardé la silhouette de jeune fille de ses 20 ans. Difficile de lui donner son âge tant sa petite taille et sa grâce effaçaient les années.

Habillée d’un strict tailleur bleu marine, adoucie par la hauteur de la jupe et son œil coquin, elle n’était pas maquillée, elle ne se fardait d’ailleurs jamais, mais portait un ensemble de bijoux fantaisie, un collier, des boucles d’oreilles, bagues et bracelets couleur topaze. La veste était boutonnée mais laissait voir le décolleté et deviner le haut des seins. Ses jambes étaient gainées de ces nouveaux bas qui tiennent tout seuls. Pas de porte-jarretelles évocateurs mais tellement inconfortables.

A son arrivée dans la pièce, je laissais mon regard s’égarer sur ses formes agréablement galbées. Elle n’était pas de ces cintres qu’on voudrait nous faire passer pour des vénus. Elle redoutait le verdict de la balance et ne m’écoutait pas quand je m’extasiais sur ses formes douces et son merveilleux petit ventre rebondi. Elle semblait cependant plus sure de sa séduction que jamais et me toisait d’un œil décidé.

Je n’osais m’approcher tant le spectacle me réjouissait. J’aurais voulu prolonger cet instant pour la détailler plus longuement, laisser mes yeux profiter de ses formes adorables que, je découvrais comme pour la première fois ; mais je ne pouvais me retenir de la toucher et mon désir, pour elle, fût le plus fort.

Je jetais mes yeux dans l’échancrure de son décolleté pour m’apercevoir qu’elle ne portait pas de soutien-gorge. Je déboutonnais la veste mais me gardais bien de la lui retirer. Je voulais lui faire l’amour comme ça, telle que je la voyais, sans la déshabiller. Tout en l’embrassant dans le cou et à la racine des épaules, je lui caressais doucement ses seins. Ils étaient petits, tenaient dans ma main et je passais de l’un à l’autre pour titiller les tétons et les sentir durcir sous mes doigts.

De l’autre main, je parcourais ses hanches rebondies et glissais sur ses cuisses. Le bruit de ma peau sur le nylon de ses bas m’excitait beaucoup ; Elle devait le sentir car dans un mouvement, elle rapprocha son bassin du mien. Elle semblait intéressée, ce qui m’encourageait à poursuivre.

Enhardi par ses soupirs, je me risquais à remonter ma main, sous sa jupe, pour découvrir ses fesses libres. N’aurait-elle pas mis de culotte ?

M’écartant légèrement, je passais la main devant. Elle avait mis son string, c’était presque mieux. Je massais doucement son pubis à travers la fine dentelle de coton, en insistant légèrement entre les lèvres et sa respiration s’accéléra. Mon cœur battait la chamade et le sang me chauffait les tempes et le bas ventre. Mon sexe se tendait presque douloureusement, enfermé dans un pantalon qui semblait devenir trop petit. Je gémis de plaisir lorsqu’elle effleura ma braguette.

– Mais tu bandes ! Dit-elle feignant la surprise.

– Tu veux voir ? Dis-je, ravi de trouver une occasion de me déshabiller.

Je me débarrassais alors lentement de mes vêtements afin de lui laisser le temps de profiter du spectacle de son regard inquisiteur. Je ne me prends pas pour un apollon mais je pensais, à cet instant, qu’elle apprécierait le spectacle. Lorsque je retirais enfin mon slip, mon sexe en érection rebondit légèrement pour se stabiliser dans une position qui ne faisait aucun doute sur mes sentiments.

Une fois nu, légèrement intimidé de me retrouver ainsi dévêtu devant elle, je m’aperçus qu’elle semblait prendre un certain plaisir à observer mon corps et que ma récente prise de poids ne la laissait pas indifférente.

Ne sachant comment me comporter et craignant que ma perplexité ne se traduise physiquement, je me rapprochais pour reprendre mes caresses, la où je les avais laissées. Elle décidait alors de me remercier de mes premiers attouchements en me caressant les tétons du bout de sa langue. Elle me connaissait bien et savait que cela produisait un effet immédiat sur moi. Une onde de plaisir me traversa.

Derrière elle, se trouvait un miroir qui me la laissait voir de dos et pendant qu’elle continuait à m’envoyer des frissons de plaisir dans tout le corps avec sa langue et ses dents, je suivais le parcours de mes mains sur ses hanches et le haut de ses cuisses.

C’était bien de pouvoir la regarder, comme ça, sans qu’elle ne s’en rende compte. Je pense qu’elle n’avait pas réalisé à quel point la glace était bien placée. Je n’en perdais pas une miette.

Je remontais sa courte jupe pour dévoiler ses fesses à ma vue et les caressais avec une tendre vigueur. Elle n’avait pas mis un string pour rien. Je savais son peu d’enclin à l’inconfort et je voulais lui manifester ma gratitude pour avoir ainsi mis en valeur le bas de son dos. Je retirais le tout petit bout de tissu et le jetais à l’autre bout de la pièce.

C’est le moment qu’elle choisit pour s’accroupir. La tête à hauteur de mon sexe tendu, elle fit aller et venir sa main droite deux ou trois fois, dégageant le gland pour le caresser de la langue. Sa main gauche massait mes fesses et m’empêcha de me dérober lorsqu’elle avala la presque totalité de mon phallus. De mes orteils jusqu’à ma nuque, une décharge de plaisir me cambra le dos. Mes jambes me portaient à peine.

Il fallait que je lui rende tout le plaisir qu’elle était en train de me donner. Elle prenait d’ailleurs un petit acompte sur mon tibia droit ; Elle ondulait doucement de la croupe et collant son sexe sur l’os de ma jambe, elle s’excitait doucement le clitoris et se préparait à la suite. Rouvrant les yeux je regardais à nouveau vers le miroir puis baissant le regard vers sa tête, j’apercevais plus bas, ses seins qui ballottaient doucement vers mes genoux. Si je la laissais continuer, à ce rythme, je n’allais pas pouvoir tenir longtemps. Je lui retirais doucement la tête en l’aidant à se relever et l’embrassais à pleine bouche, allant chercher sa langue et l’invitant à continuer à se frotter le pubis contre ma cuisse. Je suivais toujours des yeux les ondulations de sa croupe dans la glace et me délectais du spectacle de ce cul magnifique, tout juste dévoilé et du haut de ses cuisses qui dépassaient de ses bas.

Je laissais mon esprit vagabonder un instant et, sur le thème de la vue, je me promettais de lui proposer un jour de jouer à se bander les yeux pendant l’acte. Il me semblait à cet instant que cela pourrait rajouter à l’excitation de l’un comme de l’autre.

Mais pour l’heure c’était à mon tour de lui procurer du plaisir. J’avais eu mon compte pour l’instant et tout comme elle l’avait fait pour moi, je voulais l’exciter de ma bouche. La faisant s’asseoir du bout des fesses sur la commode, elle restait presque debout, si bien qu’en m’agenouillant par terre, je me retrouvais le visage à la bonne hauteur pour chatouiller son clitoris avec le bout de ma langue. J’allais et venais d’abord doucement puis de plus en plus vite, entre ses lèvres que je tenais, écartées, de mes deux mains libres.

Parfois pour reprendre mon souffle, j’introduisais le bout d’un doigt dans son vagin, puis je reprenais les caresses buccales, mêlant ma salive à la cyprine qui ne manqua pas d’affluer quand son désir et son plaisir se furent rejoins.

Mes genoux ne tardèrent pas à me faire souffrir et mon érection s’en ressentit. Il était temps de passer à autre chose. Je lui proposais un soixante neuf. Nous n’étions pas au maximum de notre excitation et il fallait que je me reprenne.

– Reste habillée lui dis-je quand elle tentait de retirer sa jupe
– Ca ne gène pas pour ce qu’on a à faire ;
- Au contraire !

Je m’allongeais sur le lit le premier. J’adore être en dessous. Plaçant ses genoux de part et d’autre de ma poitrine, elle me tournait le dos et offrait son sexe, déjà bien humide, à ma bouche encore avide. Avant même qu’elle ne se penche en avant pour reprendre la fellation, ma langue allait et venait sur son clitoris, maintenant, de plus en plus dur. De mes mains, j’alternais la caresse des fesses qui m’encadraient le visage et le massage des seins qui pendaient au-dessus de mon ventre. Mon sexe s’était à nouveau durci et ses coups de langue experts surent rapidement me faire oublier mes genoux endoloris. Plaquant mes mains sur le bas de son dos, je l’obligeais à coller son ventre et sa poitrine sur mon corps. L’excitation venant, nous ondulions en accord, des râles et des gémissements commençaient à nous échapper. Il faut une certaine force mentale pour interrompre des ébats aussi bien engagés. La tentation était grande de continuer ainsi jusqu’à l’apothéose finale.

Je ne sais qui d’elle ou de moi appelait le plus à la pénétration, mais il fallut peu de temps à ma queue mouillée de salive pour trouver le chemin. Prenant appui sur mes jambes, elle dégagea son cul de ma figure et ramenant son corps en avant, tout en continuant à me tourner le dos, elle s’empala sans difficulté.

Nos râles prenaient des décibels à mesure que la stimulation s’intensifiait. La douceur du nylon de ses bas sur mes cuisses, le frottement de sa veste sur ma chair, mes mains sur son ventre, descendant parfois presser sa vulve dans une ultime recherche de plaisir, j’attendais le pic de son plaisir avant mon orgasme. Je ne voulais pas finir dans cette position.

Nous terminions souvent en levrette, c’est la position idéale quand on veut finir. L’excitation est vive, rapide et souvent simultanée. Ne voulant pas terminer en travaillant, elle sembla ravie de perdre le dessus et de se laisser prendre, sans autre initiative que d’offrir, son cul mouillé à mes coups de boutoir. Elle se releva doucement en serrant un peu plus son vagin autour de mon vit, ce qui eu pour effet de l’expulser vivement. Elle se retourna pour m’embrasser.

Ses bijoux brillaient dans la pénombre, son corps luisait de sueur. Après son premier orgasme, elle semblait apaisée, presque prête à s’arrêter là. Au point où j’en étais, je ne pouvais imaginer ne pas continuer. Le coïtus interruptus…très peu pour moi. Elle souriait, elle savait exactement ou j’en étais.

– Assieds-toi sur ma bouche, je vais te donner envie de continuer, lui dis-je.

Je crois que l’idée l’a séduit car elle m’obéit immédiatement. Plaçant son minou juste au-dessus de mon bec, elle semblait bien décidée à prendre encore un maximum de plaisir. Je ne me plaignais pas de la vue. Son joli ventre ne parvenait pas à cacher ses seins et son visage. Tout en oeuvrant de la langue sur son petit bouton, je profitais d’elle avec tous mes sens.

L’odeur puissante de son sexe déjà transpercé, le goût de son jus, la vision de son corps de là où je me trouvais, le toucher soyeux de sa peau moite après l’extase et enfin le son de sa voix dans cette fausse plainte de la femme cherchant son plaisir. J’aurais pu rester longtemps comme ça à taquiner son clitoris si, la chaleur l’envahissant à nouveau, Colette me pria de terminer ce que nous avions commencé.

A regrets, je la vis se séparer de ma bouche, repasser la jambe au-dessus de moi et me tourner le dos à nouveau pour, sur ses genoux, prendre appui sur ses mains et m’offrir sa croupe en récompense. Je me relevais prestement et la pénétrais, à nouveau.

Le simple contact de l’entrée de son vagin, sur mon sexe, se durcit à nouveau et j’amorçais un lent mouvement de va et viens en essayant de ne pas aller trop loin, tout de suite. Ca glissait tout seul, comme dans de la soie et je sentais le plaisir revenir au galop. Ma chère et tendre ondulait devant moi et, le rythme s’accélérant, mes idées s’embrouillèrent, l’envie de la pénétrer encore plus fort m’envahit.

N’y tenant plus, j’empoignais ses cuisses à pleine main, lui relevais les jambes à l’horizontale et m’enfonçait plus loin encore en elle. Ca n’était plus une levrette mais une brouette, l’angle de pénétration était parfait. Pris dans le tourbillon de mon orgasme, je ne m’occupais plus que de mon plaisir, laissant Colette se débrouiller avec le sien. Epuisés mais au bord de l’extase, nous nous précipitions vers notre jouissance dans des « aller-retour »frénétiques.

Dans un cri étranglé je lâchais tout ce que j’avais si longtemps retenu et grognais mon plaisir pendant que de son côté elle savourait son deuxième orgasme et recevait mon sperme au plus profond d’elle-même. Baissant les bras pour poser le haut de son corps sur le lit, elle me permettait de m’effondrer, l’emprisonnant de mon poids, couché sur elle, pendant les derniers spasmes ; redescendant doucement de nos cieux respectifs.

Progressivement nos corps allaient redevenir encombrants et fonctionnels, pendant les heures qui nous séparaient de nos prochains ébats, ils redevenaient des machines à travailler et à souffrir. Pour prolonger quelques temps encore les caresses, nous décidions de nous doucher ensemble et de nous savonner mutuellement.

Après avoir laissé quelques minutes l’eau chaude ruisseler sur nos corps las, j’entrepris de savonner, doucement, Colette de haut en bas. Je me plaçais derrière elle et laissais lentement glisser mes mains sur ses seins, son ventre, ses hanches. Accroupis je me concentrais avec encore plus de délicatesse sur son pubis, l’intérieur de ses cuisses et la raie de ses fesses. Je savourais la divine sensation de mes mains dérapant sans bruit sur sa peau et il me semblait que cette conclusion lui convenait.

Lorsque ce fût mon tour d’être savonné, je compris que j’avais raison. L’effet était sublime et la détente absolue. Elle me nettoyait le sexe avec un peu plus d’attention. Il n’était plus question de parler d’érection mais tout de même, les caresses lui donnaient une certaine consistance qu’on pourrait qualifier d’honorable.

Après s’être séchés, l’un l’autre, il ne nous restait plus qu’à manger un morceau pour reprendre des forces. Je l’observais du coin de l’œil, plus belle que jamais, habillée simplement, d’une de mes chemises, passée directement sur sa peau, sans fard ni bijoux. J’étais encore amoureux et je ne pouvais concevoir de vivre, sans Elle.

OOOOO






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